" Présentation des éléments daide à la décision pour la mise en place dune
politique de gestion du littoral de Cassis à Six-Fours-les-Plages"
BANDOL LE 19 DECEMBRE 2000

©VAR MATIN
Présentation de la démarche et des résultats de létude de la CELM : État des lieux-diagnostic, analyse des besoins, pistes de réflexion
Débats.
Après un tour de table de présentation des participants, M. LE DREFF parle de la Cellule Environnement Littoral et Marin (CELM) et de son historique. La CELM est la prolongation dun projet sur « les nouveaux métiers de la mer ». La CELM a déjà organisé une journée en janvier 2000, consacrée à léchange dexpériences sur la gestion de lenvironnement littoral et marin. Maintenant, la CELM doit être rattachée à une autre structure que CESAME. Il nous faut examiner ensemble le futur de la CELM.
Elle précise les objectifs de la réunion :
- présenter le travail effectué,
- engager une réflexion sur les suites à donner au projet.
Ils présentent la CELM et ses réalisations.
La Cellule Environnement Littoral et Marin (CELM) uvre pour une gestion cohérente et concertée du littoral de Cassis à Six-Fours-les-Plages. Cette zone correspond à la zone homogène n°21 du territoire littoral du SDAGE RMC.
La CELM travaille déjà concrètement avec les communes. Elle a réalisé une brochure sur le balisage des plages de Bandol. Elle a également aidé Six-Fours à rédiger des cahiers des charges pour suivre la qualité de lenvironnement marin après un rechargement en sable de la plage de Bonnegrâce.
En parallèle, depuis un an, la CELM a effectué un travail de fond en réalisant un état des lieux-diagnostic environnemental et socio-économique, et une analyse des besoins des gestionnaires des communes. Ces travaux constituent des éléments daide à la décision pour la mise en place dune politique de gestion du littoral de Cassis à Six-Fours-les-Plages.
LÉtat des lieux diagnostic a été réalisé sur les communes de Cassis, La Ciotat, Saint-Cyr-sur-Mer, Bandol, Sanary-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages. Ce travail, réalisé sous forme de cartes (une vingtaine) à laide dun Système dInformation Géographique (SIG), repose sur une exploitation de bases de données déjà existantes (INSEE, Agence de leau, DIREN, IFREMER, etc.) et un dépouillement bibliographique de différents rapports et études. Une compilation permet didentifier au final, les atouts et les contraintes de la zone.
La zone est caractérisée par un tourisme balnéaire et une diversité écologique certaine. Même si aucune dégradation majeure sur lenvironnement na été constatée, la zone est soumise à quelques altérations ponctuelles (qualité des eaux de baignade soumises aux rejets pluviaux, phénomène dérosion, régression des Posidonies sur certains sites, etc.). De plus, pour lensemble de la zone, le milieu marin est mal connu. Il serait souhaitable dengager des études complémentaires pour combler ces lacunes.
Une analyse des besoins en terme de gestion du littoral a également été entreprise auprès des communes. Cette évaluation repose sur des séances de travail (en tout un cinquantaine) à partir dun questionnaire.
Lensemble de ces deux actions permet de dégager des pistes de réflexion nécessaires à la protection et à la gestion des milieux.
Dune façon très générale, ces pistes sont :
sensibiliser à lenvironnement littoral et marin et informer,
acquérir des connaissances et suivre le milieu,
préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel,
créer un outil intercommunal de gestion du littoral pour coordonner lensemble.
Des rapports sont distribués (un par commune). Ils comportent lensemble des cartes, les fiches résumant les besoins par communes et les pistes de réflexion. Il est demandé aux communes dexaminer ce document et de le valider en vue dune publication prochaine.
Chaque commune doit maintenant déterminer clairement les pistes de réflexion qui lui semblent prioritaires. Elles seront contactées dans un mois (fin janvier) à cet effet.
Il trouve que le travail est intéressant. Dans lavenir, il faut que les communes se déterminent sur les suites à donner à la CELM.
Il confirme la validité scientifique du travail. Ce travail présente un intérêt car il rassemble une multitude dinformations dispersées. Il signale que Claude Millot de lIFREMER, possède des informations sur les courants marins qui pourraient être utiles à la CELM. Il suggère de compléter les manques et deffectuer un suivi régulier de lenvironnement.
Le Conseil général des Bouches-du-Rhône peut être partenaire. Les collectivités locales doivent reprendre le flambeau et donner des directions.
Les communes sont les premiers décideurs pour la gestion du littoral, mais il y a également lÉtat, la Région et les Départements.
Le Conseil général des Bouches-du-Rhône développe des politiques sur le littoral, notamment en ce qui concerne les macro-déchets. Il y a également des réflexions menées sur le parc marin de la Côte Bleue, sur le suivi de lopération de lutte contre les pollutions dans les ports, sur le réseau Gorgones, etc.
Il regrette labsence des représentants des communes de Cassis et La Ciotat.
Des associations de sensibilisation à lenvironnement existent déjà à Cassis (Naturoscope) et à La Ciotat (Atelier Bleu). Une concertation est à développer avec lensemble de ces associations.
