| A.M.F.N. |
| Dans l'exemple ci-contre, chaque zone
du réseau est alimentée par un régulateur qui contrôle
la vitesse et le sens de circulation dans la zone.
Chaque régulateur comprend un inverseur simple et un rhéostat. Ce schéma est utilisé sur notre réseau HO pour assurer la reprise en manuel d'un train en détresse sur le circuit principal (normalement sous contrôle du bloc-système). On peut ainsi obliger le train à reculer ou à brûler un signal fermé. On appréciera l'économie de moyens permise par l'alimentation rhéostatique. ATTENTION: pour simplifier, ce schéma ne comporte pas de protection (fusibles, disjoncteurs, etc). En pratique, ces protections SONT NECESSAIRES et doivent être mises en oeuvres conformément aux règles de l'art. Voir notre page "sécurité électrique". |
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| Par ailleurs, étant donnée
la puissance que ce composant peut être amené à dissiper,
il faut utiliser des rhéostats de fort calibre: ci-contre, rhéostats
50 ohms, 1,25 A, bobinés sur céramique.
De tels rhéostats coûtent assez cher: il faut les rechercher dans les magasins de surplus ou d'occasions. |
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Alimentations à transformateur variable:
| C'est à cette famille qu'appartiennent
la plupart des transformateurs "classiques" (c'est-à-dire non électroniques)
du commerce.
Le schéma en est simple dans le principe, mais en pratique le changement de sens est souvent combiné avec le réglage de la vitesse, ce qui complique un peu les choses. |
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| Les autotransformateurs variables sont
bien plus faciles à trouver que les transformateurs variables, et
ne sont pas très coûteux. Un tel appareil, suivi d'un transformateur
abaisseur classique, permet de réaliser très simplement une
source de tension variable de puissance importante. Seul inconvénient:
l'encombrement et le poids de l'autotransfo.
ATTENTION: pour simplifier, ce schéma ne comporte pas de protection (fusibles, disjoncteurs, etc). En pratique, ces protections SONT NECESSAIRES et doivent être mises en oeuvres conformément aux règles de l'art. Voir notre page "sécurité électrique". |
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Alimentations
traction à découpage simple
Ces alimentations sont plus faciles à
réaliser que les alimentations à tension variable, car elles
ont moins de puissance à dissiper. De plus, elles facilitent notablement
les démarrages. Par contre, un peu comme les alimentations rhéostatiques,
elles dégradent les caractéristiques traction des moteurs,
en augmentant leur propension à caler sous l'effort, ou à
s'emballer lorsque celui-ci diminue.
Principe d'une alimentation à découpage à partir de l'alternatif:
| Le courant alternatif est redressé
double alternance, mais non lissé, puis découpé par
un transistor ou un thyristor.
On fait varier la vitesse en laissant passer une partie plus ou moins grande de l'alternance. Le diagramme ci-contre montre la forme de la tension pour différents réglages. Le principal intérêt de ce système est que le composant de puissance (transistor ou thyristor) fonctionne en tout-ou-rien, et ne dissipe donc qu'une puissance négligeable. On peut dans la plupart des cas se passer de radiateur, et le montage peut être miniaturisé. |
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| Ici la tension alternative est redressée
est lissée pour obtenir du continu. Puis on découpe cette
tension au moyen d'un transistor de puissance.
Contrairement au cas précédent, le découpage n'a pas a être synchronisé sur l'alternatif: on peut donc travailler à la fréquence optimum. Par contre le transistor de puissance dissipe inévitablement une puissance non négligeable. Différentes variantes sont possibles.
On a représenté ci-contre un découpage à fréquence
constante et rapport cyclique variable, parfois appelé "MLI" (Modulation
de la Largeur d'Impulsion) ou "PWM" (Pulse Width Modulation).
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Nous avons réalisé à l'Association nombre d'alimentations à découpage, mais elles nous semblent tellement surpassées par les alimentations à asservissement de vitesse (ci-après) que nous n'en publierons aucun schéma.
