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Paroles de Maître Philippe La Nature L'égalité n'existe pas dans la nature ; il y a hiérarchie. Tout ce qui existe est animé et les choses qui paraissent inanimées le sont aussi. Tout se transforme : Ainsi une pierre qui, par le temps, se met en fusion, subit une métamorphose. Au bout de quelques siècles elle se transforme. Le Jugement Les chemins tracés par la Nature sont nombreux et variés ; ils doivent être tous suivis par des êtres différents, les rôles ingrats comme les beaux. Ne jugez donc personne ! L'Ego L'égoïsme est la racine de tous les vices ; l'orgueil en est une partie. La Colère La colère dégrade l'homme, l'avilit et le met au rang des inférieurs. Le Pardon Pardonner à qui nous nuit c'est semer en lui le germe qui, un jour, produira le remords et le retour au Bien. L'Action Il ne faut rien faire que ce qui peut être mis au grand jour. Nous sommes toujours responsables car nous devons réfléchir avant d'accomplir un acte. en nous la réflexion doit grandir comme la sagesse. Les Pensées Tout dans la nature est lié. Nos pensées se répercutent toutes et vont aux êtres auxquels nous pensons, à quelques distance que ce soit, en bien comme en mal. De là vient que nous avons des joies ou des lassitudes que nous ne pouvons nous expliquer. La médisance Ne dire du mal des gens qu'en leur présence. Dire à celui qui médit :"Vous direz cela quand l'intéressé sera là". Les mots partent vers ceux auxquels ils se rapportent et vont agir sur eux. Le verbe humain a ainsi une grande puissance Mais, en même temps, la vie des mots tend à revenir vers celui qui les a émis et vers qui elle est attirée. Ainsi un mot dit de quelqu'un agit sur lui et vous crée un lien avec lui. Puisque les paroles qui sortent de notre bouche ont vie, nous de devons pas dire de paroles inutiles. La Promesse Ne promettez que ce que vous pouvez tenir. La Sagesse La sagesse est de faire à autrui ce que vous voudriez qui vous fût fait. Aimer son prochain n'est pas si difficile ; il suffirait de faire des efforts vrais pour le vouloir ; ce sont les efforts qui manquent, et ce qui les paralyse, c'est l'orgueil. Pour être charitable, il n'est pas nécessaire de se dépouiller de tous ses biens ; mais ce qu'il faut avant tout, c'est aimer son prochain et ne juger personne, ne pas critiquer et ne jamais parler en mal des absents. Dans le coeur est la pensée, dans le cerveau la réflexion de la pensée. La pensée est distincte du raisonnement ; la pensée est une pénétration directe dans la lumière. L'Esprit L'esprit étant avancé pour pouvoir former le corps, il le forme et l'âme est la vie de l'esprit. L'esprit, en grandissant, ne connaît ni temps ni distance. Les secousses éprouvées parfois au moment du sommeil et pour lesquelles vous rêvez que vous faites une chute tiennent souvent à ce que votre esprit est éloigné et revient brusquement. L'Ame L'âme est la vie de l'esprit, le pain de l'esprit, elle est une étincelle divine ; nous devons la faire grandir. Il faut qu'elle devienne un soleil en nous. Notre âme grandit lorsque nous progressons dans le chemin du bien et inversement. Il faut s'aimer beaucoup pour pouvoir se taire. Plus les âmes s'aiment, plus leur langage est court. Le Rêve Quand on rêve, c'est une illusion, et pourtant c'est réel. Il viendra un plan où tout sera réel, où toute la réalité s'évanouira, et on croira avoir rêvé. L'Incarnation Tout ce que l'âme a acquis de lumière dans une incarnation, elle le garde à l'incarnation suivante. Il n'y a que l'erreur, les fausses opinions qui disparaissent, car la vérité ou la lumière est le pain de l'âme ; elle s'en nourrit et ce qu'elle a acquis ne peut lui être ôté. Nous aimons inconsciemment une femme que nous ne connaissons pas et que nous n'avons jamais rencontrée, jamais vue. Nous naissons avec son image dans un coin de notre imagination avec sa pensée dans un coin de notre coeur. L'une et l'autre, sans s'altérer, grandissent en nous, et, lorsque nous sommes homme et que nous apercevons à la portée d'une caresse, d'un baiser, la femme qui jusqu'alors a vécu en nous, nos sentiments éclatent spontanés, vibrants, impétueux. Voilà pourquoi l'on ne doit se marier qu'une seule fois, car si l'homme a, en naissant, le souvenir d'une femme c'est qu'il l'a déjà connue. Il faudra