Lorsquon effectue un état des lieux, il faut associer le plus étroitement possible lensemble des partenaires.
La terre et la mer sont deux domaines qui cohabitent. On connaît pourtant peu le domaine marin. On a besoin dune approche globale (aspects géographiques, administratifs, socio-économiques ) pour une gestion intégrée du milieu. Et pour quune gestion efficace soit mise en place, il faut une appropriation du processus par les décideurs.
Plus on est nombreux à soccuper du milieu marin, mieux cest. Car lorsque lon regarde la mer, elle na pas de frontières surtout entre Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer et Bandol.
M. Suquet est preneur de tous les conseils, actions à mettre en place pour protéger et valoriser lenvironnement.
M. Cariou se félicite du travail réalisé par la CELM. Cela permet de montrer que toutes les communes ont les mêmes problèmes, et quil est donc utile de mettre en place des actions de gestion commune. Il est primordial de mettre en place une gestion concertée, et quune formation adaptée soit apportée aux socioprofessionnels du tourisme pour quils sachent ce quil est bon de faire ou de ne pas faire. Il serait temps de se préoccuper de la Méditerranée.
Il faut que les communes aient une meilleure approche du milieu littoral et marin, quelles sensibilisent le public. Il faut que la commune engage un développement harmonieux entre la mer et la terre, avec la mise en place dune structure de gestion intercommunale cofinancée par lÉtat, le Conseil Régional, le Conseil général, les communes et lEurope. Cette structure serait à la disposition des communes afin de favoriser une meilleure gestion du littoral.
Après les élections municipales de mars 2001, il faut réunir lensemble des maires, pour voir quelle pourra être la structure la plus adaptée à mettre en place pour une gestion concertée du littoral (SIVOM ).
Le travail réalisé par la CELM est un bon départ pour une meilleure connaissance des milieux littoraux et marin. Cest un important travail de synthèse. Cest une nouvelle pierre à lédifice des actions entreprises pour favoriser une bonne gestion du littoral.
Ce travail, actuellement basé sur une analyse communale, doit prendre en compte l'ensemble des actions et politiques menées sur le littoral, en particulier celles de l'État, la Région, les Départements. De plus, il faut prendre en compte les éléments apportés par les accords internationaux tels que Ramoge.
En tout état de cause, seule une concertation avec l'ensemble des gestionnaires et acteurs concernés (y compris associations telles que l'Atelier Bleu) pourra permettre la mise en place d'une gestion concertée avec un portage par une structure adaptée (collectivité territoriale ou structure intercommunale).
Le Conseil général du Var suit les actions de la CELM depuis le début, et souhaite, que laction soit portée par une structure intercommunale.
Le sujet étudié par la CELM intéresse les services mer du Conseil général du Var. Il faut maintenant réunir tout le monde autour dune table, afin que soit favorisée une gestion durable de lenvironnement surtout dans ses aspects terrestres et marins.
La méthodologie développée par la CELM est satisfaisante. Il faut maintenant que la démarche soit portée par les collectivités. La loi sur leau préconise une gestion concertée.
Il est vrai quil y a une méconnaissance des apports en mer des eaux pluviales provenant des bassins versants. Et pourtant, beaucoup de déclassements de plages sont dus aux rejets pluviaux.
M. Jarry est très satisfait que cette réunion permette dassocier les communes et les instances régionales. La gestion du littoral nécessite lintercommunalité. Tout le monde a les mêmes problèmes de terrain qui ne sont ni de droite ni de gauche. Ce qui importera cest la structure qui le gérera.
La Préfecture maritime est très attachée aux problématiques environnementales. Elle travaille pour lutter contre les pollutions par les hydrocarbures, etc. La mise en place dun outil intercommunal pour la gestion du milieu littoral et marin est passionnante.
La Préfecture maritime et la Marine Nationale sont partenaires des contrats de Baie de Brest et de Toulon. Ils apportent des renseignements sur les analyses marines et également sur les mesures du SHOM.
LInstitut Océanographique Paul Ricard sensibilise les scolaires à lenvironnement littoral et marin. LInstitut se réjouit de la mise en uvre de moyens qui participent à la sensibilisation du public vis à vis du littoral. LInstitut Océanographique Paul Ricard va mettre en place une formation professionnelle pour les élus et les cadres des collectivités locales sur lenvironnement littoral, mais également auprès des techniciens pour des formations déco-garde et emploi vert.
Il faut un consensus unanime sur le projet, avec des objectifs structurés et concrets, avec un budget, un calendrier défini, pour que le travail aboutisse.
Si lon veut bien gérer le littoral, il faut prévoir un plan daction lorsque une pollution arrive. Cest un travail collectif quil faut entreprendre, et pour lequel il faut de la patience.
Les communes et les institutionnels ont montré un intérêt certain pour le travail accompli par la CELM. Après les élections municipales, en mai ou juin, il faudrait réunir lensemble des maires pour discuter de la création dune structure intercommunale oeuvrant pour une gestion concertée du littoral, en définir les objectifs, et les moyens.