Milhas
Bulletin n° 12 (nouv. série) :Milhas a eu son prophère

Les mines de Milhas

L'exploitation de mines a peut-être commencé à Milhas dès l'Antiquité. La dernière mine a fermé en 1975. Mais, entre temps, il y a eu de très  longs temps morts. Voyons plutôt.

La présence de minerais dans le massif de Milhas est attestée depuis des temps reculés. On y signale des filons d'oligiste, de gypse, de kaolin, des amas d'ophite. Malus, au début du XVIIème siècle, indique que dans l'Antiquité on aurait extrait de la blende. A la veille de la Révolution, dans sa description des gîtes de minerais des Pyrénées, Diétrich parle de prétendues mines de plomb exploitées à la montagne de Ludens, paroisse de Milhas, et de la pyrite entre Milhas et Sengouagnet. Mais, ajoute-t-il, personne n'a pu me les indiquer.
On sait qu'en 1819 une mine de fer fut exploitée un temps et rapidement abandonnée. Le minerai était fondu à La Fargue (ou La Hargue, mot qui signifie Forge).
La mine est reprise en 1865. En 1871, "elle produisait par semaine 6 à 7 tonnes de minerai d'excellente qualité qui renfermait 80 à 85 % de fer". Ce fer était expédié à Decazeville.
En 1917, de nouvelles demandes d'exploitation, cette fois-ci à la Mourère Rouge et à Campas, ainsi que sur la commune d'Aspet. Le creusement de 116 mètres de galeries permet d'extraire 80 tonnes de minerai d'oligiste hématisé.
Nouvelle interruption, puis reprise en 1943. De 1947 à 1968, on tirera 10 000 tonnes de minerai, avec un effectif moyen de 6 ouvriers. Ce produit est utilisé pour la fabrication de peintures anti-corrosion, notamment du minium. Dernière tentative en 1975, pour un temps assez court. Le minerai extrait, aux propriétés uniques en Europe, à peu près inattaquable par les acides, a été utilisé pour peindre la Tour Eiffel.
Deux plâtreries fonctionneront, la première jusqu'à la guerre de 1914, la seconde, abandonnée à la fin du siècle dernier, sera reprise en 1920, la commercialisation étant favorisée par le train Aspet-Saint-Gaudens, inauguré en 1906.
On a aussi, un temps, exploité du kaolin, utilisé à Valentine pour la fabrication des célèbres porcelaines. L'exploitation avait déjà cessé en 1860.
Couledoux
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