revenir sur terre jusqu'à ce que vous aimiez votre prochain comme vous-mêmes. Nous revenons avec les passions que nous n'avons pas combattues. Les peines, les souffrances que nous subissons sont des dettes que nous avons contractées au cours d'existences antérieures. Une fois que vous aurez fait la route vous n'aurez plus à repasser où vous êtes déjà passés, mais il se pourrait que vous fissiez une demande pour revenir afin d'aider les autres. "- Est-ce qu'on revient quand on veut ?" La Prière Il faut prier sans cesse et remercier. La prière est une rosée qui tombe autour de nous. Tous les matins, remercier le Ciel de nous avoir protégé, demander à Dieu de ne pas succomber à la tentation et prendre la résolution de ne pas se mettre en colère, pardonner d'avance aux personnes qui pourraient nous faire de la peine. La Mort Lorsque nous mourrons il n'y a pas de phénomène intermédiaire entre notre départ d'ici et notre arrivée ailleurs. Nous nous trouvons immédiatement chez nos amis spirituels. La Connaissance Si l'Homme n'était pas tombé il ne connaîtrait rien. Tombé puis relevé, il est au-dessus des anges. Savoir par intuition pour se conduire à travers les choses, les idées et les théories, et arriver ainsi à la vérité, est une des plus belles qualités que l'on puisse rencontrer dans l'homme. Celui qui arriverait à aimer son prochain comme lui-même saurait tout. Plus l'Homme grandit, moins il sait ce qu'il est. Il faut qu'il descende et ne soit plus rien et, quand il ne sera plus rien, il sera tout et aura toute connaissance. Pour nous connaître voyons ce dont nous chargeons le prochain. Il faut se connaître soi-même avant de chercher à connaître les autres. Quand on se connaît on n'a plus envie de juger les autres ! Nous ne devons nous enorgueillir de rien, la perfectibilité est presqu'à l'infini. Vous voudriez bien savoir d'où nous venons et, pour cela, il faudrait savoir où vous allez, et par conséquent ce que vous êtes. Mais alors rien ne vous atteindrait, et il faut des souffrances, sans elles vous ne pouvez avancer. Ne regarder que le pas suivant ; ne pas s'embarquer d'horizons plus lointains. Le paradis est sur terre : c'est la pleine Connaissance avec la puissance. Celui-là est en Paradis qui a atteint sa pleine liberté. La Souffrance Nous sommes sur la terre pour travailler et être travaillé par les ennuis, par les adversités. Il faut que nous laissions sur la terre l'orgueil, l'envie et l'égoïsme. Toutes les molécules de notre corps doivent se purifier par la souffrance. Elles tombent une à une vos larmes ! Et ce petit ruisseau clair et pur qu'elles forment dans l'invisible revient à vous pour vous désaltérer. Ne croyez pas que vos actes se perdent. Tôt ou tard vous en recueillerez le fruit. La Foi Lorsque tout va bien nous avons la Foi : mais qu'on nous gratte un peu et alors il n'y en a plus ! Les philosophes Les philosophes au sens habituel du mot sont des hommes qui se renferment chez eux, qui vivent loin du monde et qui bâtissent pour eux et chez eux des châteaux et des systèmes. Ils ne font pas de mal aux autres, pour le moment du moins ; ils ne font pas de bien, ils ignorent la charité et ils jugent ; ils laissent parfois des livres qui sont mauvais pour ceux qui les lisent. Ce sont les tièdes dont parle l'Ecriture et qui traversent la vie sans agir. La Matière Personne n'est propriétaire de rien ; au reste la matière par elle-même n'existe pas. L'Univers Le soleil est habité. Quelques êtres sont venus sur terre par le soleil. Ceux-là sont maîtres de tous ceux qui viennent de la lune. Ils ont laissé leur corps sur le soleil. La terre est une vallée de larmes et un lieu d'expiation. Le monde matériel où nous sommes est limité. ce
cercle constitue le Royaume : une "ceinture" étroite,
mais large encore de millions de lieues, le sépare du monde des
ténèbres où il n'y a plus de dieux... Il n'est accordé
à nul, sinon aux élus qui sont très près de
Dieu, de pénétrer dans cette zone de séparation ;
car s'il était donné à une âme quelconque de
contempler l'abîme de l'au-delà, elle reculerait avec une
terreur mortelle. Le Royaume est d'ailleurs immense, et, avec la vitesse
de l'éclair, il faudrait des siècles pour en atteindre la
limite. Vie et Parole du Maître Philippe, Alfred Haehl et Le Maître Philippe de Lyon, Dr Encausse. |