Les courants de lextrême droite française
Plan :
Intro.
I/ Avant 1945.
A/ Royalistes.
1) Présentation.
2) Action française.
3) Jeunesse Royaliste.
B/ Nationalistes.
1) Présentation.
2) Croix de feu.
3) Parti Populaire Français.
4) Solidarité française.
5) Ligue des Patriotes.
6) Ligue antisémite.
7) LUnion Nationale.
8) La Ligue Antisémitique de France.
9) Jeunesse antisémitique.
10)Parti National Antijuif.
11)Ligue de la Patrie française.
12)La Cagoule
13)Chez les intellectuels.
C/ Fascistes.
1) Présentation.
2) Le Faisceau.
3) Les Chemises Bleues.
4) Divers groupuscules.
D/ Les corporations.
1) FNC.
2) UNC.
3) Les Chemises Vertes.
II/ De 1945 aux années 70.
A/ Associations professionnelles..
1) Présentation.
2) Union de Défense des Commerçants et des Artisans.
3) Confédération Générale des Syndicats Indépendants.
4) Confédération Française du Travail.
5) CNIP.
B/ Nationalistes.
1) LOAS.
2) Comités Tixier-Vignancour.
3) MNP.
4) Europe-Action.
5) ULN.
6) Le FNAF.
7) LUNIR.
C/ Fascistes.
1) Jeune Nation.
2) Jeunesses patriotes et Sociales.
3) Jeune Europe.
4) Mouvement Jeune Révolution.
5) Occident.
6) Luvre française.
7) OAS-Métro.
D/ Royalistes.
1) Aspects de la France.
2) Les Libertés françaises.
3) Rivarol.
4) Les Ecrits de Paris.
5) Comités Civiques pour lOrdre Chrétien.
III/ Des années 70 à la scission de 1999.
A/ Royalistes.
1) Nouvelle Action Française.
2) Cercle Jacques Bainville.
B/ Les Nationalistes.
1) Création du FN.
2) PFN.
3) GUD.
4) Union des Cercles Résistance.
5) Unité radicale.
6) Club de lHorloge.
7) Le GRECE.
8) Ordre Nouveau.
9) Troisième Voie.
10)MNR.
11)JNR.
12)Euro-droite.
13)CERCLE.
14)Le Cercle Renaissance.
15)Faire Front.
16)CNEP.
17)RE.
18)UNED.
19)SAC.
20)Espace Nouveau.
21)UNI.
22)Nouvelle Résistance.
23)AGRIF.
C/ Fascistes.
1) PNFE.
2) La FANE.
3) Le PNF.
4) CHS.
D/ Associations professionnelles.
1) Le CDCA.
2) La CSL.
3) UGT.
4) ASL.
5) CNI.
6) MEN.
E/ Les calotins.
1) Le CEC.
2) Cité Catholique.
3) Le MSF.
4) Le GAJ.
5) La FEN.
6) LANCRE.
7) LEurope Chrétienne.
8) Diverses abbayes.
9) LOpus Dei.
F/ Les bizarres.
1) « Anarchistes de droite »
2) Les Raëliens
3) Le Temple solaire.
4) La secte Moon.
5) Un bonus surprise.
Conclu.
Intro :
Ce texte est un petit exposé préparé à loccasion dune journée de formation du Comité Universitaire de Vigilance contre lExtrême Droite par un membre du comité, Maître Follas. Il ne sagit que dun résumé des divers mouvement dextrême droite de France.
En voulant présenter les divers courants de lextrême droite française, il faut déjà se poser la question de ce quest lextrême droite. Ce débat est déjà un débat en soi. Je ne maventurerai pas à donner une définition de lextrême droite, je pense que celle ci sera compréhensible selon les courants présentés ci dessus. Lextrême droite nest pas le fascisme. Il comprend divers courants dont les idéologies ne sont pas aussi précises que lidéologie fasciste. Il ne faut pas oublier que lextrême droite vient de la droite. Il sagit dune compréhension « extrême » ou plutôt « intègre » des principes de la droite, comme le patriotisme, le respect du système, des institutions, de lEtat, de la hiérarchie, de lautorité (économique, politique et militaire) ou encore des valeurs moins affichées par la droite classique, mais omniprésentes, comme les valeurs chrétiennes qui sont à la base de lhomophobie, du sexisme, du militarisme, Cette acceptation large de lextrême droite regroupe en fait divers courants qui sont parfois opposés. Certains sont catholiques (Opus Dei, ) alors que dautres sont anti-chrétiens (nazisme, ). Des courants sont simplement considérés comme réactionnaires (comme la bande à Pasqua,...) dautres comme révolutionnaires (Nationalistes Révolutionnaires, Nationaux bolcheviques, ). Tout cela forme une mouvance politique hétérogène que je nomme « extrême droite ». Je refuse en effet dafficher des différences entre droite extrême et extrême droite. Pour moi ce genre de séparation est tellement imprécise, tellement mouvante quelle ne fait que brouiller les esprits. Je pense que lapparition, relativement récente de cette expression, « droite extrême », navait pour but que de servir la tactique des antifascistes français qui ont passé de nombreuses années à faire presque exclusivement de la lutte anti-FN. Le FN a longtemps représenté une sorte dhégémonie organisationnelle à lextrême droite, regroupant des mouvements divers, parfois opposés. Toute autre extrême droite a donc été appelée « droite extrême », ce qui est pour moi, une simple lourdeur de vocabulaire ne reposant sur aucune distinction rationnelle.
Cet exposé sert à présenter très brièvement les organisations qui ont fait lextrême droite française, qui sont les références des militants de lactuelle extrême droite. Bien entendu, il manque beaucoup de choses.
Il manque des noms. Certains théoriciens sont mis de côté (par manque de temps de préparation et par choix de privilégier les dirigeants dorganisations et les gens qui ont joué un rôle dans léchiquier politique).
Certaines chiffres manquent. Les dates de créations ou de disparitions de mouvements, ou le nombre de leurs adhérents, ne sont pas facile à trouver, du fait, parfois, de létat groupusculaire et/ou clandestins de certains mouvements, qui ont par conséquent laissés peu de traces.
Certains mouvements sont mis de côtés car il me manquait des informations pour pouvoir en parler sérieusement et rationnellement en me basant sur autre chose que des rumeurs, des réputations,
Le choix des parties est chronologique. Lextrême droite se forme, en temps que courant politique distinct à la fin du XIX, et au début du XX. Certains y voient comme sources le mouvement populiste du général Boulanger, dans les années 1880, dautres laffaire Dreyfus. Personnellement, je pense que ces dates ne marque que lapparition publique dun courant déjà formé, dont les bases théoriques viennent du mouvement contre-révolutionnaire qui apparaît au milieu du XIX (surtout après la révolution de 1848) et qui revisite lhistoire de la Révolution française. Ce courant est alors issu du royalisme. Ce royalisme est fort jusquà la seconde guerre mondiale. Je mets la fin de ma première partie à 1945, car la plupart des mouvements dextrêmes droites de cette période meurent entre 1936 et 1945.
Le mouvement renaissant après 1945, autour des thèses qui cultivent les ambiguïtés, plonge dans les théories des mouvements fascistes nés dans les années 20-30 en Italie et en Allemagne (voir aussi le cas de lEspagne ou de la Hongrie). Pour la première fois dans les années 50, ces thèses fascistes sont reprises, même très marginalement, sans la présence dun guide (führer, duce, caudillo, ) qui permette despérer une prise du pouvoir rapide. Ces thèses, impersonnallisées, prennent donc une autre dimension et se précisent dun point de vue théorique. Dautre part, il faut garder lidée quune des caractéristiques essentiels des courants fascistes, cest une certaine incohérence. Tant quun chef est là, ça passe. Mais après, les incohérences resurgissent et causes des scissions, des divisions. Il faut rajouter que si chaque époque amène de nouvelles théories, ou modifie profondément les anciennes, il subsiste toujours des représentants orthodoxes, plus ou moins groupusculaires, des idées les plus anciennes. Cette époque est surtout une époque de vache maigre pour lextrême droite. De manière générale, les divers groupes dextrême droite ne dépasse pas les 1,5% des législatives de 1951 avant 1974, excepté des cas particuliers comme les poujadistes (entre 3 et 5%).
Ma troisième partie commence entre 68 et 72, où lextrême droite se recompose après la peur du « danger bolchevique » de mai 68. Le FN est symbolique de cela, mais déjà dès la fin des évènements de 68, des mouvements dunions, généralement suivis de scissions, sont observés, tout dabord dans la mouvance héritière dOccident, bientôt animée par le GUD. Même sil est possible de penser que nous sommes toujours dans cette période, la prudence veut que lon sarrête à 1999, où la scission du FN marque un temps darrêt (une pause ou un arrêt définitif ?) pour lextrême droite française, ou règne alors le FN. Le manque de recul sur la période ouverte par la scission de 1999 ne me permet den traiter rationnellement.
Je précise aussi que je traite précisément des courants politiques, et de leurs convergences ou divergences idéologiques, et non pas des idées car on la vu récemment encore, une idée, même dextrême droite ne connaît que très peu de frontières, géographiques ou idéologiques. Le thème porteur de la sécurité par exemple, même sil est aujourdhui considéré par Le Pen comme sa propriété, a toujours été un thème de droite, quelle soit extrême ou non, selon les périodes. Lhistoire des idées est un cas à part, quil ne faut pas confondre avec lhistoire des mouvements.
I/ Avant 1945.
A/ Vive le roi.
1) Présentation sommaire : La question fondamentale du royalisme est lordre. Lordre des choses, dune société qui marche bien, ou chacun a sa place et nen bouge pas, est primordial. Si dans le cas du royalisme dextrême droite, la question nationale joue aussi, il faut reconnaître le primat du principe dordre.
