Le "Siamois" est un moteur thermique à combustion interne 4 temps, à rapport volumétrique variable et surcourse de piston à la détente (par rapport à l'admission). Le piston décrit un vrai cycle de Miller.
Pouquoi une surcourse à la détente ?
Dans un moteur à piston atmosphérique conventionnel, la pression
des gaz d'échappement à l'ouverture de la soupape est d'environ
3 bars. Ces gaz peuvent fournir encore de l'énergie.
Ce graphique indique le couple moteur théorique en fonction de la surcourse de détente et de la pression de suralimentation. La pression de fin de compression est constante (50 bars), le rapport volumétrique diminuant quand la pression de suralimentation augmente.

Par conséquent, la surcourse de détente améliore le rendement du moteur, et ce surtout à forte pression de suralimentation.
Cependant, à cause de la pression moyenne de frottement (p.m.f. 1 à 2 bars), la surdédente n'a d'intérêt qu'à partir d'une suralimentation à 2 ou 3 bars.
De plus, les gaz d'échappement permettent encore, malgré la surdétente, d'entraîner un turbocompresseur.
Pourquoi faire varier le rapport volumétrique ?
Le rendement théorique du moteur augmente avec la hausse du rapport volumétrique.
Mais un rapport volumétrique trop élevé engendre des pertes
thermiques, des pressions de culasse trop grandes et l'auto-inflammation pour
les moteurs à allumage commandé.
Faire varier le rapport volumétrique autorise la forte suralimentation,
compense les variations de charge et de température d'admission, pour
réaliser une combustion et une détente optimale.
Architecture d'embiellage - Rapport volumétrique variable
Le mouvement particulier du piston est réalisé par un embiellage
à trois bielles, depuis deux vilebrequins parallèles. Un vilebrequin
(dit "lent") tourne deux fois moins vite que l'autre (dit "rapide").
Les vilebrequins sont synchronisés par un engrenage. Le déphasage
léger des deux vilebrequins engendre la variation du taux de compression.
Trajectoire du piston
Le piston décrit un vrai cycle de Miller (il n'y a pas de course d'attente
et inutile).
La détente, temps moteur, est progressive et dure un tiers du cycle.
L'échappement est plus rapide.
Vibrations
A partir de 3 cylindres, le "Siamois" est correctement équilibré
statiquement par rapport à un 4 cylindres en ligne classique.
Les niveaux d'accélération de l'embiellage et du piston sont équivalents
à une bielle-manivelle classique.
Couples délivrés
En pratique, c'est le vilebrequin lent qui fournit l'essentiel de la puissance.
En fonction des configurations d'embiellage (rayons de vilebrequins et longueurs
des bielles), du rapport volumétrique et de la combustion, le vilebrequin
rapide délivre de +30% à -10% de la puissance moteur.
De plus, les vilebrequins "moyennent" le couple instantané
des pistons. Par conséquent, peu de puissance circule par le mécanisme
de transmission entre les deux vilebrequins.
Le vilebrequin lent est l'arbre moteur préférentiel.
Standardisation technologique possible
C'est un moteur à pistons. Il peut recevoir toutes les technologies classiques
et modernes :
· Carburant essence, diesel, GPL
, ou polycarburant (réglages
selon les taux d'octane et de cétane)
· Carburateur ou injections (directe, haute pression)
· Suralimentation par turbocompresseur, volumétrique
· Catalyseur, filtre à particules
· Multisoupapes, soupapes électriques
·
C'est un moteur à
vilebrequins et bielles ! c'est à dire
composé d'éléments maîtrisés industriellement.
"downsizing" = Puissance massique plus que doublée
!
Ce moteur, grâce au rapport volumétrique variable, apprécie
les fortes pressions de suralimentation.
A puissance égale, la suralimentation permet de réduire le volume
du moteur et diminuer ainsi sa masse, les frottements et les vibrations.
L'architecture d'un moteur siamois, suralimenté à 4,5 bars, permet
de doubler la puissance massique par rapport à un moteur atmosphérique
conventionnel.
Grande sobriété
En plus du gain engendré par le rapport volumétrique variable
associée au downsizing (économie de 30% jusqu'à 45%, annoncée
par la majorité des motoristes, voir Autres
motoristes/liens), vient se combiner l'économie liée à
la surcourse pouvant atteindre 25%.
Globalement, le moteur Siamois permet d'atteindre des rendements proches de
50% ! La plage de fonctionnement à haut rendement est très large,
surtout avec des mélanges pauvres.
Balayage des soupapes
Les deux points mort haut (PMH) sont dissociés et le PMH d'échappement/admission
peut être abaissé pour permettre un bon balayage des gaz, par un
meilleur croisement de soupapes.
Applications
Partout où puissance massique et rendement sont nécessaires :
· automobiles, traction routière
· moteurs "industriels" (groupes, compresseurs, propulsion
marine, ferroviaire)
· les avions de tourisme, les drônes : le régime (arbre
lent) et le couple sont particulièrement bien adaptés à
l'hélice.
Prototype moteur diesel automobile (virtuel)
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· 3 cylindres en ligne, 4 soupapes par cylindre · Entraxe vilebrequins 170 mm · 2 turbocompresseurs à géométrie variable
en série suralimentant à 4,5 bars, avec intercooler et aftercooler
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Animation (siamois.avi
à télécharger - 383 ko - et à lire en boucle)