Jean 14:6 "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi." Jésus est le chemin, et tout chemin n'a de sens que s'il mène quelque part, Jésus mène au Père. L'évangile de Luc au chapitre 15 parle d'un fils qui était perdu et d'un père fidèle. C'est facile pour les fils de se perdre et difficile pour les pères parfois, de rester fidèles. Quelques siècles avant 68, et plutôt que de mettre le feu aux voitures (ou attelages) du quartier, le fils revendique. Cette histoire peut aussi évoquer pour nous les crises familiales, mais aussi leur remède.
Cette histoire a son origine dans le jardin d'Eden, quand le diable amène par le mensonge, la séparation d'Adam et Eve, de Dieu. Il continue son ministère de division à l'intérieur des familles, et parfois sous une forme très subtile, comme par exemple:
Comment grandir avec un père absent? A leur retour ils vont passer plus de temps à reconstruire leur maison qu'à développer des relations avec leurs enfants et leur épouse. Ces dernières ont appris à faire face seules, à de nombreuses situations, et à prendre des décisions. Les époux ont eu du mal à accepter ces initiatives. Là encore la division fait rage, et plusieurs couples n'ont pas résisté au choc. Plusieurs pères ont été déstabilisés et n'ont su s'adapter, dialoguer, comprendre et reconstruire.Les guerres
, ou de quelconque activité est également une source de séparation. La division est d'autant plus subtile que celui ou celle qui est séparé de ses enfants, a souvent une raison très louable: engagement dans la vie d'église, d'association etc. Le discernement dans les priorités et la recherche d'équilibre ne sont jamais acquis et demandent de l'attention. Le risque de séparation et de rupture est réel !L'excès de travail
Combien d'hommes et de femmes sont séparés par les loisirs? Le sport ou la télévision? Combien d'heures ont ainsi été volées aux relations entre parents et enfants ou dans le couple?Le "repos":
La sécurité, la maturité et l'amour de parents équilibrés, n'empêcheront pas un jeune homme de partir de son foyer, à un moment ou à un autre. Certains ont ce besoin pour tester leurs forces et mesurer leurs propres valeurs. Cette étape est parfois indispensable à la croissance des futurs adultes et, les réussites et déboires vécus seuls, seront une source de formation et d'apprentissage inestimables. Mais il y a une condition indispensable pour qu'un tel départ ne se transforme pas en échec irréversible ou en blessure profonde: Celui qui part doit savoir qu'il y a une place pour lui dans sa maison, auprès d'un père aimant. C'est cette sécurité que donne l'amour paternel et parental, qui va amener le jeune homme ou la jeune femme à un moment donné, à arrêter la dérive dans laquelle il est engagé et à rentrer en lui même et revenir dans la maison du Père. Dans le cas de la parabole du fils prodigue, c'est ce qui a été gravé dès le plus jeune âge entre le père et le fils qui donne la réponse.
Le palimpseste est un procédé qui consiste à gratter un manuscrit sur parchemin. A l'époque où les parchemins étaient rares et coûteux, les moines faisaient souvent cette opération, pour écrire de nouveau sur la peau. En diffractant la lumière, il est possible de retrouver le texte original. Les circuits ou fibres étant vierges, l'encre s'inscrit mieux et plus profondément. Qu'inscrivons-nous sur les circuits vierges de nos enfants, dans notre famille et dans l'église? Quelle empreinte allons-nous laisser?
Lire Luc 15 : 11 à 32.
Quelle histoire étonnante! Tout d 'abord quelle arrogance de la part de ce fils qui demande "la part qui doit me revenir", et part rapidement tout dépenser. Jusque là, tout devait aller plutôt bien pour lui, car il a de l 'argent et fait la fête en permanence, entouré sûrement de beaucoup d'amis. Pourtant il va lui arriver trois choses qu'il n 'avait pas prévues.
En effet, il avait un bon plan, de l'argent, mais il n'avait pas prévu ce qui allait se passer: Plus d'argent, pas de boulot, les "amis" s'en vont, la solitude. Il n'avait pas prévu les cochons, la boue et la faim, comme réjouissances. Lui, à qui le père avait donné son héritage, découvrait que d'autres ne voulaient même pas lui donner la nourriture réservée aux animaux.1ere surprise : Le fils craque.
