S
Sagesse Antique : expression
définissant la Connaissance de l'Univers visible et invisihle et de l'être
humain quant à son anatomie occulte et au but de son évolution
sur Terre, telle que l'Antiquité grecque, l'ayant reçu d'Egypte
et de Chaldée, l'illumina de ses apports spécifiques, telle qu'elle
tenta de se maintenir après sa
destruction officielle au Vlème siècle après J.C. et telle
qu'elle resurgit à Florence à partir 1439 fondant ainsi la Renaissance.
Sainte Trinité : dénomination
chrétienne de l'ensemble des Trois Grands Principes universels, correspondant
aussi à la Triade Supérieure des Kabbalistes.
Samsârâ : en sanskrit "rotation".
Cycle, considérée comme une roue toumant incessamment, de naissances
en renaissances, dans ce monde terrestre. (voir Réincarnation, Renaissances,
Karma, Libération ).
Satan : force ignée par laquelle
s'opère la matérialisation de l'Univers et donc la densification
de toutes les formes ou corps que les êtres empruntent pour évoluer.
Force qui doit être maîtrisée par les hommes dont le cycle
actuel s'inscrit dans la spiritualisation de l'Univers.
Sceau de Salomon : figure hexagrammique
formée de deux Triangles entrelacés, l'un pointe en haut et l'autre
pointe en bas et représentant l'Univers créé (un point
central y est toujours ajouté). Appelé tel parce qu'il est rapporté
que le Roi Salomon l'utilisait dans ses pratiques magiques. Ce sceau, hautement
protecteur, était connu depuis des millénaires de l'Inde qui le
nomme "La Marque de Vishnou".
Science : du latin "savoir".
Etude des faits et des phénomènes naturels, basée sur des
critères déterminés par une appréhension essentiellement
matérialiste de l'Univers.
Science chrétienne : mouvement fondé
par Mary Baker aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle
et qui prônait la possibilité d'obtenir des guérisons grâce
à l'usage fervent de la prière. Origine des mouvements qui se
succédèrent et qui, se basant sur une Science du Mental, prouvèrent
l'efficacité quasi miraculeuse sur les problèmes de la vie de
la Pensée Positive.
Sciences Occultes : synonyme d'Occultisme
et d'Esotérisme.
Schisme : en grec "déchirure".
Rupture fondée sur des divergences théologiques et se produisant
au sein d'un mouvement religieux.
Secte : dérivé du
latin "suivre". Groupe de personnes qui, appartenant à un même
mouvement mystique ou religieux, professent des opinions particulières
lesquelles peuvent devenir des divergences telles qu'une dissidence se crée.
Il est dit que chaque religion est d'abord une secte au sein d'une autre et
qu'elle devient telle par la consécration du temps : les premiers Chrétiens
formaient une secte dissidente juive et les premiers Bouddhistes une secte dissidente
hindouiste. Reçoit un sens péjoratif en raison des buts dégradants,
poursuivis avec des moyens totalitaires, auxquels certaines d'entre elles soumettent
les êtres humains.
Senzar (ou Zen- (d)-zar) : langue
sacerdotale, à caractère magique et occulte, en usage parmi les
initiés de l'Inde archaïque, utilisée encore par les communautés
secrètes d'Adeptes orientaux. A chaque lettre sont attachés, comme
aux lettres de toutes langues similaires, notamment l'ancien Hébreu,
un nombre, une couleur et une syllabe, l'ensemble formant une chaîne symbolique
instructive.
Septénaire : ensemble conceptuel
véhiculé par le Nombre Sept, compris arithmosophiquement notamment
comme le résultat de 3 + 4 et représenté par soit une Etoile
à Sept Branches soit un Hexagramme portant un point au Centre. Symbolise
l'Univers lequel réunit l'action du Ternaire (les Trois Grands Principes
universels créateurs) et du Quaternaire (le résultat de cette
action créatrice).
Shambhala : du sanskrit "qui
détient la source du bonheur". Nom donné à un Royaume,
occupé par une Fraternité secrète d'Adeptes et situé
traditionnellement au nord-ouest du Tibet. Terme désignant de manière
emblématique la Grande Loge Blanche.
