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XII MEDITATIONS SUR LA VOIE ESOTERIQUE DE L'ABSOLU GRILLOT DE GIVRY
MEDITATION XII
AVGMENTATION OV PROJECTION HERMES Trismégiste a dit : « Venez, Fils des Sages ; réjouissons-nous tous ensemble ; faisons éclater notre joie par des cris d'allégresse, car la mort est consumée. Notre Fils règne, et il est revêtu et paré de sa pourpre ! » Hosannah ! mon Disciple ! Tu es parvenu au dernier détour de la route ; tu as gravi le degré ultime de l'échelle de perfection. Revêts la Pierre de son manteau royal. Exulte ; rubifie-toi ! Voici que tu es investi d'un pouvoir splendide. Tu es dans l’anagogie, dans le Pardès. Tu peux, à ton gré, entrer dans l'extase, inonder tes yeux de la céleste Lumière, t'abstraire loin d'ici-bas, dans la contemplation de l'Absolu. L'ostention de tous les mystères s'est effectuée à tes yeux. Ta puissance est vraiment illimitée. Parvenu à ce sommet de la perfection, tu as entièrement assujetti tes énergies physiques aux forces de ton âme. Tu possèdes la paraclèse pour tous les maux, le panchreste universel ! Ta vie se sustentera d'elle-même, car tu sauras puiser directement à la source de la vitalité. La distance et les obstacles n'existeront plus pour toi ; tu commanderas à la nature et aux éléments ; tu verras dans l'avenir et tu liras dans les consciences. Et tu auras reconstitué ainsi l'état édenique primordial ; et cette vie surélevée sera semblable, pour toi, à l'immortalité, dans laquelle tu entreras sans solution de continuité ni stase transitoire. Ceci, mon Disciple, est la Résurrection de notre Roi de Gloire, qui vient à toi, éclatant de splendeur. Souviens-toi des maîtres ; ils ont tous accompli la transmutation du Mercure le jour de Pâques, au son des cloches et des chants joyeux de l'Alleluia, c'est-à-dire au sortir de la longue nuit pendant laquelle notre Roi, la victime paschale, est mort et a souffert. Réjouis-toi de ce don divin qui t'est fait en ce jour ! C'est l'escarboucle véritable, le vitriol rubifié le baume de vie triangulaire, le balsamum perfectum, que t'offre la main de Dieu lui-même ; c'est la rosée du matin, la quintessence noblement distillée, le poisson sans os qui nage dans la mer philosophiques ce que les Alchimistes appellent d'un mot unique : l'Universel ! Et maintenant te voilà devenu l'Aigle dont le regard fixe le Soleil. Ainsi j'ai tenu ma promesse et je t'ai conduit par la main, jusqu'au seuil de l'Absolu.
Si tu as tiré quelque fruit de la lecture de ces pages,
rends grâces au Seigneur,
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