AMERICAN BEAUTY

 

Fiche Technique

Titre original : American Beauty
Comédie dramatique
Pays : Etats-Unis
Durée : 2 h 02
Sortie : 2 février 2000
Distributeur : UIP
Réalisateur : Sam Mendes
Avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch, Wes Bentley, Mena Suvari...
Scénario : Alan Ball
Producteurs : Bruce Cohen, Dan Jinks
Directeur de la photographie : Conrad L Hall
Musique : Thomas Newman

Résumé

Lester Burnham, sa femme et leur fille Jane habitent une élégante banlieue résidentielle digne d'un prospectus. Pavillons bourgeois discrètement cossus, pelouses manucurées...

Mais Lester Burnham, quadragénaire cynique, est en pleine crise existentielle. Son couple est à la dérive, sa fille est ultra déprimée, ses relations avec son patron sont des plus houleuses…

Bref, Lester en a marre : il décide de prendre un nouveau départ…

 

La Critique

Seb

Note: 14,5/20

Quand on voit ce film, on se dit que les américains sont vraiment tous des barges... car tous les personnages de ce film, au scénario torturé, sont censés représenter une famille américaine "normale", et que tous les américains s'y sont reconnus.

Quant à nous, on ne s'y reconnaît pas du tout, heureusement : entre le père qui se rebelle, la mère déjantée, la fille perturbée (tu m'étonnes, avec des parents comme ça !), et le voisin mateur, avec son père nazi... elle est belle l'Amérique !

On suit donc les aventures perturbées de cette famille pendant près de deux heures, en se demandant où les scénaristes (eux aussi doivent être bien tordus) veulent en venir.

Vous l'avez deviné, je ne m'attendait pas du tout à ce genre de film, mais bon, en y réfléchissant, on se dit que c'est un peu "Le goût des autres" à l'américaine, à savoir une étude profonde des mœurs et de la société américaine actuelle. D'autant plus que les acteurs sont franchement excellents : Kevin Spacey mérite largement son oscar (quand il pique ses crises, il est tordant !), et Annette Bening joue très bien la vieille fille dépassée par les événements.

Ce film, c'est toute une ambiance, développée par la musique (un peu mystique, mais omniprésente), la réalisation (les rêves de Lester, son imagination...), et par le montage des séquences, et c'est cette ambiance qu'on retient, et qu'on ne sait pas comment qualifier à la sortie de la salle : en fait, pour nous, européens, ce film reste... "bizarre"...

Clarista

Note: 16/20

Ces américains : ils n'ont pas fini de nous étonner !

Voici un film parodiant tous les aspects de l'American Way Of Life. Personne n'est oublié : le pédé, le facho, la fille mal dans sa peau, le canon superficiel, la businesswoman (et son businessman d'amant) etc...

Et au milieu de tout ça il y a Lester. Lui ne veut plus se mentir. En entrant dans sa crise de la quarantaine, il pète les plombs et révèle les défauts de chacun. Sur ce plan là, c'est délicieux, et très bien évoqué. Certaines scènes sont savoureuses.

En revanche, on peut reprocher au réalisateur un excès de style qui diminue le scénario au profit d'effets que le spectateur ne saisit pas toujours. Mais c'est pour la course à l'oscar.

Pourtant, si ce film a eu l'oscar, il me semble que c'est uniquement par l'aspect novateur qu'il présentait, car il aurait pu être mieux, surtout sans la scène finale où le but est clair : préserver la morale après s'être bien amusé avec.

Snake

Note: 10/20

Je dois avouer avoir beaucoup attendu de ce film, tant par l'attrait des médias que des spectateurs pour ce film. Et bien je dois avouer que je fus bien deçu en regardant le film, aux 5 oscars, dans lequel je mettait tant d'espoir. Le Film étant "Un portrait cynique de l'Amérique profonde d'aujourd'hui" où personne n'est ce qu'il a l'air d'être. Derrière les maisons bourgeoises et les jardins bien entretenus, derrière les sourires de façades, tout est différent. Chaque personne joue un rôle et au final n'est pas du tout ce qu'il a l'air d'être. Seul Lester Burnham (Kevin Spacey) est lui-même. Il assume. Le film se résume à une des phrases de dialogue qui revient comme un leitmotiv "Pour avoir du succès il faut donner l'image du succès" . étant aussi une espèce de définition à part entière du rêve Américain, de l'effet de la consommation dans la société Américaine et surtout dans les principes Américains difficilement compréhensible par nous Européens. On passe du rire à la compassion, de la tendresse à la haine, le film ressemble à un vaste fourre-tout, parfaitement organisé, dans lequel scénariste et réalisateur ont pu mettre tout ce que l'Amérique bien pensante déteste. "American Beauty" raconte l'histoire d'un père de famille qui plaque tout, qui décide de se reprendre en main pour se taper la copine de sa fille, entre autre. Vous allez me dire c'est assez original, je suis d'accord avec vous mais le problème, c'est que ça s'arrête là le film aurait été parfait si les choses avait été encore plus folles et plus poussée à la Lynch par exemple. Mise à part ce léger regret "American Beauty" reste tout de même un bon film. Kevin Spacey extraordinaire dans le rôle du père de faille nostalgique des années 70, une musique très peu présente et une réalisation beaucoup plus prés du commun que ce que je m'imagine. Bon film mais extrêmement décevant.