Dernières informations !
Manifestation le 5 août à Lorient
Interpellation d'un militant breton - 26 juin 2001
Déclaration de Gaël Roblin - 19 juin 2001
Tract affiché dans les universités de Haute-Bretagne
Contre-enquête sur l'attentat de Quévert
Nouveautés au 19 juillet
Communiqué de presse :
"Pratiques inadmissibles" en garde à vue et en prison : la France critiquée par le Comité Européen pour la prévention de la torture. - (CARB - 19/07/2001)
Vannes (Mor-Bihan) : des militants de la Coordination Anti-Répressive de Bretagne manifestent contre la répression - (CARB - 14/07/2001)
Un prisonnier politique breton mis en garde à vue : témoignage de Gérard Bernard - (CARB - 12/07/2001)
Rapport du CPT - 19 juillet 2001
Résumé des principales constatations
faites par le Comité européen pour la prévention
de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT)
durant sa visite en France du 14 au 26 mai
2000 - (19/07/01)
"Pratiques
inadmissibles" en garde à vue et en prison : la France critiquée par le
Comité Européen pour la prévention de la torture. - (CARB - 19/07/2001)
Commissariats et prisons: la France
montrée du doigt - (AFP - 19/07/2001)
Article du quotidien Libération : http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20010719jeuj.html
Mauvais traitements: la France récidive. Elle est à nouveau épinglée par le Comité contre la torture.
extrait : "Il (le CPT) recommande donc de «s'efforcer d'intégrer les principes des droits de l'homme dans la formation professionnelle de la gestion des situations à haut risque, telles l'interpellation et la garde à vue». Voilà qui ira droit au cœur de la Division nationale antiterroriste (Dnat). Ses policiers se sont distingués, selon le comité, par des «pratiques inadmissibles», comme celle consistant à «interroger une personne détenue pendant des jours d'affilée sans lui octroyer suffisamment de temps pour se reposer durant les interrogatoires». Ou à lui imposer des conditions de détention telles qu'«il lui est difficile de dormir», sans couverture et la lumière allumée. Le gouvernement français a répondu laconiquement au CPT que «des instructions ont été données aux chefs de service pour rappeler les obligations du personnel»."
Article du quotidien Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--209230-,00.html
Gardes à vue : la France épinglée
extrait : "Les "instructions" de la division nationale antiterroriste (DNAT). Deux personnes détenues à la maison d'arrêt de la Santé, à Paris, ont raconté leurs quatre journées de garde à vue à la DNAT. L'une a été interrogée en continu, y compris la nuit, et n'a pu se reposer que six heures en quelque soixante heures d'interrogatoire, comme l'attestent les registres administratifs. La seconde a été l'objet d'instructions écrites de la DNAT "selon lesquelles il ne fallait pas lui donner de couvertures (alors que des couvertures se trouvaient dans les locaux) ni éteindre la lumière dans sa cellule"."
Manifestation le 5 août 2001 à Lorient
La CARB organise une manifestation de soutien aux prisonniers politiques bretons, qui se déroulera le 5 août à Lorient, pendant le festival interceltique.
LUITAS IRMAS, comité Breton de soutien aux prisonnier-e-s Galicien-ne-s ; appelle à la manif de la CARB du 5 aout à Lorient."
Interpellation d'un militant breton - 27 juin 2001
La garde à vue du journaliste Charlie Grall est une
opération de propagande - (CARB - 29/06/2001)
Un journaliste breton interpellé - (Collectif
de Femmes - 27/06/2001)
Un nationaliste breton en garde à vue à Rennes - Reuters 27 juin 2001
PARIS (Reuters) - Le journaliste breton Charlie Grall, militant du mouvement de gauche indépendantiste Emgann (Combat), est toujours en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Rennes, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Il avait été arrêté mardi matin sur commission rogatoire du juge antiterroriste Gilbert Thiel, qui enquête notamment sur l'attentat contre un McDonald's de Quévert, où une jeune femme, Laurence Turbec, avait trouvé la mort le 19 avril 2000.
Proche du Front de libération de la Bretagne (FLB) dans les années 1970, Charlie Grall, 45 ans, journaliste et imprimeur, a depuis rejoint les rangs d'Emgann, que la police soupçonne d'être la "vitrine légale" de l'Armée révolutionnaire bretonne, ce que les militants bretons nient farouchement.
Charlie Grall avait été mis en examen en octobre 1999 dans le cadre de l'enquête sur le vol d'un stock de huit tonnes d'explosifs à Plévin (Côtes-d'Armor). Neuf personnes, dont trois Espagnols membres présumés de l'ETA, sont poursuivis dans ce dossier. Charlie Grall avait été incarcéré une dizaine de jours dans le cadre de cette affaire à l'automne 1999.