Lordre soppose à légalitarisme. Le royalisme considère que des gens sont fait pour travailler, dautres pour gouverner, Les choses ne peuvent aller correctement dans un système ou chacun veut être capable de tout. Cela sallie très bien avec le christianisme, surtout le catholicisme, qui a toujours légitimé la monarchie par le droit divin. Dieu sait qui est capable de gouverner et qui doit suivre. LEglise a toujours demandé à ses fidèles de respecter lordre des choses. Mais la religion des monarchistes est exclusivement catholique, ce nest pas la religion des évangiles, écrits par « dobscurs juifs » (Maurras), mais celle de lEglise romaine qui a su filtrer ces évangiles.
Mais la nouveauté, au moment de laffaire Dreyfus, cest que les royalistes, parfois après hésitations, comme le duc dOrléans qui condamne lAction Française jusquen 1911, rejoignent les nationalistes « républicains » dans leur mouvement antisémite, contrairement aux bonapartistes (Jeunesses Plébiscitaires bonapartistes, Etudiants Plébiscitaires). Le nationalisme rentre donc dans le royalisme et ainsi, celui-ci se divise, entre le courant qui se rappelle que les familles royales sont internationales et les identitaires. On en arrive donc a des alliances entre royalistes et républicains sous la bannière de lantisémitisme.
Après 1945, apparaissent des courants royalistes dit « de gauche ». Ils considèrent alors que le roi nest là que pour stabiliser un régime qui doit rester démocratique. Cest donc juste une autorité morale supérieur qui remplacerait avantageusement le sénat ( comme le pense lactuel Nouvelle Action Royaliste).
2) Action Française : Mouvement nationaliste fondé en 1899 par les journalistes Daudet (Léon), Barrès, Maurras, Bainville et Pujo et par le militaire en retraite, le vice-amiral Schwerer. Elle ne devient royaliste que vers 1901 (sous linfluence de Maurras). Elle a des élus dès quelle se présente en 1919. A son apogée en 1934, elle compte près de 60 000 adhérents dont 8 300 sur la région parisienne (où ils constituent la première force politique de droite). Elle rassemble peu à peu des ex-ligueurs de diverses tendances, les Assomptionnistes, des bonapartistes isolés, LAction Française est aussi nom de son journal quotidien ( !), fondé en 1908, tiré à 100 000 exemplaires. Elle est structurée en 8 groupes :
La Ligue dAction Française, le parti politique principal.
La Fédération des Camelots du Roi regroupe tous les groupes de jeunes et sert aussi, sans que ce soit vraiment son rôle, de service dordre et de troupes de chocs, fondée en 1908.
La Fédération des étudiants, lycéens et collégiens dAction Française regroupe la jeunesse scolarisée. Dans les années 30, ils tiennent politiquement et militairement le quartier latin. Ils publient « LEtudiant français ».
Les Etudiantes dAction Française regroupent les femmes scolarisées, qui sont alors très peu nombreuses et très peu politisées. Elles jouent un rôle non négligeable, en légitimant de manière scientifique la vison de la femme-mère-épouse.
Les Dames Royalistes dAction Française, cest à dire la structure féminine « adulte ».
Linstitut dAction Française, cercle de formation des cadres, créé en 1906. On y mêle nationalisme et régionalisme (influence de Barrès), royalisme catholique et antisémitisme. Charles Maurras y développe sa théorie du « nationalisme intégrale » (lidentité française ne peut être que catholique, royaliste, régionale et donc anti-juif, anti-franc maçon, et ne peut se réaliser que par la monarchie).
LAction Française agricole anciennement appelée Action Française du dimanche organise les paysans et surtout les notables de zones rurales. Elle dirige la Ligue de Défense rurale et sassocie à la Corporation française de lAgriculture.
LAction Française est condamnée comme hérétique en 1926 par le pape, puis absout en 1939, par le pape collabo Pie XII. Cest le seul mouvement royaliste à avoir joué un rôle politique réel en France après 1914. Même si elle est royaliste sans concession, elle est proche de Drumont et de tous ses mouvements. Georges Valois représente sa tendance sociale (qui édite « Le Nouveau Siècle »), cest à dire la plus proche du fascisme. Il voulait se débarrasser de lélite actuelle pour en créer une nouvelle, basée sur le travail et les valeurs des anciens combattants. Il scissionne en 1925 et créé le Faisceau. Cest de lexpression utilisée dans les années 30 par les militants de gauche, « Fasciste dAction Française », que vient le diminutif actuellement employé pour dire « fasciste » : « Faf ».
LAction Française déjà très affaiblit en 40, soutien Pétain et Maurras et devient alors lun des modèles de Vichy. Mais Maurras refuse de se rallier au nazisme, contrairement à beaucoup de ses amis (Brasillach, Darnand, ). Certains militants de lAF sengage en résistance et ne supportent pas le caractère jacobin, centralisé et militaire du régime de Pétain. LAF est morte en 44.
3) Jeunesse royaliste. Lune des premières organisations royalistes à adopté le nationalisme et à participer au combat antisémite. Proche de la Ligue des Patriotes (qui pourtant se dit républicaine), plus que de lAction Française.
B/ Les Nationalistes.
1) Présentation : Ce mouvement se créé sur la question de lidentité française. Le débat sur lidentité a lieu au moment de laffaire Dreyfus. Les royalistes, écartés du pouvoir depuis 20 ans ne paraissent plus vraiment crédibles et sont lâchés par une partie des catholiques (le ralliement de 1892). Pourtant les royalistes ont des idées qui font mouche en ce qui concerne lidentité de la France. On considère alors que la République, structure politique où le nombre trop important de discussions paralyse le pays en cas durgence, nest pas adaptée en cas de guerre. Si la France ne peut pas faire la guerre, elle ne peut tenir le rôle prestigieux quelle tenait sous lancien régime. Mais cette fierté nationale ne vient en fait quaprès la révolution. Les nationalistes considèrent que les monarchistes ont divisé le pays en ordres, alors que la nationalité prime. La grandeur de la France ne peut donc être défendue que par un régime autoritaire, mais pas royaliste, car le concept de roi apparaît désormais dépassé. Le pouvoir dun roi est trop personnel, trop incontrôlable et surtout, il nest pas basé sur la compétence. Dans lesprit de beaucoup, le roi appartient avant tout à sa famille, qui est internationale. Les nationalistes se disent assez souvent républicains, mais la République nest pas synonyme de démocratie. Ce qui leur plait, cest un Etat fort, basé sur une nation unie, qui prime sur les divisions régionales et sociales de lancien régime, représenté par les royalistes.
Les nationalistes veulent donc défendre lidentité française, mais ne rattache pas celle ci à la monarchie. Lidentité est alors catholique et on considère le protestantisme comme inventeur de lindividualisme qui ne fait que diviser les gens dune même nation pour des intérêts de pouvoir ou dargent. Plus tard, sous linfluence des courants fascistes, certains nationalistes remettront en cause la chrétienté, pour privilégier la religion antique païenne. Ces nationalistes sont généralement du courant révolutionnaire.
Il existe des nationalistes qui ne sont avant tout que des réactionnaires. Ils veulent simplement revenir à une nation française débarrassée des apports étrangers, qui amènent corruption et perversion, sans remettre en cause le fonctionnement républicain.
Les nationalistes révolutionnaires considèrent que la France ne peut pas se défendre contre linvasion, avec ce régime, corrompu par les apports immigrés, et quil faut un régime autoritaire, fondé sur une autorité légitime. Là apparaît la question sociale. Les nationalistes réactionnaires souhaitent respecter un ordre social, alors que les révolutionnaires considèrent que lordre social est lui même issus et constitué à partir de la gangrène de la société qui est lapport étranger (ils en veulent pour preuve le fait que lélite sociale souvre aux idées, mouvements et capitaux étrangers). La bonne élite doit donc être avant tout ethnique.
La question de lordre, est donc simplement un moyen de faire respecter cette identité. Mais il faut aussi différencier le nationalisme qui domine avant 45 en France, cest à dire un nationalisme xénophobe, de celui qui vient après, cest à dire un nationalisme raciste.
Le nationalisme xénophobe, celui de Maurras rejette tous les étrangers, y compris les Allemands, Suisses (tous individualistes car protestants), Anglais (adversaire historique de la France), Juifs (religion individualiste et Etat dans lEtat), Américains (ramassis de toutes races), Celui de laprès 45, influencé par le fascisme réfléchit plus en terme ethnique et différencie les « races » avant les nations. La hiérarchie des races mise au point par les nazis de manière très précise (indo-européens divisés entre aryens, latins, puis les asiatiques, puis les nègres, jusquaux juifs) reste dans les mémoires, même si elle nest pas adoptée par tous. La véritable nation pour les nationalistes daujourdhui est européenne et fait partie de la race indo-européenne.
2) Les Croix de Feu : Mouvement danciens combattants qui se sont illustrés au front, nationalistes réactionnaires et germanophobes, fondé en 1927 par Maurice Hanot, rejoint en 1929 par le Lieutenant-Colonel François De La Roque Séverac pour faire valoir les droits des anciens combattants et défendre les valeurs pour lesquels ils ont combattu : la Patrie, lordre moral, Ils ne comptent que 2 000 adhérents en 1929. Opposés au fascisme, puis au nazisme, ils souvrent au delà des anciens combattants en créant les Fils et Filles de Croix-de-Feu, en 1932, la Ligue des Volontaires Nationaux en 1933 et finalement le Parti Social Français en 1936 (il compte alors 300 000 adhérents). Il sagit alors dune organisation para militaire plus que politique. De La Roque aspire alors à la prise du pouvoir de manière solitaire, comme Mussolini, mais sa dictature ne doit pas être fasciste. Sil comprend des fascistes, le PSF accueille surtout des anciens des Jeunesses Patriotes ou dAF, déçus par limmobilisme de leur organisation. Le 6 février 34, les Croix de Feu, qui ont le nombre, refusent de marcher sur lassemblée.