Shiva : nom donné - et personnification
subséquente en Déité - par la Tradition de l'Inde au Principe
universel de la Volonté (laquelle détruit les obstacles à
son expression). Correspond au Père de la Sainte Trinité des chrétiens.
Sorcellerie : utilisation inadéquate
de la Force matérialisante de l'Univers ainsi que des forces destructrices
afin d'en obtenir des biens matériels, une vengeance ou pouvoir sur autrui.
Synonyme de magie noire.
Sorcier : celui qui pratique la sorcellerie.
Se dit aussi, avec un sens beaucoup moins péjoratif, des rebouteux de
campagnes qui soignent avec des remèdes ancestraux et qui cherchent,
contrairement à la première définition, à faire
le bien.
Soufi : de l'arabe "vêtu de
laine". Titre donné à un adepte du Soufisme, ascète
vêtu d'une robe de laine vierge en signe d'humilité
Soufisme : ensemble de règles et
pratiques ascétiques et mystiques, héritées de l'ancienne
Tradition mésopotamienne et amalgamées aux principes essentiels
de l'Islam (et non à la casuistique de ses théologiens) à
partir du IX' s., à Bassora et à Bagdad. Etablies en Confréries
dans le monde musulman, il est professé par un Maître spirituel
(le Chir) et tend à conduire ses adeptes à l'anéantissement
dans l'Amour Divin, notamment par la pratique d'exercices mentaux et respiratoires
centrés sur le coeur et le diaphragme (le dhikr). Apparenté à
l'Hésychiasme et au Bakhti Yoya.
Souillure : caractéristique
attribuée, par les religions et la Tradition, à la matière
du Plan Physique (et donc au corps physique des êtres humains), à
la matière dense du Plan astral (et donc à l'aspect sombre de
son corps astral), en raison, pour la première, de sa mortalité
et son état de putréfaction permanente, pour la seconde, de ses
passions animales et la violence subséquente, l'ensemble constituant
un écran obscur pour l'expression de l'Esprit.
Sous-plans : subdivision septénaire
d'un Plan ; ce dernier comprend donc 7 sous-plans.
Spiritisme : du latin "la science
des esprits". Doctrine fondée sur la communication entre les êtres
vivants et l'esprit des décédés afin de recevoir de ces
derniers des prophéties, des enseignements sur les mondes invisibles
et une protection.
Spiritualisation de l'Univers : action
de la Lumière, en tant qu'expression du Grand Princ:ipe universel de
la Volonté, en vue de réduire, par un phénomène
d'absorption, à un état spirituel ou immatériel, tout ce
qui est matériel dans l'Univers. Se dit, par extension de sens, de l'attrait
exercé par les mondes spirituels. Cette action dans laquelle est actuellement
le règne humain est qualifiée d'évolution.
Spiritualité : ce qui, opposé
à la matière, tend vers l'Esprit; ce qui s'apparente le plus à
la Divinité.
Substance indifférenciée :
racine, gisant dans le Non-Manifesté, de ce qui, dans le processus de
Manifestation, va devenir la Substance universelle. Correspond à la "Mulaprâkriti"
des hindous.
Substance universelle ou matière universelle
: substrat composé de sept fréquences vibratoires
majeures, de la plus élevée à la plus hasse, fournissant
la forme (respectivement de la qualité la plus subtile à celle
qui est la plus dense) de tout ce qui est dans l'Univers. Correspond à
la "Prâkriti" des hindous.
Substance éthérique ou matière éthérique
: ensemble vibratoire dont la fréquence, plus élevée que
celle de la matière physique, constitue le monde invisible immédiatement
supérieur au nôtre ; elle est le moule de tous les corps physiques.
Sunnah : Tradition rapportant les
paroles, les faits et les gestes du Prophète Mahomet, considérée
comme complétant le Coran et constituant immédiatement après
celui-ci la source de la Loi orthodoxe musulmane.
Symbole : du grec "joindre".