Son arrestation, mardi, a été effectuée par des fonctionnaires du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rennes et de la division nationale antiterroriste (DNAT).
En matière de terrorisme, la garde à vue peut être prolongée jusqu'à 96 heures.
Interpellation d'un journaliste breton dans le Finistère - AFP 26 juin 2001
RENNES, 26 juin (AFP) - Le journaliste et militant breton Charlie Grall a été interpellé mardi matin à Carhaix-Plouguer (Finistère), dans le cadre de l'enquête sur l'attentat meurtrier du McDonald's de Quévert (Côtes-d'Armor) en avril 2000, a-t-on appris de source policière à Rennes.
Il a ensuite été placé en garde à vue dans les locaux du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rennes, a précisé cette source à l'AFP.
Militant du mouvement Emgann (gauche indépendantiste), Charlie Grall est également journaliste à Breizh Info, un hebdomadaire politique breton dont la parution a cessé en avril.
Il avait déjà été interpellé le 30 septembre 1999, au surlendemain de l'opération d'un commando qui avait dérobé plus de huit tonnes d'explosifs dans un dépôt appartenant à la société Titanite SA, à Plévin (Côtes-d'Armor). Le vol aurait été assuré par un commando basque dont les Bretons auraient assuré la logistique.
Charlie Grall avait été remis en liberté le 13 octobre 1999, après sa mise en examen.
Le 21 avril 2000, le jour de l'attentat de Quévert, dans lequel une jeune employée d'un restaurant McDonald's est décédée, il avait déclaré dans un communiqué: "D'où que viennent les auteurs, je pense que cette action, qui a fauché une vie innocente, est condamnable (...). Cette action ne sert pas la cause bretonne".
Sept militants indépendantistes bretons, mis en examen dans le cadre des enquêtes sur l'attentat de Quévert et sur le vol d'explosifs de Plévin, sont actuellement en détention provisoire en région parisienne.
Déclaration du prisonnier politique breton Gaël Roblin à l’occasion de la journée internationale du prisonnier révolutionnaire (le 19/06)
Depuis plus de deux cent jours, les prisonniers révolutionnaires turcs et kurdes incarcérés en Turquie ont entamé une grève de la faim contre leur transfert en module cellulaire, contre l’isolement carcéral, plus d’une vingtaine sont morts dans le cadre de cette lutte. Ici après les premiers morts, l’intérêt des média et des « démocrates » est allé en s’amenuisant, là bas la lutte continue.
Depuis le 23 avril le collectif des prisonniers du PCE( R ) et des GRAPO incarcérés dans l’état espagnol a entamé une grève de la faim tournante de solidarité afin que la lutte des prisonniers politique de Turquie ne tombent pas dans l’oubli, afin de réaffirmer la réalité et la nécessité de leurs engagement internationaliste. Après ceux et celles du PCE( R ) et des GRAPO, deux militantes communistes d’Action Directe (Joelle Aubron et Nathalie Ménigon) ont pris le relais de cette action de solidarité du 20au 27 mai et Pierre Carette, militant du comité de lutte des cellules communistes combattants incarcéré en Belgique (depuis 15 ans et demi) a porté lui le drapeau de l’internationalisme du 28 mai au 3 juin. D’autres prisonniers politiques se sont joint à ce mouvement depuis la prison d’Arles (3 basques, 1 corse et deux militants communistes). Pour ma part, je jeûnerai du 17 au 24 juin. Ce jeûne s’inscrit également en total solidarité avec les prisonniers politiques corses en lutte pour leurs droits dans le cadre d’un mouvement de jeûne tournant et de refus de plateaux relayé à l’extérieur par une grêve de la faim tournante commencée depuis le début juin.
Déjà du 20 au 27/12/00 plus de 40 prisonnierEs avaient participés à un mouvement du même type à l’appel de la plate-forme du 19/06/99. Une plate-forme qui regroupe par delà les murs des prisons européennes une centaine de prisonnièrEs communistes, anarchistes, indépendantistes, antifascistes, espagnolEs, françaisEs, belges, basques, grecs, turcs, suisses, kurdes, libanaisEs, russes, irlandaisEs et italienNES et appelle à la constitution d’une communauté de résistance. Cette initiative comme l’actuel mouvement de jeûne tournant est relaye à l’extérieur par les organisations constituant la commission pour un Secours Rouge International. Cette forme de lutte peut paraître à juste titre dérisoire au regard de la mobilisation solidaire que la lutte des prisonniers révolutionnaires kurdes et turcs devait susciter. Mais de la où nous sommes c’est l’unique moyen que nous avons pour affirmer notre solidarité avec les camarades kurdes et turcs et pour fendiller la chape de plomb et d’indifférence qui semble paralyser ceux qui dehors n’ont que les mots « droits de l’homme », « démocratie » ou même « révolution » à la bouche.
