La place de la halle :

Cette place constitue le centre historique du bourg. Elle a su conserver une organisation et une architecture de caractère. Des bâtiments importants de la vie villageoise tels que l'église et la halle y sont présents. Les maisons qui la bordent sont tout à fait représentatives de l'architecture urbaine du Trièves.

Dans une délibération du 27 novembre 1840, le conseil municipal de Mens, présidé alors par M. marié décide la reconstruction à neuf de la halle "à cause de l'état de dépérissement et de délabrement dans lequel se trouve le dit bâtiment".

En août 1841, la halle est en reconstruction. Le conseil municipal délibère alors que la nouvelle halle soit établie sur un long carré et diminué dans le haut de 85cm et de 50 cm dans la largeur, ceci pour faire passer librement chars et charrettes dans la rue. Les consoles qui lient le bâtiment avec les piliers sont en fer. Entre ceux-ci sont placées des bornes pour empêcher les "voitures de stationner et de pénétrer dans la halle".

 


 


Les fontaines :

Ces trois fontaines, de style identique ont été construites au début du XIXème siècle. Elles sont constituées d'un bassin en pierre à huit, dix ou douze pans. L'eau s'écoule depuis une colonne en pierre sculptée située au centre.

Elles ont été édifiées sous l'administration du premier maire de Mens, M. Pélissier.

 


 

L'église :

La présence d'une meurtrière sur la face Nord et d'un mur construit en petit appareil (pierres rustiques équarries au marteau et soigneusement alignées) permettent de situer les origines de l'église aux environs de l'an mille.

En 1150, les Templiers installent une commanderie à Mens. Ils aménagent par la suite l'église qu'ils allongent. Ils la couvrent de voûtes de pierres, maintenues par des croisées d'ogives et appuyées sur des colonnes engagées, contenues à l'extérieur par des contreforts encastrés dans les murs.

A la fin du XIXème siècle on la modernise en perçant des fenêtres et en la dotant d'un transept.

Sur le mur, côté sud, un cadran solaire datant de 1833 porte l'inscription :

"PERUNT SED IMPUTATUR"
"Elles passent (les heures) mais sont laissées en compte"


 


 


Le café :

Ce café existait déjà au début du XVIIIe siècle. Dans Triomphe de la vie Jean GIONO mentionne le Café des Arts sous le nom Café des Amis. C'est dire si cette maison a été depuis longtemps un lieu de rencontre des artistes et écrivains.

Oeuvre du peintre picard Gustave Riquet, les peintures intérieures réalisées en 1896, sont consacrées aux paysages de la Matheysine (pont de Cognet, lac de Petichet), du Trièves (Mont-Aiguille, Obiou, ferme du Thau, etc.) et de Mens (place de la Halle). Le plafond est orné de chérubins et de figures allégoriques symbolisant les vendanges et les moissons. Des devantures en noyer sculpté complètent cet ensemble.

 

  


 Sources : Mairie  et Office de Tourisme de Mens