III.2.1. Cahier des charges
Nous avons cherché à rendre l’utilisation de cette machine expérimentale la plus conviviale possible. L’interface doit donc masquer complètement la technologie de pilotage et l’utilisateur ne doit utiliser que des quantités physiques standards couramment utilisées dans le déroulage.
Concernant le réglage des conditions de coupe, nous devons assurer un parfait positionnement du couteau et de la barre de pression. Cela implique de créer une procédure d’initialisation durant laquelle chaque moteur va se déplacer vers une position de référence définie de manière précise et reproductible.
La calibration des déplacements consiste à vérifier la concordance entre le déplacement théorique calculé à partir des cotes de fabrication et le déplacement effectif de l’outil.
La définition des paramètres du déroulage doit être identique à celle que l’on trouve industriellement à savoir l’épaisseur de placage et la vitesse de coupe. Nous ajouterons un paramètre définissant la durée d’une manipulation afin de pouvoir effectuer plusieurs essais sur le même billon de bois.
La calibration de l’épaisseur de placage peut se faire de deux manières.
La première consiste à mesurer les vitesses effectives des moteurs d’avance du chariot porte-outils et d’entraînement du billon de bois. A chaque instant, le rapport des deux vitesses doit être égale à la même constante : l’épaisseur nominale du placage, Ep0.

avec We : vitesse angulaire du moteur d’entraînement, Wa : vitesse angulaire du moteur d’avance, Rm : coefficient de réduction du réducteur d’entraînement, PVis : pas de la vis d’avance du chariot, NBillon et NChariot : résolution des encodeurs des moteurs d’entraînement et d’avance.
La seconde consiste tout simplement à mesurer expérimentalement l’épaisseur du placage obtenu après déroulage. Cette seconde méthode paraît plus sûre mais elle est entachée d’erreurs provenant d’une part de la mesure de l’épaisseur réelle, et d’autre part de l’impossibilité de quantifier les déformations plastiques résiduelles ni les variations d’épaisseurs dues à la coupe.
La calibration de la vitesse de coupe est plus délicate. Nous devons, au préalable, étalonner le déplacement du chariot porte-outils afin de définir une position absolue du rayon de déroulage par rapport à l’axe de rotation du billon. Ceci étant fait, en mesurant la vitesse du moteur d’entraînement du billon et la position du moteur d’avance du chariot porte-outils, nous pouvons déduire par calcul du périmètre instantané (sur une spirale de déroulage, le périmètre est en continuelle diminution) la vitesse linéaire de coupe.
Concernant la mise en place du billon, de par la conception mécanique, nous devons assurer un dégagement complet du chariot porte-outils. Il paraît nécessaire de mettre en place une procédure de remise à une position déterminée dans le cas où l’on doit étuver plusieurs fois le même billon, par exemple, pour maintenir sa température constante pendant toute la durée de l’expérience.
Enfin, nous devons prévoir deux cas de mise en place de billon. Dans le premier cas, nous avons affaire à un billon qu’il faut mettre au rond. Dans ce cas, l’utilisateur doit repérer la zone où le billon a le plus grand rayon et doit venir tangenter de manière grossière sur celle-ci. Dans le second cas, nous avons affaire à un billon déjà mis au rond. Nous devons alors assurer un parfait positionnement des outils venant tangenter d’une façon parfaitement reproductible la surface cylindrique du bois.