En 1936, ils obtiennent 20 sièges à lassemblée. Lors dun de leur meeting à Clichy en mars 1937, la police du Front Populaire tire sur les contre-manifestants de gauche, tue 5 personnes et en blesse 200. Cest lune des raisons de la chute du Front Populaire. Le PSF revendique 800 000 adhérents en 1938 et obtient 9,3% aux législatives de 1939. Il commence alors à entrer dans le jeu parlementaire. En 1940, ils soutiennent majoritairement Pétain jusquen 1942, quand Pétain accepte loccupation de la zone libre. Certains, comme De La Roque sengagent aux côtés de De Gaulle. Cest la raison pour laquelle il sera arrêté, torturé et déporté. Il meurt en Allemagne en 1946 des suites de ses blessures.
3) Parti Populaire Français : Parti dit « socialiste », fondé en 1936 par des anciens du PCF, comme Henri Barbé ou Paul Marion, menés par Jacques Doriot. Il regroupe, dès 1937,des anciens de lAF, des Croix de Feu ou de Solidarité Française. Ils se revendiquent dune révolution nationaliste. Il est financé par le grand patronat qui veut déstabiliser le PCF. Il compte 60 000 adhérents en 1938, dont une majorité douvriers et de chômeurs. Leur organe est « Emancipation Nationale ». Ils utilisent le cérémonial fasciste et le salut romain, mais sont surtout antiparlementaire, anticommunistes et patriotiques. Il se revendique aussi anticapitaliste pour la forme. Il devient catholique, raciste et antisémite vers 1937 pour toucher la bourgeoisie. En 40, le PPF est en pleine déconfiture, ne bénéficiant plus des fonds du patronat, qui na plus peur du PCF. Dabord réservés vis à vis dHitler, ils collaborent dès 1941. Doriot partira pour le front de lEst avec la Légion des Volontaires Français.
4) Solidarité Française : Mouvement créé en 1933 et financé par le parfumeur François Coty (ex maire bonapartiste dAjaccio), propriétaire du journal populiste et antirépublicain « LAmi du Peuple » (tirage : 700 000 ex.), ex patron du « Figaro » et financeur des Croix de Feu et du Faisceau. Au premier rang des émeutiers du 6 février 34, avec le commandant Jean Renaud. Elle a 10 000 adhérents en 1934, à la mort de Coty., Lorganisation ne peut plus survivre financièrement et rejoint les Francistes.
5) Ligue des Patriotes : Organisation créée vers 1880, dissoute en 1889 et recréée par Paul Déroulède (mort en 1914), en 1898, pour regrouper les anti-dreyfusards et défendre lhonneur de larmée. Elle compte 60 000 adhérents en 1899. Lors de lenterrement du président Faure, en 1899, la ligue tente de soulever larmée, mais celle-ci ne suit pas. Elle a aussi une section jeune la Fédération des Jeunesses républicaines patriotes. En 1905, le directeur de campagne de Déroulède est Edouard Dubuc (ex Parti National Antijuif). Cette ligue se prétend républicaine, voir même parfois socialiste, mais nombre de ses militants rejoindront lAction Française (comme Dubuc). Elle ne dure pas longtemps, mais Pierre Taittinger, député de Paris, créé les Jeunesses Patriotes sur le même principe, en 1924, avec le général de Castelnau. Les Jeunesses Patriotes sactivent surtout contre les communistes, grâce à leurs troupes de chocs, les Phalanges Universitaires. Ce seront les meneurs du 6 février 34, ils comptent alors 100 000 adhérents. Dissoutes sous le Front Populaires, elles se refondent en Parti Républicain National et Social, qui sera sans réelle influence.
6) La Ligue Antisémite. Groupe créé en 1897 et qui connaît un gros essor durant laffaire Dreyfus. Elle est dirigée par Jules Guérin, qui incite le peuple au pogrom. En avril 1898, Guérin créé son journal « Lanti-juif ». Sa seule théorie est lantisémitisme. La ligue a des députés dès mai 1898. En 1899, malgré la longue résistance acharnée de Guérin, rue de Chabrol (fort Chabrol), la ligue est dissoute et Guérin arrêté. Si la ligue refuse une idéologie autre que lantisémitisme, elle est pourtant très proche de lUnion Nationale. Elle est réputée comme la plus disciplinée de toutes les ligues. Sa composition est hétéroclite (des socialistes, boulangistes, blanquistes, anticléricaux ). Elle est estimée à 11 000 militants en 1898 (dont 2 800 à Nancy).
7) Union Nationale. Organisation des cathos ralliés à la république en 1892, créée en 1893. Dirigée par labbé Garnier, soutenue par le Vatican. Elle est très liée avec la Ligue Antisémite (beaucoup de double adhérents). A la fin des années 1890, on estime quelle a 12 500 adhérents. Elle comprend la Jeunesse de lUnion nationale, lUnion nationale ouvrière, lUnion nationaliste des femmes françaises, la Ligue de lévangile, le Cercle dapologétique, Elle publie « Le peuple français », créé en 1893 et qui fusionne avec « La Libre Parole » de Drumont en 1910, le plus gros journal antisémite de France. Leur pétition antimaçonnique de 1899 recueille 170 000 signatures. LUN collabore avec de nombreuses ligues et les soutiennent aux élections.
8) La Ligue Antisémitique de France. Créé en 1889 par Edouard Drumont, elle devient en 1899 le Grand Occident de France.
9) Jeunesse Antisémitique. Devient Jeunesse antisémitique de France en 1897, puis Jeunesse Antisémite et Nationaliste en 1899, elle est alors lorganisation de jeunesse commune à la Ligue Antisémite et à la Ligue Antisémitique de France. Créée 1894, par Edouard Drumont et le marquis de Mores (royaliste et populiste, qui est à la tête dune bande de bouchers de La Villette et organise des ratonnades dans Paris). En 1896, Edouard Dubuc (conseiller municipal de Paris en 1900), proche de Guérin, en devient le chef.
10) Parti National Antijuif. A la disparition de la Ligue Antisémite (1899) et de la Ligue Antisémitique de France (qui change en 1899), les jeunes de ces ligues, Jeunesse Antisémite et Nationaliste, créent le Parti National Antijuif, en 1901. Dirigé par Drumont, Henri de Rochefort et Firmin Faure. Son slogan est « Chassons les youpins à grands coups de gourdins ». Edite « Le précurseur ». Composés de catholiques (liés à lUnion Nationale, à la Jeunesse Royaliste, voir à lAction française). Il regroupe des gens très divers (des royalistes et des républicains) et contrôle le Cercle Antisémite détudes sociales, la Fédération Antisémite des lycées (créée en 1890), la Jeunesse Républicaine Nationaliste. Il se sépare en 1904. Dubuc et ses amis rejoignent la Ligue des Patriotes et la tendance de Drumont et Firmin Faure, le Comité national antijuif, créé en 1901 devient autonome et se transforme en Fédération Nationale Antijuive en 1903 (avec Léon Daudet, fondateur de lAction Française).
11) La Ligue de la Patrie française. Créée en 1898 par Barrès et un appel de 22 académiciens, décrivains comme Jules Verne, dartistes comme Renoir et Mistral et dautres personnalités comme Cavaignac, pour répondre à la création de la Ligue des Droits de lHomme. Elle rassemble les intellectuels dextrême droite, quelque soit leur tendance. Elle rassemble vite beaucoup de lycéens et étudiants, et même des associations danciens combattants. Elle compte 500 000 adhérents en 1900, mais retombe à 200 000 en 1901 et séteigne peu à peu pour disparaître en 1910 sous le poids des dissensions internes.
12) Comité Secret dAction Révolutionnaire (dit « La Cagoule ») : Mouvement clandestin créé en 1934, après léchec du putsch du 6 février, par des déçus de lAction Française. Très influent dans les milieux militaires, dirigé par Eugène Deloncle, royaliste, mais avant tout anti-républicain et anti-bolchevique, ce comité est organisé de manière secrète et les membres ne se connaissent presque pas entre eux. Il est responsable de nombreux assassinats, donc celui des militants antifascistes italien, les frères Rosseli et celui de Max Dormoy, socialiste et ministre de lintérieur de 1937 à 38, responsable de la répression quà subit la Cagoule. Son idéologie est obscure : entre royalisme et dictature fasciste, la Cagoule hésite. Elle met au point un coup détat militaire, qui est annulé à la dernière minute. Deloncle est emprisonné de 1938 à 1940. Libéré avec larmistice, Deloncle rejoint lamiral Darlan (qui veut « libérer Pétain, prisonnier des Allemands, et restaurer la souveraineté française »). Il reprend contact avec danciens cagoulards (120 ont été arrêtés en 1938). Deloncle collaborera aussi avec lamiral Canaris, qui dirige les services secrets allemands et qui soppose à Hitler, raison pour laquelle il est exécuté par la Gestapo en 1944.
13) Chez les intellectuels. Divers courant de pensée se dessinent à lextrême droite, dans des milieux intellectuels influencés par Maurras ou dautres. Ces courants ne débouchent pas forcément sur des organisations politiques, mais des groupes de réflexions apparaissent, comme celui de la revue « Combat ». Ce journal représente le courant de la jeune droite. On y trouve des anciens de lAF, comme Robert Maxence et Robert Brasillach, qui deviendront fascistes et des intellectuels venus de la droite conservatrice, comme Jean de Fabrègues, Maurice Blanchot ou Pirre Andreu. Il faut aussi citer « La revue française » ou « Les cahiers ». Ces courants nont quasiment aucune influence sur le jeu politique ou sur la population.
Drieu La Rochelle est lexemple du « socialisme fasciste ». Ce courant ne représente à peu près que lui-même. Actif dans la collaboration avec les nazis, il regrette que les Français continuent à se considérer comme Français et non comme Européens et considère Hitler comme trop modéré.