Elément appartenant à la réalité concrète
(signe figuratif, être animé - animal ou humain - végétal,
objet) qui, uni à une réalité abstraite (un concept, généralement
un ou des Principes universels) permet de concrétiser celle-ci pour une
meilleure compréhension par l'intellect. Une scène, décrivant
une situation donnée par la présence d'êtres et d'objets
précis, parfois dans un paysage naturel particulier, forme un ensemble
symbolique mettant en jeu une série de concepts.
Symbolisme : du grec "joindre".
Système réunissant des symboles à l'effet de comprendre
et d'interpréter un ou des concepts.
Talisman : du grec "rite religieux". Objet ou image préparé
rituellement afin de véhiculer un pouvoir magique tendant à l'obtention
de certains bienfaits : protection, santé, etc. Un papier, un parchemin
ou un morceau de métal, portant des signes liés aux Correspondances
universelles, devient le support de pareil travail occulte.
T
Talismanie : Science des Talismans.
Talmud : en hébreu "étude".
Ensemble formé de la Loi orale et religieuse des Israélites (la
Mishna) et des commentaires de celle-ci (les Gemara).
Tanjur : ensemble d'ouvrages bouddhiques,
faisant partie du Canon sacré des Tibétains, traduits du sanskrit
en tibétain et en mongol, constitués de 225 grands volumes et
étant des Commentaires du Kanjur ou "Parole du Bouddha", autre
partie de ce même Canon.
Tantra : en sanskrit "trame d'une
étoffe" puis "livre". Textes sacrés sanskrit appartenant
à l'Hindouisme ésotérique et ayant trait à la Cosmogonie,
à la Cosmogénèse et à des techniques ou procédés
spirituels d'ordre magique. Ceux-ci ont été élaborés
afin de permettre à un être ordinaire de dépasser sa condition
humaine et d'atteindre un état de conscience supérieure. La forme
de ces Textes, très ancienne, a été restructurée
au X' s. de notre ère. Sans cesse remaniés depuis et réunissant
de nombreux commentaires, ils se présentent sous la forme de volumineux
poèmes. Les plus connus sont le Lakshmi Tantra, le Tantra Râjâ,
le Mahânirvâna Tantra et le Tantra Sâra. La doctrine et les
pratiques magiques qu'ils divulguent forment la base du Tantrisme.
Tantrisme (classique) : doctrine et pratiques
magiques appartenant à l'Hindouisme ésotérique, contenues
dans les Tantra et fondées sur la compréhension et l'utilisation
d'une des Trois Grandes Forces Universelles, la Kundalînî Shakti,
oeuvrant dans toute la Nature et dans l'être humain. La maîtrise
de celle-ci et sa remontée vers le centre (Chakra) coronal permet, à
celui qui s'adonne à cette ascèse, de briser ses chaînes
humaines et accéder à une phase de conscience très supérieure.
Son influence a fini par gagner toute la Spiritualité de l'Inde.
Tantrisme bouddhique : doctrine
et pratiques magiques résultant de la rencontre du Tantrisme classique
et du Bouddhisme Mahâyâna professé au Bengale, au Cachemire
et sur la zone himalayenne. A partir du IX' s. s'élabore toute une Ecole,
le Tantrisme bouddhique, lequel exposera les pratiques spécifiques au
Vajrayâna (qui est la partie ésotérique du Mahâyâna).
Après le retour du Nord de l'Inde au Brahâmanisme traditionnel,
il s'installa au Tibet.
Tantrisme tibétain : forme que donna
le Tibet, converti au Bouddhisme au VIII' s., au Tantrisme bouddhique, après
que ce demier, quittant son berceau indien, eut franchi l'Himalaya ; il s'y
développa à partir du Xlème s. pour devenir rapidement
la Doctrine officielle du pays. Le Tibet donna au Tantrisme bouddhique son parachèvement.
Tao : dans la pensée chinoise antique,
le Principe régulateur de l'Univers - Principe synthétique universel,
lié à ses expressions en d'autres Principes - et, par extension,
le système absolu de la perfection en toute chose. Sujet de réflexion
commun à tous les penseurs de la Chine ancienne, il donna lieux à
la rédaction de nombreux textes qui furent classés à l'époque
impériale des Han (206 av. J.C. à 9 ap. J.C.) mais non pas encore
à des écoles. (voir "Taoïsme" ).
