
LES ARTS ET LA CULTURE
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| Pourquoi
le mot «ambulance» est-il écrit à l'envers sur ces véhicules
d'urgence ?
Le mot « ambulance » est écrit à l'envers sur le devant de la camionnette afin qu'il soit lu correctement par les conducteurs des automobiles qui précèdent l'ambulance. Ainsi le mot est lisible dans le rétroviseur du véhicule qui doit céder le passage à l'ambulance. |
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| D'où
vient l'expression «Bonhomme Sept-Heures» ?
Il existe deux hypothèses : l'une est de souche anglaise, l'autre française. Le Bonhomme Sept-Heures, ce personnage inquiétant qui enlevait les enfants qui ne voulaient pas aller se coucher serait l'adaptation québécoise de l'anglais bone-setter, c'est-à-dire le rebouteur des campagnes anglo-américaines. Ce personnage insolite aurait été choisi pour personnifier auprès des enfants, les peurs et les mystères de la nuit. La pratique de son art, replacer des os, devait déjà susciter gémissements et grincements de dents chez ses patients. L'autre explication est la suivante. Dans plusieurs régions de France au XIXe siècle, on relève la présence d'un Bonhomme Basse-Heure pour désigner ce genre de personnage. Basse-heure désigne tout simplement la tombée du jour, le crépuscule, soit exactement sept heures. Vers 1960, selon une enquête linguistique réalisée en Franche-Comté, on appelait encore Couche Huit-Heures le personnage fantastique qui fait peur aux enfants pour qu'ils se couchent tôt. |
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| Pourquoi
le "o" et le "e" dans des mots comme oeuf et boeuf
sont-ils parfois collés ?
Cette pratique de lier deux lettres s'appelle ligature. C'est une mode, une particularité typographique, une façon d'imprimer. La ligature existe pour gagner du temps et de l'espace en imprimerie. Coller deux lettres permet d'économiser l'espace qui autrement les séparerait. On dit aussi que dans les textes, la ligature met une note de fantaisie. |
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| Pourquoi
le mot bonbon s'écrit-il avec un «n» et non un «m» devant le «b»
?
La règle du « m » devant un « p » et un « b » existe bel et bien mais ne s'applique pas à bonbon. Pour comprendre l'orthographe d'un mot, il faut connaître son histoire. D'où vient le mot bonbon? Contrairement à la majorité des mots qui forment la langue française, bonbon n'a pas de racine latine. Il vient de la répétition d'un adjectif (bon). Quand on demande aux enfants : C'est bon ? Ils répondent bon... bon. Le mot bonbon est donc emprunté au langage des enfants. Les mots qui obéissent à la règle du « m » avant le « b » ont une histoire différente du mot bonbon. Ces mots, comme la plupart des mots français, ont une origine latine. Par exemple, le mot bombe a été emprunté en 1640 au mot italien bomba qui vient lui-même du mot latin bombus. |
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| Qu'est-ce que signifient l'heure "H" et le jour "J"
?
L'expression heure "H" aurait été d'abord utilisée pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il semble que les Allemands l'avaient inventée dès 1939 pour désigner le moment de l'offensive. La presse nazie l'utilisait pour désigner le moment où l'Allemagne envahirait la Pologne. L'heure "H" désignait d'abord une heure fixée pour une opération militaire, une offensive. L'expression s'est élargie et, en d'autres mots, l'heure "H" veut dire l'heure avec un grand "H", un H majuscule pour souligner que le moment est important. Même chose pour le jour "J". Ce fut d'abord une désignation conventionnelle du jour fixé, le jour convenu, pour une opération militaire. Le jour du débarquement des Américains sur la côte de la Normandie, par exemple. Puis, par extension, elle devint ensuite une expression qui veut dire "jour où doit avoir lieu un événement important pour quelqu'un". Le jour "J", c'est le grand jour. |
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| Qui
a inventé les exceptions dans les règles de grammaire ?