Robert Brasillach a aussi rassemblé la fine fleur de lantisémitisme le plus radicale dans son journal « Je suis partout ». On y retrouve Pierre Gaxotte, Maurice Bardèche, P.-A. Cousteau, Lucien Rebatet, Georges Blond, pour la plupart des anciens de lAF.
C/ Les Fascistes.
1) Présentation : Sans définir le fascisme, il faut néanmoins expliquer, que ces organisations sont bien mieux définies dans leurs théories. Contrairement aux mouvements nationalistes qui peuvent être très vastes et hétérogènes, les mouvements fascistes sappuient sur une base théorique très forte, qui puise sa source dans les écrits de Mussolini, Hitler et un certains nombre dautres théoriciens de ces deux régimes fondateurs du fascisme. Sappuyant sur une base petite bourgeoise (petits commerçants, artisans, haut fonctionnaires), le fascisme sétend très facilement dans les milieux populaires en jouant sur les valeurs déjà présentes dans ces milieux, comme le patriotisme, le racisme. Il profite de la concurrence que le capitalisme installe entre les travailleurs pour dénoncer des boucs émissaires dans les classes pauvres du pays. Il joue aussi sur la frustration de pouvoir des « petites gens » qui passent leurs vies à obéir (à lécole, au boulôt, dans la rue) pour leur proposer une place valorisante, une place de pouvoir, due à leurs racines ethniques. Cette culture populaire des milieux fascistes constitue sa principale contradiction, puisque le fascisme ne rejette pas les clases dirigeantes, considérées comme corompues, mais se contente de vouloir les épurer de la « racaille sémite » ou tous simplement des « patrons apatrides » qui font venir des travailleurs immigrés. Le soit disant socialisme dHitler repose uniquement sur 2 choses : la volonté dêtre proche du peuple et de se battre pour lui ; et ladmiration des fascistes dalors pour le mode dorganisation très rigoureuse des partis socialistes dalors. Pourtant, les fascistes ne sont pas unis dans une seule organisation et il ne sagit pas uniquement de raisons liés à des questions de pouvoir personnel ou de tactiques.
2) Le Faisceau : Premier mouvement réellement fasciste, fondé en 1925 par Georges Valois, suite à une scission de lAction Française. Ils jugent le royalisme trop archaïque et considère que lEtat doit être fort, mais entre les mains dun chef autant politique que spirituel, issu du peuple et en phase avec celui-ci et non dun roi. Ce mouvement na jamais eu une grosse influence. Il est financé par des industriels et François Coty. Il meurt en 1928 et Valois retourne dans son premier mouvement, lanarcho-syndicalisme.
3) Les Francistes (dit « Les Chemises Bleues ») : Créé en 1934 par Bucard (ex responsable du SO du Faisceau), le mouvement franciste est le correspondant français du fascisme italien et bénéficie des subventions de Mussolini. Ils sont rejoint par Solidarité Française et regroupe alors 10 000 militants actifs (+ autant de sympathisants). Ils déclarent : « Notre philosophie soppose sur lessentiel à celle de nos aînés. Nos pères ont voulu la liberté ; nous réclamons lordre. Ils ont professé légalité, nous affirmons la hiérarchie des valeurs ». Ils portent luniforme et salut à la romaine, comme Solidarité Française.
4) Divers groupuscules. Il existe divers groupuscules très marginaux, souvent plus proche du nazisme. Le Parti Populaire Socialiste National dAndré Chaumet, financé par Hitler, le Parti Socialiste National Indépendant du docteur Rainsart, la Milice Socialiste Nationale de lex anarchiste Gustave Hervé.
D/ Les corporations.
1) Fédération Nationale des Contribuables. Association de droite libérale créée par Marcel Large en 1928. Quand arrive la crise en 1929-30, lassociation, qui revendique 700 000 adhérents, se radicalise sur des positions anti-parlementaires et dénonce la corruption de lEtat, dominé par les juifs qui ouvrent la voie aux bolcheviques. Elle participe au 6 février 34 mais la masse des adhérents, issus de la petite bourgeoisie ne suit pas. Son journal sappelle « Le réveil des contribuables ».
2) Union Nationale des Combattants. Première organisation danciens combattants avec 900 000 adhérents (autant que lUnion Fédérale des Combattants), créé en 1918. Elle commence à défendre les droits des anciens combattants et le patriotisme, puis elle se donne lobjectif, en 1933, de rétablir lautorité de lEtat, si besoin par la force. 20 000 de ses militants (seulement) défilent le 6 février 34, mais sans se mêler aux fascistes.
3) Comités de Défense Paysannes (dit « Les Chemises Vertes ») : Fondé en 1934 par lagriculteur Henri Dorgères (ex-royaliste), il sagit plus dun syndicat agricole que dun parti. Il regroupe des cultivateurs et des éleveurs catholiques séduits par le projet fasciste de « retour à la terre » et par le concept fasciste dagriculture favorisée par lEtat combinée à la libre entreprise. Ses 400 000 adhérents sont en fait plus attirés par une défense corporatiste de leur métier et la valorisation de leur mode de vie. Il participe au Front Paysan (populiste), dEdmond Jacquet et Jacques Le Roy Ladurie.
II/ De 1945 aux années 70.
A/ Les associations professionnelles..
1) Présentation. Il nexiste pas de tradition syndicale à lextrême droite. Celle-ci, opposée à lidée de lutte de classes, soppose logiquement au syndicalisme marqué à gauche. Des structures, souvent organisées par les patrons, ont existé pour propager lidée de collaboration de classe. Lextrême droite se rattache à cela. Bien entendu, cela se fait sans grèves (Mussolini a interdit la grève en 1922). La journée des travailleurs devient sous Vichy la fête du travail, Vichy interdit la grève et ladhésion aux syndicats officiels est obligatoire. Les Nazis ont créés le Front du travail le 2 mai 1933, pour promouvoir une communautés de tous les Allemands productifs. Franco met en place des syndicats « verticaux » qui sont simplement le moyen de faire passer la propagande dEtat dans les masses ouvrières.
Pourtant, il faut noter que lextrême droite a aussi utilisé le syndicalisme « de gauche ». Le racisme étant très répandu en milieu populaire, il lest aussi dans les syndicats, y compris les plus à gauche, comme la CGT. A Marseille, dans les années 80, la CGT est devenu un terrain de prédilection pour le FN. Certains candidats FN affichent leur appartenance à la CGT et la revendique : « Je suis à la CGT pour défendre mes droits de travailleurs, et au FN pour défendre mes droits de Français. »
En milieu étudiant, lextrême droite ne se lance dans le corporatisme ou le syndicalisme (Minorités de lUNEF, syndicat de droite comme lUNI, la Fédération Nationale des Etudiants Français) avant quapparaisse, à Assas, Union Droit (du GUD) ou le Renouveau Etudiant (du FN) plus tard.
2) Union de Défense des Commerçants et des Artisans. Mouvement populiste fondé en 53 par Pierre Poujade (ex résistant), dont Le Pen fut député (le plus jeune de France) après les élections56 (11,6%). Le Pen dirigeait dès 1955, la branche jeune, lUnion de Défense de la Jeunesse Française. Antisémite, lUDCA sen prenait volontiers à Pierre Mendes France et avait pris lhabitude dattaquer ses meetings. Il réclamait surtout la baisse des impôts pour les commerçants et artisans et dénonçait le régime corrompus et juif (ce qui semble aller de soi). Elle publie « Fraternité Française » dès 1954. Il est marrant de noter que les fiefs poujadistes dalors sont les régions ou le FN est aujourdhui le plus faible et inversement. Il cesse dapparaître vers 58. Vers 1957, Le Pen quitte lUDCA pour sengager dans la bataille dAlger et mater les rebelles algériens. A signaler lutilisation intensives de la torture lors de la bataille dAlger. En 58, à son retour, il est réélu député. Il le restera jusquen 62.
3) Confédération Générale des Syndicats Indépendants. Fondé en 1948 par des anciens pétainistes et des gaullistes. Pas dinfluence réel dans le monde ouvrier.
4) Confédération Française du Travail. Syndicat ouvrier dextrême droite, qui prétend défendre les travailleurs contre le bolchevisme. Elle joue un rôle relativement important dans de nombreuses grèves en 1967, mais nest pas représentative. Elle se spécialise dans la dénonciation de ce quelle pense être de la subversion et dans lattaque des piquets de grève. Impliquée dans le meurtre dun ouvrier à Reims en 1977, elle devient Confédération des Syndicats Libres.
5) Centre National des Indépendants et Paysans. Créé en 1949 par des pétainistes, il rassemble des vieux militants dextrême droite mais na pas vraiment de rapports avec la paysannerie. Il vivote jusque dans les années 70 ou il commence à constituer un débouché pour des ex du PFN ou du GUD, pour les faire passer dans la droite classique ou le FN. Il change de nom et devient CNI.
B/ Nationalistes.
1) LOrganisation de lArmée Secrète. Fondé le 29-05-1961, par des militaires dépités et des colonialistes lâchés par De Gaulle. Lemblème est la croix celtique et le slogan : « LAlgérie française ». Dirigé par Raoul Salan, lun des 4 putschistes et Jean Jacques Susini. Les commandos Deltas organisèrent des attentats en France et en Algérie et tuèrent de nombreux Algériens. Le 20-04-62, Salan est arrêté et défendu par Maître Tixier-Vignancour. Il est condamné le 23-05-1962 à la prison à vie et ses collaborateurs terroristes sont pour la plupart condamnés à mort. Mais lorganisation subsiste encore un peu.
2) Comités Tixier-Vignancour. Rassemblement électoraliste de divers courant dextrême droite pour soutenir Maître Tixier-Vignancour, candidat sans parti à la présidentielle de 1965 (5,32%). Son directeur de campagne est Jean Marie le Pen.
