Retour
PHYSIOLOGIE DE l'APNÉE
 sommaire et généralités

 LES OREILLES 
Pour compenser la pression de l'eau (16 Kg/cm2 à -150 mètres au lieu de 1 Kg/cm2 à la surface), l'apnéiste doit insufler de l'air dans l'oreille moyenne et les sinus. C'est autant d'air en moins pour les poumons.

 LES POUMONS 
Au fur et à mesure de la descente, le volume d'air contenu dans les poumons diminu. A -150 mètres, les 5,5 Litres d'air inspirés en surface n'occupent plus qu'un volume de 0,35 Litres. Pour éviter l'effondrement de la cage thoracique, une grande quantité d'air afflux, c'est le bloodshift.
 LE CERVEAU 
Pour économiser l'oxygene et éviter la déperdition calorique, le sang afflux vèrs les organes nobles (cerveau, coeur, poumons) au détriment des organes moins vitaux et des extrémités (mains, pieds...)

 LE COEUR 
Lorsqu'il se sert d'une gueuse, l'apnéiste n'a pas d'effort à fournir. Comme chez les mamifères marins, le coeur ralentit jusqu'à 10 battements par minutes. Ce réflexe n'est toutefois pas sans danger.

Le record de plongée en apnée est de -162 mètres (réalisé par Pipin le 18 janvier 2000 au Mexique). Le véritable défi, à cette profondeur, c'est la pression. A -162 mètres, elle est énorme (17 kilogrammes sur chaque centimètre carré du corps, c'est 17 fois plus qu'à la surface). Le volume d'air inspiré se comprime et occupe donc dans les poumons un volume 17 fois plus petit. L'élasticité de ces derniers étant limitée, il se crée une dépression relative, ce qui fait affluer le sang, il y a donc des modifications circulatoires. Ces très grandes pressions perturbent également les écahnges gazeux. Mais la consommation continue d'oxygene, sans nouvel apport du fait de l'apnée, associée à une hyperventilation peut conduire à un accident assez fréquent et très dangereux dénommé rendez-vous syncopal des 7 mètres.
Quelques petits rappels anatomiques et physiologiques permettront parfois une meilleure compréhension.


 [Retour au Sommaire]
defaut@chez.com