Défense des syndicats de luttes !

L'UNEF-ID et la direction de l'UNEF ont pris la décision d'en finir avec la division syndicale sur la base du soutien au gouvernement. Karine Delpas montre ainsi qu'elle n'a plus aucune utilité pour exprimer le mécontentement de la jeunesse qui s'était accumulée dans l'UNEF depuis la fin des années 80. Son rôle s'était de plus en plus réduit à une fonction de compromis permanent entre une base qui veut en découdre et des considérations politiques extérieurs aux intérêts étudiants. La réunification illustre, à sa manière, l'inutilité du courant coalisé autour de Robert Hue dans le milieu syndical et politique, faisant doublon avec le courant réformiste. On préfère toujours l'original à la copie, c'est pour cela que le syndicalisme de Delpas, le " communisme " de Hue ne peut s'ancrer dans les milieux combatifs. On ne construira pas des syndicats étudiants sur l'attentisme, sur le soutien à Maastricht, à Lang et son ministère.

Comment prétendre incarner un courant de lutte et défendre le décret sur les 35 heures qui annualise, permet de travailler jusqu'à 48 heures par semaine ; comment prétendre incarner un courant de lutte et défendre un budget de rigueur budgétaire ; comment prétendre incarner un courant de lutte et défendre la construction européenne qui déréglemente, privatise et va propulser en avant le nombre de chômeurs.

Le syndicalisme français est taraudé par ce vent de la gauche plurielle qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Mais la réalité rattrapera tous ceux qui ont choisi un gouvernement pro-Maastricht, pro-privatisation ...

A l'heure actuelle, la tâche primordiale des militants des gauches syndicales et politiques est de favoriser les convergences, les rencontres, pour lutter et réfléchir ensemble, pour ceux qui le souhaitent, à construire un parti communiste nouveau.