Taoïsme : de Tao, le Principe régulateur
de l'Univers. Système absolu de perfection en toute chose, déterminant
pour l'être humain un mode d'être constant, fondé sur la
pensée de la Chine ancienne, préimpériale, et structuré
par Lao-Tseu, "le Vieux Maître" (IV'-III' s. av, J.C.), et par
Tshouang-Tseu dont l'ouvrage porte le même nom. Affirmant la fluctuation
continuelle qui frappe tout ce qui existe dans l'Univers ainsi que son impermanente
et son irréalité, ce système métaphysique a su être,
lors des dures époques de totalitarisme impérial qui a frappé
la Chine pendant tant de siècles, le refuge moral, mental et philosophique
de la liberté. Puits de savoir en matière d'Alchimie, d'Astrologie,
d'Astronomie, de Magie, de Médecine, etc. le Taoïsme fut, en Chine,
l'expression de la Tradition.
Tarots : représentation symbolique
de l'Univers et des Grands Principes gouvernant ce demier, issue de l'ancienne
Egypte; reproduite sur des cartes dites "à jouer", cet ensemble
instructif, de nature très ésotérique, a pu, en raison
même de son apparente naïveté, traverser le temps et les obstructions
érigées à l'encontre de la diffusion de la Sagesse universelle.
Tch'an : du binôme graphique chinois
(Chan) comportant deux notions, "attitude mentale de rassemblement"
et "non-trivialité". Ancien mode de vivre et de penser, fruit
de la rencontre du Bouddhisme indien et l'antique Sagesse de la Chine. Celle-ci
sut mettre en exergue tout l'Absolu de la Métaphysique inhérent
au Bouddhisme originel. La Tch'an eut une expansion considérable (Ecole
du Nord, représentée par Chen-Sieou, puis Ecole du Sud, avec Houei-Neng
et Chen-Houei) surtout entre les VII' et IX' s. (l'Epoque Tang) ; elle déclina
progressivement et s'éteignit définitivement en Chine en 1959
avec la disparition de son demier Maître de renom, Siu Yun. Elle est à
présent divulguée en Occident par diverses écoles.
Temple : édifice élevé
en l'honneur de la Divinité exprimée par différents Principes
(d'où la dévotion à tel ou tel Déité) et
dans lequel se célèbre le culte approprié. Désigne
de manière emblématique la protection des lieux où se perpétue
l'Enseignement de la Doctrine Hermétique par opposition aux dangers encourus,
en raison de l'ignorance, dans le monde profane. Ordre (du Temple) fondé
par Hugues de Payen en 1119 à Jérusalem dont les membres (prêtres,
chevaliers ou frères laïcs) se doivent de protéger les pèlerins
de la Terre sainte et de participer à tous les combats tendant à
la libération du tombeau du Christ (les Croisades), sous domination musulmane;
ses richesses, le pouvoir qu'il exerçait de fait sur toute l'Europe,
ainsi que, pour certains de ces membres, l'affaiblissement spirituel des idéaux
premiers, furent la cause de leur extermination par des moyens atroces en 1314.
Templiers : membre de l'Ordre du Temple
(voir "Temple" ).
Ternaire : ensemble conceptuel véhiculé par le Nombre Trois, représenté
par un Triangle, symbole de l'Unité Divine manifestée en Trois
Grands Principes universels. Par extension, symbolise tout ce qui véhicule
une idéation, un concept créateur non encore concrétisé.
Terre : manifestation du Grand Principe
universel représentant la Création appelé aussi Elément.
Manifeste les possibilités d'émergence de la onscience.
Théogonie : en grec "la
genèse des Dieux". Historique de la Création de l'Univers
par l'émergence de Principes universels; ceux-ci ayant été
personnifiées, ont donné naissance au concept de "Dieux"
Théologie : en grec "la parole
divine". Etude de l'écriture sacrée d'une Religion donnée.
Théophanie : en grec "apparition
divine". Apparition, révélation d'une Divinité. Ecrit
avec un "a" majuscule, signifie, dans la Patrologie grecque, la naissance
du Christ.