La grande coupable est l'histoire de la langue. Le français vient principalement du latin. La langue change, elle évolue, elle se transforme. Les exceptions, les règles aussi changent au cours des siècles. Chaque exception a son histoire, sa logique, ses raisons précises. Prenons un exemple, celui des mots qui finissent en "al" et qui, au masculin pluriel, font "als" ou "aux". Habituellement, même dans l'ancien temps, on faisait le pluriel d'un mot en lui ajoutant un "s". Mais il y eut des exceptions. Anciennement, le "l" des mots terminés en "al" ne se prononçait pas comme aujourd'hui, mais sonnait comme "o". Par exemple, on disait "chevau" mais on écrivait "cheval". En mettant "cheval" au pluriel, on obtenait "chevals", mais on prononçait "chevaus". Au Moyen- Âge, on décida de remplacer le "us" final du mot "chevaus" par le signe "x". "Chevaus" est donc devenu "chevax". Plus tard, on décida de placer la lettre "u" pour obtenir le son "o", donc on en arriva à "chevaux". On voit par cet exemple que l'exception à la règle du pluriel des mots en "al" était reliée à l'origine des mots et aussi à la prononciation des lettres. La langue évolue, la grammaire aussi. |
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| Pourquoi
met-on un "s" aux noms Jacques, Gilles et Charles ?
Ce "s" vient de la forme latine de ces noms propres. Quelle que soit l'origine lointaine de chacun de ces noms, le grec, l'allemand ou autres, ils ont tous étés latinisés à un certain moment. Gilles était Aegidius, Jacques était Jacobus ou Jaconus, Georges était Georgius, Charles était Carolus. En français, on a gardé le « s » à la fin de la forme latine. Quand il s'agit des prénoms, les auteurs ont respecté la règle du «s» à la fin. Par contre, quand on utilise ces mots comme noms de famille, les façons de l'écrire varient. |
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| Pourquoi
dit-on
un garde-robe et non un
garde-linge ?
Le mot garde-robe origine du XIIIe siècle. À cette époque, le vêtement le plus utilisé, le plus couramment porté par l'homme et par la femme, était la robe. Logiquement, on appela "garde-robe" le meuble ou le coffre qui contenait les vêtements. Et même si aujourd'hui les hommes ne portent plus de robes, la langue française a conservé le même terme. |
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| D'où
vient le nom des montagnes russes ?
On les appelle montagnes russes parce qu'elles sont nées en Russie. Les montagnes russes existent depuis au moins 300 ans. Les premières montagnes russes furent construites à Saint-Pétersbourg, en Russie, au XVIIe siècle, et peut-être même dès le XVe. Elles étaient très différentes de celles d'aujourd'hui. On peut dire qu'elles ressemblaient à une glissoire. Par un escalier, on atteignait une grande plate-forme de bois située à environ 21 mètres du sol. Au bout de la plate-forme, il y avait une piste, aussi faite de bois, qui se rendait jusqu'au sol. La piste de bois, inclinée, était recouverte de glace. La pente d'environ 50 degrés permettait aux toboggans de glisser rapidement. |
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| Que
veut dire «je me souviens» ?
"Je me souviens" est la devise du Québec. Cette devise est apparue officiellement pour la première fois sur les armoiries placées sur la devanture du Parlement de Québec en 1884. L'auteur en serait Eugène Taché, ministre des travaux publics du Québec à l'époque. Cette petite phrase courte exprime une pensée, un sentiment, un idéal. Ceux qui l'ont choisie souhaitaient que les Québécois se souviennent du bagage culturel légué par la France : la langue, la culture, la religion. |
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| D'ou
vient l'expression "o.k." ?
L'expression vient de l'américain (anglo-américain), donc des États-unis. Il existe plusieurs théories dont la plus plausible serait la suivante. L'expression serait la déformation graphique (écriture) de "all correct" qui signifie "tout est bien". On a transformé "all correct" en "oll Korrect", en O.K. Il s'agit d'une transformation de l'orthographe faite à partir des sons. La première trace de cette transformation se retrouve à Boston en 1839. Cette transformation a d'abord été faite pour le plaisir, pour la fantaisie et elle est ensuite passée dans les habitudes de la langue américaine, puis dans les habitudes des langues de plusieurs pays. O.K. est l'expression américaine la plus universellement utilisée. |
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| Pourquoi
dit-on «avoir un chat dans la gorge» ?