3) Mouvement Nationaliste du Progrès. Organisation groupusculaire, précurseur de la Nouvelle Droite, dirigée par Dominique Venner. Années 60.
4) Europe-Action. Rassemblement autour du journal du même nom des militants menés par Pierre Sidos et Dominique Venner, issus de Jeune Nation, et du MNP. Il sont les précurseurs du courant dit « Nouvelle Droite ». On y trouve aussi Georges Pianult, dit « Goulven Pennaod », ami du SS français Saint-Loup et nazi dès lâge de 15 ans (1943), ancien combattant en Indochine, au Maroc, au Congo, chercheur du CNRS en 1996, Pierre Vial, futur dirigeant de Terre et Peuple, du FN, Alain de Benoist, futur fondateur du GRECE.
5) Union des Lyçéens Nationalistes. Groupe de lycéens proches dOccident, qui deviendront en 1974 lUnion Défense des Lycéens, section lycéenne du GUD. Il se sont fait remarqué par lattaque du lycée Buffon à Paris le 20-03-70.
6) Le Front National de lAlgérie Française. Ce front, créé en 1960, rassemble 100 000 personnes de droite à lextrême droite, dont George Sauge (de Cité Catholique), Le Pen et Jean Louis Tixier Vignancour.
7) Union Nationale des Indépendants Républicains. Rassemblement électoraliste qui soutient la candidature de Maître Isorni, avocat de Pétain et Brasillach, candidat à Paris en 1951. Son service dordre est assuré par les jeunes du Front Universitaire de la Liberté, dirigé par Le Pen. Ce front a été créé par la Corpo, une association de droite, membre du syndicat de gauche UNEF, dirigé par Le Pen en 1950 et rassemblant les ex des Camelots du Roi, les Jeunes Indépendants et les gaullistes de Jacques Dominati. LUNIR cherche à donner au pétainisme une image respectable, tout un citant abondamment Drumont.
C/ Fascistes.
1) Jeune Nation. Groupuscule fasciste, qui dénonce « linvasion des métèques », créé en 1949 par Pierre Sidos et ses frères. Dissout en 1958 suite à une série dattentats et dagressions. Il compte 3 à 4 000 adhérents, dont beaucoup de vétérans de lIndochine.
2) Jeunesses Patriotes Sociales. Premier groupuscule dextrême droite avant lapparition dOccident. Dirigé par Roger Holeindre, actuellement responsable du cercle des anciens combattants du FN.
3) Jeune Europe. Groupuscule fasciste des années 60.
4) Mouvement Jeune Révolution. Groupuscule fasciste des années 60. Le 6-02-70, avec des militants du GUD, ils empêchent la tenue dun meeting antifasciste à Assas. En 1974, ils font liste commune avec le GUD à Assas. Ils représentent le courant solidariste (catholiques radicaux).
5) Occident. Groupuscule nationaliste radical, créé le 23-04-1964 par Pierre Sidos et des anciens dEurope-Action. Il regroupait 500 militants, dont un certain nombre danciens prisonniers de lOAS, qui venaient dêtre graciés. Dissout parle conseil des ministres en 1968, suite à lattaque à la bombe dune librairie maoïste le 28-10-68. On y retrouve Alain Madelin (DL), Gérard Longuet (RPR), le théoricien, Eric Raoult (RPR), Patrick Devedjian (RPR), François Duprat (FN, décédé en 78, dans un attentat), Jacques Bompard (FN, maire dOrange), Philippe Asselin, Alain Robert (Proche de Pasqua), des anciens de Jeune Nation, de la Fédération des Etudiants Nationalistes, Le groupuscule sest fait remarqué par ses attaques contre les manifestants et les lycées occupés en mai 68. Premier groupe de jeunesse dextrême droite radicale aussi important depuis 1945. Son objectif était de « liquider la pourriture démocratique et les valets du bolchevisme ». A noter : Madelin et Longuet faisaient parti du commando qui, le 12-01-1967, attaque des militants qui faisaient une collecte pour le Vietnam à Rouen. Plusieurs personnes à lhôpital.
6) Luvre française. Fondé en 1968 par Pierre Sidos. Il regroupe des ex de Jeune Nation, dOccident et se veut nationaliste, anti-communiste, catholique, raciste et antisémite. Lemblème est la croix celtique. Luvre française regroupe jusquà 2000 membres et rejoindra le FN en 1996. Il semble quelle sen soit séparé peu avant ou peu après la scission de 1999. Son journal sappelle « Jeune Nation », tout comme son organisation de jeunesse.
7) OAS-Métro. Branche catholique intégriste de lOAS, particulièrement extrémiste. Dirigé par Pierre Sergent (futur député FN), lun des reponsablede la sécurité de Giscard dEstaing durant sa campagne présidentielle de 1974.
D/ Les royalistes.
1) Aspects de la France. Revue créée en juin 1947 par Maurice Pujo et Georges Calzant, anciens de lAF pour continuer à représenter le courant royaliste nationaliste. En 1954, Pierre Boutang scissionne avec Philippe Ariès, Gustave Thibon et dautres et créent la revue « La Nation Française », qui se veut une forme plus moderne de royalisme, toujours fidèle à Pétain. « La Nation française » éclate dans les années 60, suite à des désaccords sur lAlgérie et à la compromission de Boutang avec De Gaulle. En 1992, « Aspects de la France » se transforment en « LAction Française », mais nest plus lorgane de la Nouvelle AF. A lâge de 20 ans, en 1948, Le Pen diffuse ce journal, avant de diriger, en 1951, un Front Universitaire de la Liberté (FUL) qui soccupera du service dordre de Maître Isorni, lavocat de Pétain et Brasillach, et candidat de lUnion Nationale des Indépendants et Républicains (UNIR).
2) Les Libertés françaises. Journal créé en 1955 par François Daudet. Cest plus intellectuel que directement politique.
3) Rivarol. Hebdo fascisant maurassien fondé en 1946 sur lantiparlementarisme et lanti-gaullisme. Son principal mérite est davoir survécu jusquà aujourdhui. Il est, dès le début, plus lorgane des cathos intégristes que des réels royalistes. On y retrouve Lucien Rebatet, François Brigneau (ancien du Rassemblement National Populaire du collabo Déat et ex de la milice de Vichy, en 44), Antoine Blondin, Pierre Antoine Cousteau.
4) Les Ecrits de Paris. Revue fondée en 1947 pour défendre la mémoire de Vichy. Bien quelle ne soit pas explicitement royaliste, elle accueille beaucoup danciens de lAF.
5) Les Comités Civiques pour lOrdre Chrétien. Groupuscule royaliste qui soutien lAlgérie française et contribue à lancer en 1960 le Front National pour lAlgérie Française. On y retrouve Le Pen, qui a quitté Poujade en 57.
III/ Des années 70 à la scission de 1999.
A/ Les royalistes.
1) La Nouvelle Action Française : Mouvement royaliste fondé en
1968 par Bertrand Renouvin, qui publie « Royaliste » puis «
Nouvelle Action Française ». Il ne sagit plus vraiment dune
extrême droite, mais dun courant oscillant entre socialisme et conservatisme.
2) Le Cercle Jacques Bainville. Dinspiration maurassienne, ce cercle se veut « lexpression du royalisme dans la faculté ». Créé en 1977, décédé peu après 1993. Il dénonce la fac ouverte à tous sans sélection. Il se présente aux élections à Assas et ne dépasse jamais 1%
B/ Les Nationalistes.
1) Création du FN. Fondé le 5-10-1972 par des ex dOrdre
Nouveau, comme François Duprat, François Brigneau (qui se définit
« maurassien ») et par Jean Marie Le Pen, ancien lieutenant de para
en Indochine et Algérie, ancien directeur de campagne de Tixier Vignancour,
collabo, avocat et candidat à la présidentielle de 1965 (5,32%),
ancien député de Pierre Poujade (le plus jeune de France alors).
Son objectif est de rassembler les diverses tendances de lextrême
droite, sur le modèle du Mouvement Social Italien. Le Pen est président
car il nest pas membre dune des tendances fortes lors de la création.
Brigneau est vice-président, pour les royalistes dOrdre Nouveau
et Alain Robert est secrétaire général pour les nationalistes
révolutionnaires dOrdre Nouveau. Roger Holeindre, vieil ami de
Le Pen, est secrétaire général adjoint. En 73, plusieurs
membres du FN, les ex dOrdre Nouveau, scissionnent et créent Faire
Front puis le Parti des Forces Nouvelles. Aux présidentielles de 74,
Le Pen obtient 0,74%. Le FN est alors au plus bas, un groupuscule parmi dautres.
En 1986, aux législatives, le FN fait 15% et obtient 32 députés.
Lemblème du FN, la flamme tricolore vient du MSI italien. Le FN
dénonce limmigration comme source de linsécurité
mais prône aussi le rétablissement de la peine de mort, linterdiction
de lavortement,
A la mort de François Duprat, en 78, dans
un attentat, les nationalistes révolutionnaires quittent le FN, suivis
par la revue « Militant » de Bousquet, en 81. Les solidaristes deviennent
plus importants et Le Pen se lance dans le libéralisme économique.
Le FN enregistre ses plus mauvais résultats en 81 (0,18% aux législatives)
puis devient hégémonique dans lextrême droite française
vers le milieux des années 80 (résultats électoraux de
Dreux en 83, 16,7%, des européennes en 84, 11,2%, législatives
de 1986, 10% et 35 députés).