Théosophie : en grec "la sagesse
divine". Connaissance des choses divines. Système élaboré
à l'effet de : 1- étudier les mystères de l'Univers afin
de démontrer l'unité sous-jacente à tous les systèmes
philosophiques et religieux de quelque culture ou tradition que ce soit ; 2-
préparer l'étudiant, par une transformation de sa structure profonde
à accéder à cette Connaissance. Bien que ce concept semble
remonter - selon Diogène Laërce (III' s. av.J.C.) - à un
prêtre égyptien Pot-Amon (IV'- III' s. av. J.C.), le terme "Théosophie"
et le système qu'il implique resurgissent dans le cadre de l'Ecole Néoplatonicienne,
au II' s. ap, J.C. , et commence à être cité par Porphyre
(vers 234-305) et de nombreux auteurs païens. Après l'éviction
du Néoplatonisme au VI' s. de notre ère par l'Eglise, la Théosophie,
au sens antique de ce terme et avec la pensée qui la sous-tend, resurgit
véritablement dans le dernier quart du XIX' s. à travers l'oeuvre
de Helena Petrovna Blavatsky (l831-1891). C'est donc dans les écrits
de cette dernière que peuvent aujourd'hui se trouver les références
démystifiées les plus authentiques en matière de Sciences
Occultes.
Théurgie : en grec "oeuvre
divine". Application, par un être humain, des Lois ou Principes universels
orientée vers la Purification de son être afin de dissoudre les
énergies névrotiques constituant le psychisme et l'intellect et
de permettre ainsi l'émergence de la Divinité en lui; soumis à
cette action, ce dernier devient, dans le cycle actuel de l'Humanité,
un Adepte. Synonyme de "Techniques tantriques de la Main Droite".
Enseignée et pratiquée en Chaldée et dans le Temples d'Egypte,
elle disparut progressivement de la divulgation officielle de la Sagesse Antique;
longtemps confondue, en raison même du silence qui l'entourait, avec des
pratiques dangereuses voire méphitiques, elle fut incomprise et remise
en exergue au IIème s. ap, J.C. par l'Ecole Néoplatonicienne dont
elle constituait un des trois volets de son enseignement. Plotin, Porphyre,
Jamblique, la pratiquèrent et elle était encore enseignée
à Athènes au IV' s. ap. J.C. par Plutarque dont Hypatie, la mathématicienne
d'Alexandrie, fut élève. Pourchassée avec véhémence
pendant toute la période obscure allant du VI' s. jusqu'à la Renaissance,
elle n'a pu, à ce jour, retrouver auprès du public, victime d'ignorance,
toute la splendeur et l'efficience qu'elle véhicule.
Tolérance : respect de la
liberté de conscience et ouverture d'esprit à l'égard de
ceux qui professent une religion ou des doctrines philosophiques différentes.
Les religions polythéistes se sont toujours montrées très
tolérantes, face aux religions monothéistes, plus enclines à
la fermeture, voire au fanatisme.
Torah : en hébreu "la Doctrine".
Est ainsi appelée la première partie, la plus importante, de la
Bible constituée de la Loi de Moïse.
Triade Divine : voir Unique Triade Universelle.
Triade Divine individuelle : unité
ternaire émanée des Trois Grands Principes universels, constituant
l'Etre authentique de tout homme. Concept erroné, dans l'absolu, car
toute Triade, si elle paraît être individuelle, fait partie intégrante
de l'Unique Triade universelle.
Tradition : du latin "transmettre".
Connaissance exhaustive de l'Univers visible et invisible (de l'émergence
de celui-ci et des Lois le gouvernant) des myriades d'êtres qui y vivent,
dont les êtres humains, ainsi que de la destinée cosmique de ces
derniers, transmise depuis des temps immémoriaux de manière secrète
à des groupes d'hommes restreints. Base de tout Enseignement ésotérique
et, par delà, de toute Religion. Terme suivi alternativement des qualificatifs
"Hermétique", "Secrète", "Initiatique"
soulignant le caractère fermé de cette transmission. Par le qualificatif
"primordiale" qui lui est également adjoint, référence
est faite aux origines lointaines et extra-planétaires de cette Connaissance.
