Un prisonnier politique breton libéré
Bertrand GRIMAULT, arrêté à Carhaix (finistère), a passé un an en "détention provisoire" : il a été libéré, tard hier soir, à Fresnes.
"Provisoire", selon le dictionnaire Larousse, se dit de ce "qui a lieu, qui se fait en attendant un état définitif", de ce qui est "transitoire".
La détention provisoire est bien peu respectueuse de la présomption d'innocence... Quel tribunal osera-t-il maintenant relaxer Bertrand GRIMAULT ? Les tribunaux ont-ils l'habitude de désespérer leurs fournisseurs, policiers et juges d'instruction ? Du 5 octobre19999 au 29 septembre 2000, Bertrand GRIMAULT, présumé innocent, à déjà subi une pré-condamnation d'un an, loin de sa compagne, de sa famille, de ses amis.
La France abuse de la détention provisoire et est régulièrement condamnée pour cette raison par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Deux autres militants bretons, Denez RIOU, de Caudan (Mor-Bihan), et Alain SOLE, de Fougères (Ille-et-Vilaine) sont détenus en région parisienne depuis un an. Enfants, compagnes, avocats, sont contraints à des déplacements longs, compliqués, coûteux et fatigants...
Des huit Bretons qui restent en prison, trois ne peuvent recevoir les soins médicaux que nécessite leur état. La Coordination Anti-Répressive de Bretagne, en liaison étroite avec les prisonniers politiques bretons, exige :
- le retour immédiat en Bretagne des détenu,
- la libération immédiate d'Alain SOLE, de Gérard BERNARD et de Pascal LAIZE, afin qu'ils puissent être soignés convenablement,
- la reconnaissance du statut de prisonnier politique.
Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,
le porte parole, Claude Le Duigou
le 30 septembre 2000.