Alimentations
à asservissement de vitesse
Les alimentations à asservissement
de vitesse mesurent la vitesse réelle de rotation du moteur et s'efforcent
de la maintenir constante, en dépit des variations erratiques:
Principe
de l'asservissement par mesure de la FCEM:
Un moteur électrique qui tourne
sur l'erre fonctionne en génératrice, et génère
une tension qui ne dépend que de sa vitesse à cet instant
(ainsi, bien sûr, que de ses caractéristiques de construction:
plus il est de bonne qualité, et plus cette tension est élevée).
En partant d'une alimentation à
découpage telle qu'exposée plus haut, on profite de l'interruption
du courant traction pour mesurer la tension générée
par le moteur, donc sa vitesse, et corriger celle-ci en fonction de la
vitesse recherchée.
| La période comprend une phase de
traction (en rouge), pendant laquelle le moteur est alimenté, et
une phase de marche sur l'erre (en vert) pendant laquelle le circuit est
ouvert.
Si l'on observe à l'oscilloscope la tension sur les rails, on constate que pendant la phase de marche sur l'erre, une tension résiduelle apparaît. Comme il ne circule pas de courant à ce moment là, cette tension ne dépend que de la vitesse de rotation du moteur. |
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Exemple de réalisation:


| La photo ci-contre montre la même
alimentation logée dans un boîtier à main
de 10x6x2,5 cm. On voit le bouton du potentiomètre, la LED du disjoncteur, et l'inverseur de sens de marche. La prise DIN sert à se connecter au réseau: 2 fils pour l'alternatif (en provenance de la sortie "accessoires" d'un transfo pour trains), et 2 fils vers la voie. |
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Certains de nos membres ont mis au point des alimentations plus évoluées, dont par exemple les différentes caractéristiques sont programmables en fonction de celles du moteur de la locomotive: niveau du continu, niveau de la FCEM, gain de la boucle d'asservissement, etc. Leur description sort du cadre de ces pages, mais n'hésitez pas à nous contacter si vous désirez en discuter.
Note sur les moteurs à rotor sans fer (RSF):
Avec une alimentation à asservissement de vitesse, et pour un même réglage du potentiomètre, les moteurs RSF tournent moins vite que les autres. Ceci est parfaitement normal, et dû au fait que ces moteurs ont un excellent rendement, et donc une FCEM plus élevée que les moteurs classiques.
Certaines alimentations ont aussi la réputation d'endommager les moteurs RSF. Nous ne prendrons pas la responsabilité d'infirmer ou de confirmer cette rumeur. Mais nous avons utilisé l'alimentation ci-dessus pendant plusieurs dizaines d'heures avec des moteurs RSF (autorails Mougel première génération) sans constater de dommage.
De toutes façons, il faut noter que ce n'est pas le principe de l'asservissement qui peut être tenu pour responsable de la chose, mais celui du pulsé. La forme d'onde appliquée au moteur est très importante, et celui-ci ne réagit pas de la même façon à une tension rectangulaire, sinusoïdale, ou autre. Le condensateur de 10uF en sortie de l'alim joue à ce titre un rôle important, de même que la self insérée en série avec le moteur en cas d'éclairage HF. Voir notre page sur le sujet.
Un autre facteur très important
est le comportement de l'alimentation pendant la phase de marche sur l'erre:
certains montages (comme le notre) présentent un circuit ouvert,
alors que d'autres, qui ont un étage de sortie en "push-pull" imposent
une tension 0. Dans ce dernier cas, le moteur subit alors une surintensité
importante (court-circuit de la FCEM) ainsi qu'un coup de frein énergique,
qui, répétés 100 fois par seconde, peuvent finir par
l'endommager.
La présence sur la rame tractée
d'un éclairage un peu conséquent produit le même effet,
les lampes constituant pour le moteur une charge non négligeable.
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