Son organisation de jeunesse, le FNJeunesse, créé en 1974, souvre aux courants nationalistes révolutionnaires sous linfluence de son nouveau président, Samuel Maréchal, gendre de Le Pen, au début des années 90. Maréchal est le défenseurs de la ligne « ni droite, ni gauche, français » qui plait au GUD, tout comme son opinion sur la guerre du golfe, où il parvient à convaincre Le Pen de soutenir Saddam Hussein, dirigeant nationaliste. Cela ne plait pas à la vieille garde du FN qui a lhabitude de soutenir les USA contre le communisme. Cest donc un tournant impulsé par cette jeunesse proche des nationalistes révolutionnaires qui précèdes les meilleurs scores électoraux du FN (municipales de 95, régionales de 98). En 92, le dirigeant du FNJ parisien, le libanais Habib Haddad, dit « Richard », représentant la tendance catholique intégriste, est écarté par la direction nationale de Maréchal, pour mettre des gudards, comme Pierre Oldoni et Jildaz Mahé O Chinal. Dès lors le FNJ apparaît à chaque action organisée par les nationalistes révolutionnaires (commémoration de la mort de Sébastien Deyzieu, militant de luvre française, tombé dun toit alors quil était poursuivi par la police après une manif anti-USA en 1994 ; sur la liste du GUD à Assas en 93, ) avec les JNR.
Sa milice armée est le DPS, dirigé par Bernard Courcelles jusquen 99, et le Groupe 11, de Nicolas Courcelles. Il comprend 3 000 personnes en 96. Ils se forment et sentraînent au château de Neuvy-sur-Barangeon, tout comme les scouts dAventure et Tradition.
Le FN publie « Nationale Hebdo » et soutien le quotidien « Présent », lhebdo « Minute » et « Le choc du mois ». Sa revue théorique est « Identité » et son bulletin interne « La lettre », bimendsuel.
2) Parti des Forces Nouvelles. Le PFN est formé en octobre 1974 avec des gens qui ont quitté le FN en 72 et sont passés par Faire Front, dont le GUD. Il regroupe les ex dOrdre Nouveau, des ex du FN et de Faire Front, soit 5000 adhérents. Dirigé par Pascal Gauchon. Le PFN soutient Chirac à Paris et la Droite à Aix-en-Provence aux municipales de 1977 et rejoint leuro-droite aux européennes de 1978, négocie avec le FN avant de faire sa propre liste, menée par Tixier Vignancour (1,31%). Gauchon et Alain Robert démissionne en 78 et rejoindront le FN et plus tard le RPR. En février 1982, le PFN attaque le ministère des transport publics et de la solidarité en le confondant avec le ministère de la santé. Il disparaît vers 83, 84. Sa branche jeune, animée par le GUD est le Front de la Jeunesse. Ce parti est financé par Giscard dEstaing, qui loue ses militants pour son service dordre. Lun de ses militants, Albert Spaggiari, ex dOrdre Nouveau, est lauteur du plus gros hold up de France, à la Société Générale de Nice (60 millions de F.), le 18-11-1976. Certains de ses militants sont courtisés par le RPR car ils sont de bons meneurs dhommes (José Bruneau de la Salle, maire adjoint du XV° arr. de Paris en 1977, Philippe Guignache, député du Tarn, F. Saint Sernin, député de Dordogne).
3) Le Groupe Union Défense. Créé en 1969 par des étudiants de droit de Paris (Assas) et leurs copains fascistes (qui se sont majoritairement inscrit à Assas lannée suivante). Ils prennent la majorité dans les conseils de la fac grâce à une liste, dite apolitique, qui prend le nom de Groupe Union Droit ou Union Défense des Etudiants de Assas et avec lalliance de la corpo Droit, qui organise avec le GUD un meeting « contre le gauchisme ». Il se font remarquer par leurs actions violentes et, à partir de leur fief dAssas, jouent un rôle essentiel dans la formation de nouveaux partis, comme Ordre Nouveau ou le PFN. Fondé à Paris par Gérard Longuet (ex dOccident), avec notamment William Abitbol (proche de Pasqua) et François Duprat (ex-Occident, futur FN, collaborateur de la DST) et à Strasbourg par Robert Spieler et Gérard Freulet, alors étudiants. Symbolisé par la croix celtique et le rat noir. A noter, un cas particulier chez les fascistes, il ny a pas vraiment de chef, juste un porte parole, soumis à des décisions collégiales. Les militants sont peu disciplinés et nhésitent pas à désobéir aux ordres (sans doute une marque de jeunesse). En 1981, le porte parole, Arnaud Lutin, na que 16 ans. En 72, ils rejoignent le FN qui se créé, avec Ordre Nouveau et le quitte en 73 pour créer Faire Front, qui formera le PFN en 74, avec dautres anciens du FN. En 1985, il sallie avec le MNR. Dès 92, il commence à renforcer le SO du FN dans les meetings et en 93 entre au RE. Il intègre le FNJ progressivement, vers 94-95, à Paris, puis à Lyon et Strasbourg. Les effectifs du GUD varie selon les périodes dagitation universitaire. Sur Paris, il passe de 200 à 300 militants en 1986, après les manifs étudiantes de gauche, à 45 militants en décembre 94, en temps mort. Ses militants deviennent des pros des services dordres et font carrière en fondant des entreprise comme SERVICE ou en assurant les SO de la CGC (Fabrice Lutin), Raymond Barre en 1988, De Villiers en 1994, Balladur en 1995 (collage daffiches pour 700F par soir). Plusieurs de leurs militants, vont combattre au Liban, dans les Phalanges chrétiennes, en Birmanie, aux côtés des Karen, en Croatie dès 1991, dans la Garde Nationale.
4) Union des Cercles Résistance. Fondé par des ex de Nouvelle Résistance, qui ont rejoint le FN en 1996 et éditait « Lutte du Peuple ». Mouvement national bolchevique qui se caractérise par lambiguïté de leur langage, qui leur permet dinfiltrer des collectifs de gauche comme lanti-OGM ou le soutien à Mumia Abu Jamal ou Léonard Peltier au nom de lanti-impérialisme. Tout de même 500 membres en France, ce qui est important. Ce groupe est animé par Christian Bouchet, ex de Troisième Voie, membre de plusieurs sociétés secrètes.
5) Unité Radicale. Rassemblement nationaliste révolutionnaire, créé en 1998. On y retrouve le GUD, lUCR et Jeune Résistance.
6) Le Club de lHorloge. Fondé en 1974 par Yvan Blot, Jean Yves Le Gallou et Henri Delesquin. A lorigine proche du GRECE, son grand frère, ils se brouillent en 1979. Lobjectif est de réunir des intellectuels de toutes les droites pour discuter de libéralisme économique, dordre moral, danti-communisme.
7) Le Groupe de Recherche et dEtude sur la Civilisation Européenne. Fondé en 1968 par Alain de Benoist (ex Jeune Nation, MNP et Fédération des Etudiants Nationalistes), il regroupe des intellectuels de la Nouvelle Droite : Dominique Venner (ex de Jeune Nation, OAS, Europe Action, MNP, ), Jean Claude Valla (ex Europe Action, FEN, MNP, rédac chef du « Figaro-Magazine »), Jean Mabire (ex dAction française, collaborateur de « Minute » et « National Hebdo », auteur douvrages de réhabilitation des Waffen SS) et Jean Claude Rivière (prof de grammaire en fac à Nantes, membre du jury qui a attribué « très bien » à la thèse négationniste dHenri Roques). Cest une sorte de laboratoire des théories de lextrême droite. On prône les valeurs indo-européennes (anti-sémitisme, anti-christianisme, paganisme, sélection naturelle, apologie de la force) par opposition au libéralisme, marxisme, cosmopolitisme, Le GRECE est ethno-différencialiste (chacun chez soi), tout comme la secte Nouvelle Acropôle. Il publie « Nouvelle Ecole » et « Eléments », dans lesquels on trouve des articles de Roland gaucher, collabo en 40, élu FN en 92 en Franche Comté, ou Franz Altheim, ancien collaborateur dHimmler, tout autant que des textes dauteurs communistes décédés comme Souvarine ou Gramsci. Le GRECE joue sur les ambiguïtés et se déclare prêt à voter PC pour barrer la route au libéralisme puis à mener le combat anti-communiste. Il se veut indépendant de toute structure politique et nhésite parfois pas à critiquer le FN alors même que nombre de ses membres y sont aussi. Sa maison dédition, Labyrinthe, publie Guillaume Faye, Carl Schmitt, Pierre Vial,
8) Ordre Nouveau. Créé le 15-12-1969 par des militants du GUD et dissout le 28-06-1973 par le conseil des ministres, suite aux affrontements qui les avaient opposés aux antifascistes de la Ligue Communiste le 18 juin lors de leur meeting sur « limmigration sauvage ». Il regroupe jusquà 5000 personnes, dont pas mal danciens dOccident. Ordre Nouveau est linstigateur du rassemblement des nationalistes européens pour « la patrie de demain », avec les phalangistes espagnols (alors encore sous Franco), le Mouvement Social Italien et le NPD allemand. ON prône « la renaissance du patriotisme, la promotion dune hiérarchie des valeurs, ainsi que la restauration familiale et éducative ». Dirigé par Alain Robert du GUD, J.-F. Galvaire (futur FN, PFN), Gabriel Jeantet (ex Cagoule), François Brigneau et Henri Charbonneau, anciens miliciens, Pierre Bousquet, ex SS, Victor Barthélémy, ex secrétaire général du PPF et de la LVF. Sa branche militaire, Groupes dInterventions Nationalistes, compte 400 membres. Ils créent le FN en 72 tout en continuant à exister à côté. En 73 à la dissolution, ils se retire du FN et créent Faire Front puis le PFN en 74.
9) Troisième Voie. Groupuscule fondé par Jean-Gilles Malliarakis, à la disparition du MNR, dans les années 90, grâce au soutien du GUD. Leur slogan « Ni trust, ni soviet » a été adopté par le GUD. Opposé au FN, parti de vieux, il cherche un rapprochement avec les pays arabes pour contrer le sionisme. Lemblème est le trident.
10) Mouvement Nationaliste Révolutionnaire. Groupuscule fasciste dirigé par Jean Gilles Malliarakis. Il sallie avec le GUD en 1985, quand celui-ci se trouve orphelin du PFN.
11) Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires. Organisation de jeunesse du MNR, dirigé par Serge Ayoub, dit Batskin. Force de frappe du MNR, réputée pour sa violence contre les immigrés, les homosexuels et les anti-fascistes. Leur fief était Juvisy dans la région parisienne, où ils furent mis en pièce en 1988, par des Redskins et autres antifascistes lors du festival de soutien aux travailleurs immigrés organisé à Juvisy. Sa branche étudiante est le Front des Etudiants Nationalistes.
12) Euro-Droite. Rassemblement électoraliste dextrême droite pour les européennes de 1978, avec le PFN, le GUD et le Front de la Jeunesse. Soutenu après de difficiles négociations par le FN. Il regroupe le MSI dItalie, Fuerza Nueva en Espagne, le Mouvement des Forces Nouvelles en Belgique et le Front National grec. La tête de liste doit être lécrivain Michel de Saint Pierre. Mais le 25-05-78, les dirigeants annoncent léchec pour des raisons financières. Le 27-05-78, le PFN présente sa propre liste, dirigée par maître Tixier-Vignancour, ce qui énerve Le Pen, qui appelle à labstention. La liste du PFN fait 1,31%.
13) Le Centre dEtudes et de Recherches Culturelles pour Les Etudiants. Association culturelle basée à Assas, créé en 1969. Prétendument apolitique, il organise des Journées du Livre Français où lon retrouve, au milieu de 70 auteurs classique, Yvan Blot, Jean Madiran, directeur de « Présent », Jacques Isorni, avocat de Pétain, Jacques Trémolet de Villers, avocat de Paul Touvier. En 1992 et 1993, un tiers des auteurs invités sont dextrême droite. Le CERCLE se défend de tout lien avec le GUD, mais celui-ci se dit près à défendre le CERCLE en nimporte quelle circonstance. Le président de cette association était présent à la fête du FN en 1996. Cette journée du livre français est annulée en 1996.
14) Cercle Renaissance. Aussi apolitique, ce cercle a pour but de décerner des prix littéraires et dorganiser des rencontres entre auteurs (dont Bruno Gollnisch, Marie France Stirbois, Martine Lehideux et des gens du RPR). Créé en 1970 par Michel de Rostolan (FN) ancien dOccident.
15) Faire Front. Créé en 1973 par les anciens dON, après sa dissolution, des anciens du FN qui scissionnent, dont le GUD. Il soutien Giscard en 74 et ses jeunes (essentiellement le GUD) collent les affiches de Giscard et assure les SO de ses meetings. Il rejoint le PFN qui se créé en 1974. Dirigé par François Brigneau, Pascal Gauchon et Alain Robert.
16) Cercle National des Etudiants de Paris. Organisation étudiante lancée par le FN dans les années 80. Dirigé par Régis le Poitevin de la Croix-Vaubois, Richard Hadad et Marine Le Pen. Il échoue a rassembler toutes les tendances de lextrême droite, car les nationalistes révolutionnaires se rassemblent autour du GUD et des JNR qui rejettent totalement le FN, traité d « auberge espagnole ». Il rejoint le RE en 1993.
17) Renouveau Etudiant. Organisation étudiante du FN fondé en 1989 sur initiative de Carl Lang alors secrétaire général du FN. Il atteint une certaine influence dans le milieu des années 90. Son premier président, Michel Murat, vient de TV. Il soppose à la fac marxiste, construite par les socialos-communistes, qui détruisent lélite du pays en admettant nimporte qui à la fac. Le GUD y adhère en 93, en même temps que le CNEP. Le Renouveau Etudiant Parisien est dominé par le GUD. En 94, le RE présente des listes aux CROUS dans 20 académies sur 26, soit plus de 200 candidats et obtient 4000 voix. En 1996, le RE atteint son meilleur score avec 3%.
18) Union Nationale des Etudiants de Droite. Scission du GUD, autour de Miguel Lliottier et Gwénaël Le Brazidec, du milieu des années 90. Ces jeunes gudards refusent de rejoindre le RE, comme les autres qui le font après léviction de lUnion de Défense des Etudiants dAssas, vitrine légal du GUD.
19 Service dAction Civique. Service dordre des gaulliste (RPF), créé en 1958, dirigé par Pierre Debizet en mai 68, et Charles Pasqua et constitué par des ex-militants de lOAS, comme Pierre Le marchand ou des membres dOrdre Nouveau, comme Gilbert Lecavelier. Le SAC fournit des infos sur lextrême droite et lextrême gauche aux Renseignements Généraux, en échange, le SAC et ON sont couverts par la police pour leurs actions violentes. En mai 68, il attaque les groupes gauchistes avec des mercenaires, dont la bande de Bob Denard. Cest le SAC qui intervient pour que la police laisse le SO dON séquipé de barres de fer, manches de pioches, casques, le 9 mars 71 lors de leur meeting au Palais des Sports. Le SAC est aussi engagé par ladministration de plusieurs facs, dont celle de médecine de Paris, pour surveiller les militants de gauche. Ils créent de multiples entreprises de gardiennage (SGI, ACDS, SEVIP, FOSS, FS, ). Ils cambriolent les locaux de gauches pour voler les fichiers dadhérents et les vendre à la police.
20) Espace Nouveau. Scission du FN, qui date de la mort de Jean Pierre Stirbois, en novembre 1988. Espace Nouveau est créé en 89 par les amis de Stirbois, les ex solidaristes. Il est dirigé par Jean François Touzé, ancien du CNI et du RPR. Il se transforme en Alliance populaire en avril 1992, puis en PNR, « la droite de combat ». Il prétend alors rassemblé 4000 adhérents dans 60 départements. En fait il en a sans doute moins que la moitié.
21) Union Nationale Interuniversitaire. Organisation étudiante de droite, réactionnaire, proche du RPR. Il participe aux comités de soutiens à larmée, créé par le GUD en 1975, où il côtoie le PFN, mais aussi dans de nombreuses autres structures (anti-communistes, homophobes, ). Il constitue parfois des listes avec le GUD à Assas, Nanterre et à la Sorbonne entre 77 et 83. Dans certains cas, lUNI sera débordé par lextrême droite quil voulait contrôler, comme à Nice où une section entière passe au RE vers 92. En 95, les 2 mouvements saffrontent ouvertement et physiquement à Assas. LUNI a alors recours aux anciens du SAC.
22) Nouvelle Résistance. Organisation issue dune scission de Troisième Voie, dirigée par Christian Bouchet, ils sont proches des milieux black metal et ont un intérêt marqué pour lésotérisme. Ils ont été impliqués dans plusieurs profanations de cimetières juifs (Toulon, Alsace, ). Ils publient « Lutte du peuple » et seraient impliqués dans le journal nazi « Napalm Rock ». En 96, ils rejoignent le FN. Certains scissionneront peu après pour créé lUnion des Cercles Résistances.
23) LAssociation Générale contre le Racisme et pour le respect de lIdentité Française. LAGRIF est une association qui soccupe de défendre lidentité française et dépose des plaintes pour « racisme anti-français ». Elle est proche du FN et des milieux cathos intégristes.
C/ Fascistes.
1) Le Parti National Français Européen. Mouvement néo-nazi créé en 1987, suite à une scission du PNF. Dirigé par Claude Cornilleau, ex du FN et du RPR (grâce auquel il fut élu conseiller municipal de Chelles, Seine-et-Marne, en 1983, avant dêtre obligé de démissionner en 1987 pour ses propos virulents). Utilise aussi la croix celtique comme emblème. 500 à 1000 militants dont beaucoup de boneheads. Ils reçoivent des cours de guérillas, de maniement darmes, Ils ont attaqués des locaux du PCF, des foyers Sonacotra entre 87 et 89 dans le sud de la France et sont responsables de la profanation du cimetière juif de Carpentras. Dans les années 95-97, il simplante dans les tribunes du Kop Boulogne au Parc des Princes et est très fort à Caen, ou le groupe est dirigé par Eric Sausset, vice-président du parti. Ils publient « Le Flambeau ».
2) La Fédération dAction Nationale Européenne. Mouvement national socialiste fondé en 1966 par Mark Frederiksen, où lon retrouve Michel Faci, dit « Leloup », ex du GUD Nanterre. Edite le bulletin « Notre Europe ». Dissoute en 1979 par le préfet de police de Paris. Frederiksen fait un bref séjour au FN et créé, en 1980, les Faisceaux Nationalistes Européens, qui vivotent quelques temps et fusionnent en 1987 avec le Mouvement National et Social Ethniste. Tous ces nazis finiront au PNFE. En 1979, la FANE revendique certains attentats contre des avocat qui défendent les associations anti-racistes.
3) Parti Nationaliste Français. Mouvement néo-nazi créé en 1983 par Pierre Bousquet, ancien de la division SS Charlemagne, ex dOrdre Nouveau puis trésorier du FN, dirigeant de la revue « Militant », qui quitte le FN en 81. Le PNF scissionne en 1987. Une partie créé le PNFE tandis que le vieux PNF meurt lentement.
4) Charlemagne Hammer Skinheads. Branche française de lorganisation boneheads internationale Hammerskin, créée par Hervé Guttuso en 1992. Le nom fait référence à la division SS Charlemagne. Ils fonctionnent en cellules autonomes sans chefs. Guttuso sest réfugié en Angleterre en 95, à lage de 26 ans, suite à des poursuites pour menaces et injures raciales. En Angleterre, il est hébergé chez le frère de Charlie Sargent, le leader des néo-nazis de Combat 18, condamné à perpétuité pour homicide volontaire. Guttuso a été arrêté pour le site Internet des CHS, qui propageait des thèses nazies. Eric Monnier, 25 ans, étudiant en sciences physiques est arrêté à Lyon ainsi que Ronald Robin et Cyril Dieupart. Ils géraient ce site en France. La Mailing List des CHS comportait 1 500 noms.
