Né le 8 avril 1830 à Chasselay dans le Rhône .
Jean Antoine Bail fit ses études artistiques à l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon, il fut l'élève de Louis Guy et de Bonnefon
Il débuta au Salon de cette ville, en 1854, avec un " Intérieur d'atelier " . La critique se montra très favorable à cette toile
dont on loua beaucoup l'éclairage habile. Par la suite, J.A Bail se manifesta surtout comme un peintre d'intérieurs.
Grobon et Trimollet, prodigieux portraitistes ; Duclaux qui, si prestigieusement, évoqua pour nous quelques aspects du
vieux Lyon, Berjon, dont les natures mortes attestent la grande virtuosité, étaient les maitres dont se réclamaient les
jeunes artistes lyonnais de ce temps.
Ce n'est pas ici le lieu d'établir le bilan de ces influences qui poussèrent tant de peintres vers la banalité du pignoché
et du fini, cet enseignement étroit, où le dessin gardait toute sa prédominance sans faire aucune concession à la vie et
l'attitude toute sa valeur décorative sans se préoccuper du mouvement,donna pourtant à Lyon quelques peintres considérables,
entre autres, Guichard et Seignemartin.
Jean-Antoine Bail, de son côté, en avait largement profité : après avoir exposé à Lyon, en 1854, il envoya au Salon parisien
de 1860," Les Cerises " son tableau ne passa pas inaperçu.
Tenu en haute estime par ses compatriotes, il était en relation avec la plupart des peintres lyonnais de son temps: Pontus-Cinier,
Cocquerel, Applan, Girier-Saint-Cyr, Fleury-Chenu, Bellet du Poisat, Joanny-Arlin et aussi Lepagnès, Caran, Ravier, Vernay,
dont la réputation a de beaucoup dépassé les barrières de leur ville natale, et qui, impressionnistes de la grande école, ont trouvé
en notre contemporain Jacques Martin un si fervent continuateur, et en notre érudit confrère Henry Béraud un si parfait biographe.
Il faut signaler de lui également des natures mortes, des scènes de la vie familière et quelques paysages, mais il réussit
moins bien en ce dernier genre. Ses toiles, très nombreuses, eurent un grand succès. Ses principales qualités sont une
certaine exactitude de dessin, et une réelle adresse de composition et de mise en valeur des effets de lumière.
Vers 1875, la famille Bail va passer ses heures de vacances, à Bois-le-Roi, près de Fontainebleau M. Bail père
s'était lié avec quelques uns de ceux, artistes et littérateurs, qui recherchent les paysages de cette région de 1'lle-deFrance.
Des musiciens comme Olivier Métra, des romanciers et auteurs dramatiques comme Louis Noir et Louis Poupart-Davyl qui, tant
sous son nom que sous son pseudonyme de Pierre Quiroul, écrivit des chroniques et des pièces dont une, La Maîtresse Légitime,
jouée en 1874, connaîtra, ainsi que Le Coeur et la Dot, de Mallefille, les bien faits de la gloire rétrospective.
Gustave Mathieu qui, après avoir été marin, marchand de tableaux, employé de commerce, s'était fait connaître par ses chansons
rabelaisiennes d'une verve endiablée ou des satires àprement ironiques, des peintres comme Aimé Perret et Castellani, fréquentaient
plus ou moins la maison de Jean-Antoine Bail, de même qu'Hiolle, le sculpteur mort, en 1886, professeur de L'Ecole des Beaux-Arts.
C''est pendant ses séjours à Bois le Roi en compagnie d'Olivier Métra qu'il fixa sur la toile ( La Fanfare de Bois le Roi ) .
Dans ce tableau Jean Antoine Bail montre, pendant une répétition le chef conduisant une étude au tableau noir .
On doit également à J. A. Bail quelques assez belles eaux-fortes.
Il signa Bail ou A. Bail.
Décédé : à Nesles la Vallée le 20 octobre 1919