Suivi d'un qualificatif de lieu (Tradition chaldéenne, égyptienne,
grecque, etc.), ce terme désigne cette Connaissance unique, exprimée
par une symbolique liée à des particularismes spatio-temporels
précis. Synonyme de Religion-Sagesse.
Tri-Pitaka : en sanskrit les Trois corbeilles,
(Ti-Pitaka, en Pali) et désignant le Canon bouddhique.
Trois Grandes Forces universelles :
expression respective, dans l'Univers, des Trois Principes universels, en
tant qu'Electricité pure (Principe de Volonté), Vitalité
universelle (Principe d'Amour) et Pouvoir organisateur inhérent à
la matière universelle (Principe d'Intelligence). Correspondent respectivement
à "Fohat", "Prâna" et "Kundalînî",
dans l'Esotérisme de l'Inde.
Trois Grands Principes universels : les
Trois Facteurs essentiels (la Volonté, l'Amour et l'Intelligence), issus
du Non-Manifesté, contribuant à la Création de l'Univers
visible et invisible; ce dernier, en tant que résultat de leur action
respective et réciproque, représente un Quatrième Principe,
symbolisé par un Carré et le Nombre Quatre ou Quaternaire. Les
Trois Grands Principes universels forment la Sainte Trinité des chrétiens
et la Triade Supérieure des Kabbalistes.
Troisième Oeil : dans l'anatomie
occulte de l'homme, le centre (Chakra) subtil correspondant, au plan physique,
à la glande pinéale, appelé Ajnâ Chakra dans la littérature
ésotérique de l'Inde.
U
Un : symbolise Dieu, la Divinité,
la Source de toute chose. S'emploie dans l'expression "les Fils de l'Un"
ou Fils de Lumière.
Unique Triade universelle : expression
synonymique de Trois Grands Principes universels.
Upanishad : sens global issu du sanskrit
"le fait de s'asseoir auprès d'un Maître pour en recueillir
l'Enseignement", "être en contact avec l'Univers" et enfin
"relier la vie humaine à l'Univers". Textes sacrés de
l'lnde, de langue sanskrite, dont l'origine remonte à des temps immémoriaux
(mais officiellement au Vl' s. av. J.C.), et prêchant la Libération
des êtres humains de leur condition terrestre soumise à l'ignorance
et à la mort. Enseignement repris, perfectionné et complété
par le Bouddha. Base du Védânda.
V
Vaudou : système
religieux africain - introduit aux Amériques - orienté vers l'appel
aux forces environnant immédiatement les êtres et les règnes
de la Nature afin d'en recevoir aide, guérison, protection ou tout autre
réalisation. Bien que vénérant sous une certaine forme
la Mère universelle ("Esan-é" aux Caraïbes), et
que ses affidés, les Vaudousi, ne cherchent pas nécessairement
à faire le mal, ce système peut - en raison même de la densité
des forces attirées - utiliser à mauvais escient l'aspect destructeur
de l'Univers, des élémentaires (de nature très dense) que
créent ses prêtres (ou déjà créés depuis
des temps lointains) et des coques de décédés, cet ensemble
le faisant virer très rapidement à des pratiques de sorcellerie.
Védânta : en sanskrit "la
Connaissance pure et spirituelle". Système mystique de Philosophie,
de nature ésotérique, interprétant le sens secret des Upanishads
et attribué à Vyâsa, le compilateur des Védas qui
vécut vers 1400 ans av. J.C.
Védas : en sanskrit "la Révélation".
Ecritures les plus sacrées des hindous dont l'origine, selon les Brahmanes,
remonte à une antiquité très reculée, antérieure
à une première datation qui est de 3000 ans av. J.C. Ces Textes
semblent avoir été définitivement fixés par l'écriture
vers 1400 ans av. J.C. Ils se répartissent en quatre grandes catégories
: 1- "le Rig-Véda", le plus ancien et le plus profond, 2- "le
Sama Véda", 3- "le Yajur Véda", 4- "le Atharva
Véda". Nonobstant cette nomenclature, ils constituent ensemble deux
grandes parties : l- les écritures exotériques (le "Karma
Kanda") ; 2- les écritures ésotériques (le "Jnâna-Kanda")
auxquelles sont incluses les Upanishads.
