SLALOM
Comment ça marche ?
C'est une course contre la montre où les concurrents doivent suivre
un parcours comportant au minimum 25 portes, de couleur rouge ou verte.
On doit passer entre les portes sans les toucher, dans le sens de la descente
pour les vertes, en remontée pour les rouges.
Chaque touche donne une pénalité de 2 points, ajoutée
au temps réalisé qui est converti en points (1 point = 1
seconde). Chaque course se court sur 2 manches qui s'additionnent. 
En sensations...
L'histoire d'une course : imaginez-vous au départ d'un slalom international,
en plein coeur des Alpes. Les 40 m3 d'eau par seconde lâchés
pour la course frôlent la crue. Vous êtes assis dans une embarcation
d'à peine 10 kg alors que certains mouvements d'eau sont de véritables
étaux géants. Vous êtes tellement concentré
que vous n'entendez même pas le bruit fracassant de l'eau qui dévale.
Vous ne pensez qu'à ces 25 portes, aux trajectoires à ne
pas manquer. Vous pensez surtout à ce passage clé ou de
nombreux compétiteurs ont mis fin prématurément à
plusieurs mois d'entraînement. Déjà le start électronique
émet ses 5 bips. Au cinquième, c'est à vous. La première
partie du parcours a été tracée pour vous casser
les bras d'entrée de jeu. Au bord, les supporters s'agitent. Vous,
vous n'entendez toujours rien. Vous n'avez pas franchi la porte que vous
pensez à la suivante. Vous parvenez à la moitié du
parcours : jusqu'ici aucune touche. Les muscles de vos bras commencent
à cuire. Votre corps bouillonne malgré les 10 petits degrés
de la rivière. Le passage clé arrive enfin, il est d'un
engagement total. Plus qu'ailleurs, une erreur et votre équilibre
est mis en péril. La victoire se joue ici et vous le savez.
Ca y est, vous êtes passé. Rassuré, vous redoublez
d'énergie alors que vos bras ne sont pas loin de la tétanie.
Vous devez rester concentré, la faute peut survenir jusqu'à
la dernière porte. Celle-ci arrive enfin. C'est le moment du sprint
final. 10 mètres jusqu'à la cellule photo électrique
marquant l'arrivée. 10 mètres. Une éternité...
Pont d'Ouilly est devenu un fief régional
du slalom depuis l'aménagement d'un bassin sur le Noireau.
Situé 300 mètres en amont de la base de plein air, au
pied du gîte de la potiche , ce bassin est accessible à
tous et navigable de novembre à avril, selon le niveau d'eau
et donc la météo. Trente portes habillent le plan d'eau
en permanence.
Le club compte dans ses rangs une vingtaine de passionnés,
deux champions de Normandie, et une petite dizaine de sélectionnés
en National 3 dont 4 cadets très prometteurs...
Affaire à suivre lors des prochains championnats de France
!!!
Bravo et merci à Mathias MAUBOURGUET et Jean Luc MOTTAIS, les
entraineurs. |
Quand aux performances françaises, elles ont tout simplement été
exceptionnelles lors des jeux Olympiques de Sydney, avec 3 médailles,
à savoir l’or pour Tony ESTANGUET en canoë monoplace,
l’argent pour Brigitte GUIBAL et le bronze pour Anne Lise BARDET
en Kayak et plus récemment aux jeux Olympiques d'Athènes
avec 2 médailles d'or à l'actif de Tony ESTANGUET et de
Benoit PESCHIER et une de bronze pour Fabien LEFEVRE.
Par ailleurs , la FFCK est très active au niveau international
et a largement contribué à la sauvegarde du slalom du programme
olympique.
Le savoir-faire français en matière de conception de bassins
est également à citer grâce entre-autre au travail
de la Fédération et de la Société Hydrostadium.
Pour tout contact, se reporter à
l'organigramme du club, rubrique
Slalom.
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