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Catherine ROUVEL
1969-1970 - Borsalino

 

 

1969-1970 - Cinéma - Borsalino (ex-Carbone et Spirito, ex-Marseille 1930) - Réalisation Jacques Deray
Titre allemand :
Borsalino.
Titre américain :
Borsalino.

Fiche technique : Scénario Jean-Claude Carrière, Claude Sautet, Jean Cau et Jacques Deray - Tournage Catherine : 72 jours entre le 1-9-69 et le 16-1-70 - Musique : Claude Bolling - Sortie Paris : 20-3-70 - Durée 2h.00

Avec Alain DELON (Siffrédi), Jean-Paul BELMONDO (Capella), Catherine ROUVEL (Lola), Nicole CALFAN (Ginette), Michel BOUQUET (Rinaldi), Françoise CHRISTOPHE (Madame Escarguel), Corinne MARCHAND (Mme Rinaldi), Julien GUIOMAR (Boccace), Arnoldo FOA, Mario DAVID (Mario), Laura ADANI, Christian DE TILIERE (Le danseur), David IVERNEL (Le commissaire), Denis BERRY (Nono), Hélène REMY (Lydia), André BOLLET, Mireille DARC (Une prostituée), Claude CERVAL (Pradel 1), S.DYLIK (Le Sétois), Albert AUGIER (Pradel 2), Lionel VITRANT (Fernand), Marius LAUREL (L'inspecteur), Roland LEGRAIN (Le gitan), Sylvie LENOIR (Mireille), Laura ADANI (La mère de Siffrédi), Arnoldo FOA (Marello), André BOLLET (Polià), Hélène REMY (Lydia), Jean ARON (Comptable), Odette PIQUET (La chanteuse), Pierre KOULAK, Yvan CHIFFRE, Francined, Philippe Castelli, Raoul Guylad, Jean Panisse, Georges Gueret, Iska Khan, Jean-François Delon, Maurice Auzel, Henri Attal, Tony Roedel, Roland Malet, Georges Ass, Marie-Paule Vitale.

L'histoire : Marseille, 1930. Roch Siffrédi sort de prison. Il va faire du chambard à L'ange bleu dont il soupçonne le tenancier de l'avoir dénoncé. Il apprend que Lola, la fille qui " travaillait " pour lui, a maintenant François Capella pour protecteur. Les deux hommes vont " s'expliquer " à l'occasion d'une bagarre qui finira en match nul. Ils sympathisent, se partagent Lola, se lancent dans des opérations de banditisme et entreprennent d'éliminer les caïds pour devenir les rois de Marseille...

Notes : On raconte que le "milieu", maintenant cultivant la respectabilité sous des cheveux grisonnants et des façades honorables, a craint que ce film ne déterre un peu trop ouvertement son passé. A cette époque, "L'affaire Prince" provoquait l'arrestation de Spirito et de Carbone, arrestation suivie d'un retentissant non-lieu. Les survivants se souviennent de ce match de boxe truqué opposant Kid Francis à Al Broun aux arènes du Prado et qui s'est terminé par une corrida tumultueuse...

DELON déclare au moment de la préparation du film : "Les retraités du milieu, les survivants de l'époque héroïque, peuvent dormir tranquilles. Personne ne parviendra à identifier nos personnages". Le titre du film devient "Borsalino" pour éviter "toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé". Il devait s'appeler "Carbone et Spirito"... François et Jeannot Carbone, frères du caïd disparu, avaient déclaré : "Pas question que nous laissions réaliser un film sur la vie de notre pauvre frère ! Chez nous, en Corse, on a continué de laisser les morts dormir en paix. Nous empêcherons par tous les moyens que des cinéastes viennent troubler le repos de Venture (...). L'argent ne nous intéresse pas. L'honneur de la famille est en jeu".

JANUS loue les qualités du film dans sa première partie mais regrette le côté "incorruptible" de la seconde : "Nous avons vu cela 100 fois dans les films américains. Nous pensions qu'en France, pays de l'originalité, il n'était pas nécessaire de copier l'étranger... Mais peut-être ce film est-il prévu aussi pour l'exportation ?". "La Saison Cinématographique" parle d'ailleurs du côté "hollywoodien" de "Borsalino" dans son aspect le plus ludique, le plus enclin à nous offrir un spectacle dépaysant : "Il sera difficile d'oublier cette reconstitution des rues et de la foule marseillaises, la couleur et les formes des Ford T ou des "Trèfles". Pourquoi ? Parce que, lorsque nous les avions imaginés ou rêvés, c'était selon le même cadrage et la même durée que ceux de Jacques Deray. Et cela, ça ne s'oublie pas".

 

 

  


Jean-Paul Belmondo et Catherine Rouvel
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