Depuis le vol d’explosifs de Plévin, la communauté bretonne est victime de la répression menée par les autorités françaises.

            Plus de cents personnes ont été arrêtées, parfois brutalisées, gardées à vue puis relâchées. Dix militants ont quant à eux été incarcérés et transférés hors de Bretagne.

            D’autre militants ont été écartés de leur fonction dans des comités ou des radios associatives pour leur seule appartenance à un mouvement politique indépendantiste breton.

            Pour les dix militants emprisonnés en France, il convient de préciser que trois sont dans un état de santé inquiétant et que les soins sont soit inadaptés soit tout bonnement inexistant, un autre est en isolement depuis son arrestation. Les prisonniers politiques bretons n’ont pas le droit de communiquer librement entre eux et certaines des publications qu’ils reçoivent leur sont censurées.

            Depuis les arrestations, de nombreuses actions de sensibilisations ont été entreprises ainsi que des manifestations de protestations contre les conditions déplorables de détention de nos compatriotes. Mais l’état français se moque du problème et méprise les droits de nos prisonniers politiques.

            Face à l’absence de réactions quant aux revendications de nos prisonniers et des comités de soutien en Bretagne et à l’étranger, j’ai pris la décision de poursuivre notre lutte pacifique pour l’obtention d’un réel statut de prisonniers politiques pour les militants incarcérés en entamant aujourd’hui une grève de a faim illimitée.

Je tiens à rappeler les revendications qui sont les nôtres :

 

Olivier LE CLAINCHE, gréviste de la faim - mardi 31 octobre 2000


Communiqué de presse de la CARB du 31/10/2000