Véhicule : du latin "qui
transporte". Support d'une force. Synonyme de corps subtil dans l'anatomie
occulte de l'homme.
Vibration : mouvement des éléments
constitutifs d'une substance donnée, visible ou invisible; pour la substance
matérielle visible: mouvement des électrons autour du noyau.
Vie : synonyme de Création
et corollaire, dans son appréhension tant conceptuelle qu'énergétique,
au Principe universel d'Amour.
Vierge Noire: action du Principe
universel féminin (la Mère) au sein de la matière dans
son aspect le plus dense. Principe qui se manifeste également par le
tellurisme et les noeuds particuliers que ce dernier forme sur la planète;
ceux-ci, repérés au cours des temps, sont marqués par l'érection
de Temples ou Chapelles votives en raison des possibilités de guérison
et d'obtention de bienfaits de toutes sortes.
Vishnou : nom donné - et personnification
subséquente en Déité - par la Tradition de l'Inde au Principe
universel d'Amour lequel porte la Vie, la Guérison et la Conscience.
Correspond au Fils de la Sainte Trinité des chrétiens.
Visible : ce qui peut être capté
par les cinq sens physiques de l'homme; se dit du Plan physique et tout ce qui
s'y trouve (le corps physique de l'homme, des animaux, les végétaux,
les minéraux, les planètes visibles au télescopes, etc...).
Volonté : un des Trois Grands Principes
Divins par lesquels l'Univers est créé. Son principal attribut
est le concept de Lumière. Détient en lui le Pouvoir Destructeur
universel (le Shiva des Hindous).
Volonté - Amour - Intelligence :
Trois Grands Principes universels ou Trilogie universelle fondant toute existence;
synonyme de Bien - Beau - Vrai (voir cette expression).
Voyage astral : voir dédoublement.
Y
Yi-King : en chinois "Le Livre des
Mutations". Système dont l'élaboration est attribuée
à l'Empereur légendaire Fo-Hi ou Fou-Si (3000 ans av. J.C.). et
représentant l'Univers dans ses fluctuations permanentes, produites par
l'action de deux Forces, féminine et mascuhne, le Yin et le Yang. Ce
système se fonde sur l'usage de huit trigrammes composés chacun
de trois lignes superposées (pleines ou brisées) et mettant en
évidence 8 types de Forces agissantes lesquelles, par diverses combinaisons,
donnent 64 types de transformations possibles au sein d'un ensemble donné
(l'Univers, la terre, l'être humain et plus précisément
une situation, un problème, etc... De là son utilisation en tant
que procédé de divination.
Yoga : du sanskrit "atteler",
"maîtriser". Ensemble de techniques offertes par l'Hindouisme
et le Bouddhisme, destinées, par leur mise en application, à conduire
l'être humain vers la Libération de sa condition terrestre. (voir
Gnose, Karma, Libération, Renaissances).
Z
Zarathoustra : nom générique
des Avatars chaldéens. Le dernier (VII' s. av. J.C.) fonda le Mazdéisme.
Zoroastre : forme grecque du nom Zarathoustra.
Zen : du japonais "méditation".
Ecole Bouddhiste introduite au Japon à partir de la Chine, au XII' s.,
par Eisai. Cette forme du Bouddhisme a largement pénétré
l'Occident du XX' s.
Zend-Avesta : en pehlvi "un commentaire
(Zend) de la Loi (Avesta)"; nom donné aux livres sacrés des
Parsis qui se composent de deux parties: la première comprenant "le
Vendidâd", "le Vispêrad" et "le Yasna"
et la seconde, composée de courtes prières.
Zodiaque : du grec "avoir affaire à des animaux". Bande de la sphère céleste, large de 17 degrés, au sein de laquelle s'effectuent les mouvements apparents du Soleil, de la Lune et des planètes (excepté Pluton). Les figures d'animaux que prennent les Constellations qui la composent sont à l'origine de ce nom. Elle fut divisée dès l'Antiquité en 10 puis 12 parties (les signes du Zodiaque) de 30 degrés de longitude chacun ; ils marquaient la demeure du Soleil pendant chaque mois de l'année.