Le 19/06 sera célébré la journée internationale du prisonnier révolutionnaire. Cette année écoulée a été riche en luttes. Dans les prisons de l’état français malgré la répression et la dispersion, les prisonniers politiques basques, corses, bretons, ceux d’Action directe et du DHKPC incarcérés ici ont mené de nombreux mouvements de revendications pour le respect de leurs droits, en solidarité avec d’autres camarades et parfois même avec des prisonniers sociaux politisés. Ces mouvements, grace à la solidarité, ont connu un certain écho extérieur et rappelé la violence tranquille de l’état contre les dissidents et contre les prolétaires incarcérés (sociaux et politiques).
La « justice » de la gauche plurielle peut infliger 5 ans d’enfermement à un militant libertaire ayant attaqué des locaux du FN, faire entamer aux militants d’Action directe leur quinzième année de mort lente, continuer à expulser des indépendantistes basques vers leurs tortionnaires espagnols, maintenir en prison un militant indépendantiste breton dont l’état de santé a été déclaré incompatible avec la détention, incarcérer un responsable syndical indépendantiste guadeloupéen, tout en continuant à préparer l’entrée de la Turquie dans l’Union Européene. Comme l’ont dit les prisonniers politiques kurdes et turcs (abolition des prisons de type F, dissolution de la cour de sureté de l’état turcs) nous renvoi à nos propres revendications ici (abolition des quartiers d’isolement, dissolution de la quatorzième section antiterroriste) et doivent nous rappeller que cette généralisation de la répression et de la criminalisation des initiatives de résistance dépasse de loin les frontières turques et se répand partout en Europe. Le durcissement du code pénal espagnol contre les jeunes émeutiers basques qui prévoit jusqu’à 17 ans d’incarcération pour l’incendie de mobilier urbain, l’interdiction du mouvement de la jeunesse basque « Haika », la remise en cause en Irlande 20 ans après la mort de Bobby Sands du statut de prisonnier politique pour les républicains irlandais incarcérés en Ulster en sont des signes parmi d’autres.
L’heure est à la solidarité et à la résistance. Rappelons nous qu’à Istanbul, Paris, Bruxelles ou Madrid derrière la répression se cache le capital, et que la lutte anticapitaliste est internationale !
Vive la journée internationale du prisonnier révolutionnaire !
Vive la résistance des révolutionnaires incarcérés en Turquie !
Prisonnier politique breton
11/06/01 La Santé
Tract affiché le 28 juin dans les universités
Vous venez voir vos résultats d’examens…Arnaud Vannier et Gael Roblin, inscrits respectivement en DEUG et en Licence de Breton à l’Université de Rennes II, n’ont quand à eux pas pu passer leurs examens…Arrêtés dans le cadre des enquêtes sur le vol d’explosifs de Plévin et sur l’attentat de Quévert, ils sont incarcérés depuis plus d’un an à Paris. Aucune preuve concrète n’ayant jusqu’ici permis de les juger, ils sont cependant maintenus en détention « provisoire » et leurs demandes de remise en liberté sont régulièrement rejettées ? L’université leur offrant la possibilité de passer leur examens en prison, ils ont du refuser cette opportunité à cause de la censure quotidienne et du retard fréquent dans leur courrier , ce qui les a empêché de passer une année universitaire « normale » leur permettant de réunir les conditions requises pour obtenir leurs diplômes… De plus, élus récemment tous les deux par les étudiants non assidus pour les représenter au conseil du Service Universitaire d’Enseignement à Distance, ils n’ont pu être présents à la dernière réunion du conseil le 19 juin… Alors que dans un rapport récent la Fédération Internationale des Droits de l’Homme rappelle le droit de chacun d’ « être jugé dans un délais raisonnable ou d’être remis en liberté », l’(in)ustice française et la garde des sceaux Marilyse Lebranchu (contactée à plusieurs reprises) ne semblent pas se préoccuper de leur sort et de celui des 5 autres prisonniers politiques bretons. Pour que ces deux étudiants puissent pousuivre leurs études dans de bonnes conditions, nous demandons la fin de leur DETENTION « PROVISOIRE » ARBITRAIRE et ABUSIVE. Si vous souhaitez les soutenir ou avoir plus de renseignements sur Arnaud, Gael et les autres prisonniers, n’hésitez pas à nous contacter.
Comité Anti Répressif de Bretagne Comités de Rennes et Nantes.
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