
La pièce essentielle du costume, commune aux hommes et aux femmes, est la tunique demi-collante, à manches courtes ou longues. Elle s'enfilait par la tête et se portait longue sans ceinture ou courte avec une ceinture. Elle était ornée de franges ou de dentelures au bord inférieur et doublée de laine ou de fourrure qui dépassait sur les bords. Elle avait le plus souvent des manches collantes jusqu'aux poignets. L'encolure était garnie d'une espèce de bourrelet ressemblant au col roulé des chandails modernes.
On mettait généralement deux tuniques superposées, la plus longue servant alors de lingerie de corps.
Issue tout droit de la tunique, la chemise, réservée au seul usage de linge de corps, n'apparaît qu'au quatrième siècle, sous le nom de " camisia ", supplantant le pagne porté en premier sous la tunique.
Egalement commun aux deux sexes, le vêtement de dessus, fait d'une pièce de laine rude, comportait plusieurs types:
Les femmes gauloises portaient, en guise de manteau, soit un long châle enroulé soit, après la conquête, des draperies à la romaine agrafées aux épaules.
La pièce la plus caractéristique du costume masculin gaulois a été " les braies ", sorte de caleçon long à fond ample, ni bouffant ni collant, mais suffisamment large pour faire des plis autour de la jambe. Les braies s'ouvraient par-devant, descendaient jusqu'à la cheville, et étaient parfois attachées aux chaussures.
Parmi les paysans, beaucoup portaient le colobe, tunique sans manches, et des braies en fourrure de chèvre. Les esclaves portaient un costume uni et, les prêtres, la tunique et le manteau blanc.
Mais l'habillement gaulois était fait surtout d'étoffe de laine régionale plus ou moins fine, extrêmement résistante à l'usage. Le feutre paraît avoir été utilisé pour des chapeaux et des cuirasses.
La teinture des tissus jouait un rôle important: les gaulois aimaient les tons voyants. Des dessins de mille nuances sont figurés sur les tuniques des dieux gaulois.
Ils utilisaient surtout des teintures végétales.
Les peaux et les fourrures restaient employées dans la garde-robe des gens riches ou pour l'équipement de guerre.
La fermeture des vêtements se faisait avec des boutons, en os, en cuir ou émaillés, ou avec des fibules.