II. MODELISATION DU DEROULAGE
Le déroulage est un procédé de première transformation du bois au cours duquel un billon de bois est mis en rotation devant un couteau faisant toute la longueur de cette grume. Ce couteau est animé d’un mouvement de translation proportionnel à la rotation du bois. Ces mouvements combinés produisent un ruban continu de placage.
Pour comprendre le procédé de déroulage, nous devons clairement identifier le mécanisme de coupe auquel il est associé. Le bois étant un matériau orthotrope, nous pouvons donc distinguer d’une part trois directions privilégiées de coupe et d’autre part la position de l’arête de l’outil par rapport à ces dernières. La figure 1 montre une pièce de bois et les différentes positions que peut prendre un outil pour la couper, Mac KENZIE [29]. Dans le cas du déroulage, l’arête de l’outil est parallèle aux fibres du billon de bois mis en rotation (première valeur : 0°) et la direction de coupe est perpendiculaire aux fibres du billon (deuxième valeur : 90°). Ainsi, le procédé d’usinage par déroulage est un procédé de coupe purement transverse (0-90). Pour tenir compte des différences éventuelles induites par l’anisotropie dans le plan radial (R) tangentiel (T), on distingue des sous modes notés R ou T qui indiquent la direction d’usinage dans le plan de coupe. Dans le cas où la direction de coupe est longitudinale, c’est la direction de l’arête qui détermine la notation, BALDWIN [5]. |
![]() figure 1 : Modes fondamentaux de coupe orthogonale du bois |
Quelques années après l’apparition des premières dérouleuses (1818), une amélio-ration de la qualité du placage est apportée par la mise en place d’une barre de pression à l’avant de l’arête de l’outil (1840). Cet outil complémentaire permet de limiter les fissura-tions qui apparaissent dans le placage en forte épaisseur (supérieur à 1 mm), KOLLMANN et al. [24].