II.3.1. Efforts exercés
Nous pouvons distinguer trois contributions aux efforts qu’exercent le bois sur la face de dépouille :
efforts dus à la coupe : efforts liés aux conditions de coupe et à la nature du matériau ;
relaxation viscoélastique : décompression du bois en arrière de la zone comprimée par les efforts dus à la coupe ;
foisonnement des fibres : fibres partiellement arrachées venant frottées sur la face de dépouille en arrière de la zone de décompression du bois.
![]() figure 11 : Répartition des efforts sur la face de dépouille |
Pour calculer les efforts qu’exerce le bois sur la face de dépouille, nous supposons que sur une longueur de contact Lf, une contrainte égale à la contrainte de flambement des fibres de bois s’exerce sur la face de dépouille du couteau. Puis, nous supposons que la contrainte appliquée diminue sur le reste de la longueur de contact totale, Ld. Nous avons représenté sur la figure 11 une hypothèse de répartition des efforts sur la face de dépouille. L'effort total sur la face de dépouille se calcule alors de la façon suivante :
![]() |
avec Lc : largeur du couteau, sf : contrainte limite de flambement des fibres dans le sens transversal, Ld : longueur de contact totale sur la face d’attaque et Lf : longueur de contact où les fibres flambent.

figure 12 : Flambement des fibres de bois
La figure 12 montre une courbe typique de flambement des fibres de bois étuvé. Suivant notre hypothèse de répartition, sur la longueur Lf, nous avons le flambement des fibres qui correspond à une contrainte constante pour une grande plage de déformation. Puis sur le reste de la longueur de contact, nous avons une décroissance de la contrainte appliquée correspondant à la zone de déformation viscoélastique du bois.