. v17 "étant entré en lui-même". Il compare, il s'examine et reconnaît son péché. Il commence le chemin de la repentance, et ça non plus, il ne l'avait pas prévu. Le mot repentance est le plus beau mot qui soit, car il peut nous éviter d'aller en enfer. Ce mot veut dire changer notre façon de penser, et faire demi-tour. C'est une décision. Proverbe 28:13 "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde". Ce garçon a du courage, car plutôt que de se lamenter sur son sort et de se plaindre, il va prendre une décision. Il se met donc en route, et la 3° surprise arrive.2° surprise: repentance et bon accueil du père
Notre Père est ainsi, Il ne rejette jamais ses enfants. Le père attend le retour de son fils, il le voit arriver de loin, court à sa rencontre, se jette à son cou et l'embrasse; il ne laisse pas son fils s'accuser. Quel amour! Quand le fils revient à la maison, c'est le père qui l'attend; heureusement que ce n'est pas le frère aîné. Quand reviennent ceux qui sont perdus, sommes-nous comme les jaloux ou comme ceux qui se réjouissent ?3° surprise: Il attendait l'accusation, il a le pardon.
elle est le signe du pardon, elle couvre le péché. Genèse 3:21 "L'Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et les en revêtit." C'est à l'initiative de Dieu, du père.La robe :
c'est le signe d'une nouvelle alliance. Le père ne fait pas de mise à l'épreuve pour son fils, il lui fait confiance sans conditions. Si je pardonne, j'oublie, dit le père. Esaïe 54:10 "Quand les montagnes s'éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s'éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l'Eternel qui a compassion de toi".L'agneau:
va où tu veux, tu es libre, j'ai confiance en toi; Tu vois, je te donne de quoi protéger tes pieds, peut-être pour repartir, mais ma confiance est plus grande que ma crainte. Partout où tu vas, je vais, je te suis. Tu peux aussi me demander où aller et, je te le dirai, si tu me le demandes.Les chaussures:
Si le fils revient (penaud), c'est quand même le père qui fait la différence en accueillant à bras ouvert et pardonnant sans réserve.
Nous tous, à un moment ou un autre de notre vie, sommes des fils perdus, mais le père nous attend. Genèse 3:9 "Où es-tu?", nous parle du premier fils prodigue. Aujourd'hui encore Il nous pose cette question, avec amour. Mon héritage est l'amour du Père et ma motivation est de lui plaire. Son amour me donne toute la sécurité dont j'ai besoin. Mais qu'en est-il de ceux qui sont perdus et sans adresse? Le chemin du retour, oui, mais où? "Excusez moi monsieur, mais je cherche la rue de la réconciliation avec mon père, vous pouvez m'indiquer? - Désolé, mais je ne crois pas qu'il y ait ça par ici, à moins que ce soit nouveau, mais alors je connais pas..."
Avec les enfants (dans mon église ou dans ma famille), ce sont ces racines qui permettent l'action et l'aventure hors de la sphère familiale. Les ados s'opposent aux parents, si ces derniers sont forts. Il peut arriver que les parents soient dans une situation de grande faiblesse, par exemple malades, ou au chômage. Il est alors difficile aux enfants de se montrer fiers de leurs parents et de s'opposer à ceux qui auraient du être imités ou aimés. Dans ce cas, les choses se compliquent, car cette faiblesse des parents fait que les ados s'attaquent à ceux qui représentent l'autorité: les policiers, les chauffeurs de bus ou les pompiers par exemple, comme nous l'avons vu récemment. Pour ces ados le chemin du retour est dur à trouver. Si en plus, la sécurité d'être aimé n'a pas été inscrite sur les circuits vierges de l'enfance, le chemin du retour peu sembler impossible. Qui à le coeur d'adoption assez grand pour aller les chercher?
- Quelle est ma position aujourd'hui? Qui suis-je comme fils, comme fille, comme père, comme mère? Quelle relation ai-je avec mes parents, avec mes enfants ?
- Quelle est ma position aujourd'hui avec Dieu? Suis-je proche? Eloigné? Suis-je en train de partir, de revenir?
- Suis-je assez courageux pour prendre une décision, accepter la responsabilité de mes actes et prendre le chemin qui mène à la maison du Père?
- Etre un fils ou une fille n'est pas tous les jours facile. Comme parents, leur disons-nous: "tu es mon fils, ma fille bien aimée, en toi je mets toute mon affection". Avec de telles paroles ils trouveront toujours le chemin du retour. Attendons-nous le retour de ceux qui sont partis? Allons-nous chercher ceux qui ne retrouvent plus la route?
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