"Avoir un chat dans la gorge" signifie être enroué, éprouver au fond de la gorge un embarras soudain. À partir du XIe siècle, la langue française parlée dans une certaine région de France utilisait le mot "maton" pour désigner le lait caillé (suri), une substance dans laquelle on trouve des grumeaux. "Maton" était donc utilisé pour désigner toutes sortes de grumeaux et de coagulations qui se forment dans diverses substances. Quel rapport entre "maton" et "chat" ? On serait passé de "maton" (pour désigner des grumeaux) à "matou" à la suite d'un jeu de mot, puis finalement à "chat". Ces transformations auraient donné naissance à l'expression "avoir un chat dans la gorge". Dans les dictionnaires usuels d'aujourd'hui, on ne trouve plus de trace de cette utilisation du mot "maton". |
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| Pourquoi
dit-on le mot «allô» quand on répond au téléphone ?
Le fait de répondre « allô » tient à une tradition, une convention. De la même façon que l'on dit « O.K. » quand on a compris, comme on dit « euh... » quand on hésite. Chaque langue a un mot passe-partout qui signifie, quand on décroche le récepteur de téléphone, qu'on est attentif à ce que notre interlocuteur veut nous communiquer. En japonais, on dit « Moshi Moshi », en italien on utilise le terme « Pronto » (salutations). L'origine de notre « Allô » est très lointaine. Le mot viendrait de « Hallow », une salutation que les marins anglais se lançaient d'un bateau à l'autre. Pour simplifier, disons que «allô » est la francisation (1890) de «hello » qui vient de l'anglais des États-Unis. On ne trouve la forme écrite de « Hello » qu'après 1880 alors que le mot est devenu la salutation la plus utilisée au téléphone aux États-Unis. La légende veut que Thomas Edison, l'inventeur du télégraphe et du phonographe, soit le premier à avoir utilisé « Hello » au téléphone. Ses biographes affirment qu'à partir de ce moment la salutation fut utilisée par tous. |
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| Pourquoi
dit-on
"euh" quand on hésite en parlant, et est-ce la même
chose dans toutes les langues ?
On utilise ce son pour plusieurs raisons qui semblent davantage d'ordre psychologique que linguistique et qui se résumeraient à un désir de gagner du temps. Il semble que l'on émette plus ou moins le même son pour exprimer les mêmes choses que l'on soit d'une langue ou d'une autre. En espagnol, le son sera plus "é", alors qu'en Anglais le son sera plus "a". |
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| D'où
vient le mot «Noël» ?
Noël est un mot qui ne figure nulle part dans les évangiles et qui n'apparaît dans notre langue qu'en 1175. Le mot Noël vient de l'expression latine "dies natalis" (jour de naissance) qui servait à désigner le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ. Au fil des années, "Natalis" s'est transformé, a évolué phonétiquement en "Nael". "Nael " est apparu pour la première fois dans un texte de 1120. L'évolution continue et, en 1175, on écrit pour la première fois "Noël". |
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| D'où
vient l'expression «faire l'école buissonnière» ?
Buissonnier vient de buis, d'Asie mineure, avec l'arbrisseau, arbuste à feuilles. Par extension, on obtient buisson. Et ensuite, par extension, on obtient bois ou chasse. Anciennement l'école buissonnière était une école clandestine qui se tenait en plein champ. Son sens moderne est flâner, se promener au lieu d'aller en classe, et par extension, ne pas aller travailler. L'expression «faire l'école buissonnière » existe un peu grâce à l'église de Luther. Luther était un prêtre catholique allemand. Un jour, des divergences sont nées entre lui et l'église officielle. Luther s'est donc séparé de l'église catholique et a fondé sa propre église, l'église luthérienne. Quand les prêtres luthériens ont commencé à prêcher la nouvelle religion vers les années 1550, ils ont eu des difficultés à le faire en public. Ils ont donc commencé à prêcher et enseigner dans les campagnes, dans le bois, dans des écoles secrètes qu'on a appelées buissonnières. Le parlement a dû, à cette époque, interdire les écoles buissonnières. |
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