D/ Les Associations professionnelles.
1) Le Centre de Défense des Commerçants et Artisans. Syndicat des commerçants et artisans, qui réclame la baisse de la fiscalité sur les entreprises. On y retrouve Pierre Poujade, Christian Poucet et Jean Gilles Malliarakis (ex TV et MNR). Environ 50 000 adhérents.
2) La Confédération des Syndicats Libres. Nouveau nom, dès 1977, de la Confédération Française du Travail. Adopte des thèses moins extrémistes et des méthodes moins violentes, mais continu à dénoncer la subversion, à sopposer à lavortement, à la contraception et à défendre larmée. Bénéficie du soutien de Georges Albertini, ex bras droit de Marcel Déat sous loccupation, conseiller de Pompidou, Marie-France Garaud, Jacques Chirac et membre du réseau de corruption Elf.
3) Union Générale des Travailleurs. Ephémère corporation ouvrière lancée par Ordre Nouveau en 1973.
4) Association pour un Syndicalisme Libre. Fraction syndicale lancée par le Parti des Forces Nouvelles, qui est plutôt destiné à intégrer la CSL pour y faire valoir les thèses du PFN.
5) Centre National des Indépendants. Héritiers du CNIP, subventionné par le RPR jusquen 1997. Dirigé par Olivier dOrmesson (ex FN) jusquen 97. Il sert à faire passer lextrême droite à la droite classique. Dans les derniers temps, il prend une certaine autonomie et semble hésiter à faire passer ses membres au RPR, qui ne le finance plus dès lors. La section de Seine Saint Denis est dirigée par Alain Robert (ex occident, GUD, Ordre Nouveau, FN, Faire Front, PFN).
6) Mouvement pour une Education Nationale. Mouvement denseignants et de parents délèves qui est dirigé par le FN. Il veut éliminer de léducation nationale tout ce qui en est une corruption des éléments judéo bolcheviques et maçonniques.
E/ Les Calotins.
1) Cercle des Etudiants Catholiques. Association intégriste dAssas, qui partage le panneau daffichage du CERCLE. Il est abonné au journal « Présent ». Il milite contre lIVG et organise des conférence, notamment contre les franc-maçons.
2) Cité Catholique. Courant intégriste plus politisé. Proche de la revue « Verbe » dans les années 50. Il intègrera le FN et y représentera le courant « Chrétienté-Solidarité », dirigé par Romain Marie, dit « Bernard Antony », ex militant des comités Tixier Vignancour. Cité Catholique est le fondateur du courant solidariste (cathos). Dirigé par George Sauge et le Dr. Lefèvre. Le symbole est le sacré cur.
3) Mouvement Solidariste Français. Dirigé par Jean Pierre Stirbois, le MSF est lorganisation solidariste qui prend la suite du Mouvement Jeune Révolution, en perte de vitesse au début des années 70. Le MSF se spécialise dans les coups spectaculaires comme la diffusion de tracts anti-communistes en URSS, lattaque à la grenade fumigène du ministère de la Justice. Renforcé par des militants du GUD et dOrdre Nouveau opposé à la tactique électoraliste du FN, que justifie le GUD (qui adhère au FN entre 72 et 73). En 72, au lieu daller au FN, ces militants rejoignent les solidaristes et créent sa branche jeune, le GAJ. Ses dirigeants, comme Jean Pierre Stirbois et Jean Claude Nourry, rejoignent le FN vers 1976-77.
4) Groupe Action Jeunesse. Organisation de jeunesse du MSF, créé en 1972, héritier du Mouvement Jeune Révolution (courant solidariste). Créé par des ex du GUD, il en reste proche, en faisant liste commune à Assas en 74. Il est rejoint en 73 par des ex dOrdre Nouveau qui viennent de quitter le FN. Il fournira les troupes du MNR, aux côtés du GUD. En 77, un de ses militants, Alain Escoffier, sest immolé par le feu dans les locaux de la compagnie aérienne soviétique Aéroflot pour protester contre le danger communiste. Il créé le cercle Henry de Montherlant pour soccuper des débats théoriques et soccupe exclusivement dactions, généralement violentes (attaques des locaux de lUNEF et de la CGT). Le courant solidariste séteint dans les années 90. Il ne subsiste alors plus que quelques groupes du GAJ, comme à Nancy. Le GAJ dalors intègre le MNR en 78, puis TV. Ils rejoignent alors le FN et le RE avec TV.
5) La Fédération des Etudiants Nationalistes. Structure syndicale universitaire des solidariste, qui recrute plus largement. Cette structure na plus rien à voir avec son courant de base et devient vite une simple association étudiante nationaliste révolutionnaire, qui subsiste jusquen 1981, 3 ans après la disparition du GAJ, ses fondateurs.
6) LAssociation Nationale pour la Continuité du Rite dans lEglise. Association proche du FN, dirigée par François Triomphe (FN) et dont les manifestations sont défendus par le DPS. Elle vient du courant catholique tradiste (abréviation de « traditionaliste »), qui refuse le courant pris par lEglise dans les années 60-70 et défend la messe en latin. Ils sont en lien avec léglise parisienne St Nicolas du Chardonnet, lieu centrale pour tous les tradistes, et léglise Saint Martin des Gaules à Noisy-le-Grand. Ils fréquentent Notre-Dame du Laus (Hautes Alpes), lieu privilégié de rencontre des associations intégristes comme les royalistes de lInstitut Christ-Roi, la Fraternité Saint-Pie X et lAssociation Orémus).
7) Europe Chrétienne. Association intégriste nationaliste basée à labbaye de Fongombault dans lIndre.
8) Diverses abbayes. Les prieurés de Flavigny, Clergeat, Fabrègues, Toulon, Obernay sont des centres de rassemblement dintégristes, souvent peu en lien avec les mouvement politiques. Labbaye de Barroux, dirigé par Dom Gérard Calvet, fasciste notoire, est proche du FN.
9) LOpus Dei. Association internationale intégriste, abondamment financée par le Vatican et dirigée en France par Bernard Antony (Cité Catholique et Comité Tixier Vignancour) et De Rostolan (FN, ex dOccident, fondateur du cercle littéraire Renaissance), lié aux milieux politiques par Mme Boutin de lUDF (ex-RPR).
F/ Les Bizarres.
1) Les « Anarchistes de droite ». Il convient tout dabord de remarquer lantinomie. Lanarchie a comme principe de base de rejeter lautorité, le pouvoir, la hiérarchie, de quelque ordre que soit cette autorité (politique, économique, militaire, morale, ). La droite, et donc plus encore lextrême droite, a comme base lapologie du pouvoir et de la hiérarchie.
Se considère comme « anarchistes de droite » des individus (très rarement des organisations) qui rejette les étiquettes quon leur met (fascistes, réacs, conservateurs, ) et qui se contente de rejeter un système sur des bases populistes (rejet de la bourgeoisie gouvernante, déconnecté du peuple, corrompu par la culture judaïque ou bolchevique) et xénophobes (rejet de limmigration, qui tend à remplacer la population dorigine, sous entendu blanche). Le mot « anarchiste » est donc ici simplement utilisé comme synonyme de contestataire radical, anti-conformiste, Cest le cas de lécrivain Léo Malet (fier de sa jeunesse dans les mouvement libertaires), lhistorien Bernard Lemmenicier (du Club de lHorloge).
Cas exceptionnel : lorganisation fasciste Troisième Voie sest approprier lexpression.
A noter aussi le mot « libertarien » qui défini un courant de pensée économique américain ultra-libéral, représenté au Club de lHorloge. Cela donne aux USA le « Libertarian Green National Socialist Party » (www.nazi.org)
2) Les Raëliens. Claude Vorilhon, dit Raël, ancien chanteur et journaliste sportif, créé la secte raëlienne après sa rencontre avec les Elohim, des extraterrestres, en Auvergne, en décembre 1973. Son objectif est lamélioration de lespèce humaine, grâce à la géniocratie, afin que lhomme puisse recevoir le savoir des Elohim. Les Génie, sélectionnés sur leur QI (inscrit sur la carte didentité de chacun), devront dirigé le monde et permettre la sélection de lespèce en empêchant la reproduction des individus dont le patrimoine génétique nest pas suffisamment bon. Le symbole mêle la croix de David et la svastika, laquelle a disparu lors de la réforme récente de la secte.
3) Le Temple solaire. Le Temple Solaire est issu de lOrdre du Temple Rénové (OTR), qui se considère comme lhéritier du médiéval ordre des templiers, dissous en 1312. LOTR est fondé en 1968 par Julien Origas (1920-1983) auxiliaire des services secrets allemands de lépoque nazie, adjoint de Georg Roeder, chef de la Gestapo de Brest. On trouve alors Joseph Di Mambro et Luc Jouret aux côtés dOrigas. Jouret devient vite ladjoint du belge Jean Thiar, qui fonda en 1939 Les Amis du Grand Reich et devint par la suite lun des dirigeants de la mouvance national bolchevique belge. Jouret et surtout Di Mambro sont alors très proche du Service dAction Civique (Service dordre para militaire) de Charles Pasqua et de la loge maçonnique mafieuse P2. Signalons aussi que lOrdro Templo Orientis est actuellement dirigé par Christian Bouchet, dirigeant de lUnion des Cercles Résistance et ex de Troisième Voie.
4) La secte Moon. La secte a une branche politique, Causa, dirigée par Pierre Ceyrac, ancien dOccident, sur la liste FN aux législatives 1988 dans le Nord, puis élu au parlement européen en 89 sur la liste « Europe et Patrie ». Son adjoint Roger Johnstone est le secrétaire adjoint des droites européennes au parlement européen. En 92, Ceyrac quitte le FN.
5) Le Molnarisme. Courant nazi qui essaie de terroriser les antifascistes puis pratique la fuite rapide et le recours à la Police ou aux jupes de maman.