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Catherine ROUVEL
1972
Les volets clos
réalisation Jean-Claude Brialy

 

Catherine Rouvel et Suzanne Flon

1972 - Les volets clos - Réalisation Jean-Claude Brialy
Titre espagnol : Los postigos cerrados.

Fiche technique : Tournage Catherine : 20 jours entre le 5-6 et le 22-7-72 - Scénario Jean-Claude Brialy et Gilles Durieux, adapté par Rémo Forlani - Sortie Paris : 03-02-73

Avec : Marie BELL (Mme Aurore), Catherine ROUVEL (Flora), Suzanne FLON (Rosalie), Jacques CHARRIER (Thomas), Lucienne BOGAERT (Adélaïde), Catherine ALLEGRET (Rita), Ginette LECLERC (Félicie), Arlette DIDIER (Julie), Laurence BADIE (Louise), Dominique DAVRAY (Victoire), Marco PERRIN (Marcelin), Marie-France MIGNAL (Clotilde), Pascale RIVAULT (Solange), Jean-Marie PROSLIER.

L'histoire : La " Maison " de Madame Aurore est très connue sur la côte bretonne. C'est un établissement bien entretenu où les bourgeois des environs viennent passer d'agréables soirées en compagnie de ces dames. Un beau marin arrive et demande asile à Madame Aurore car il est déserteur. C'est en fait un mensonge inventé de toutes pièces afin de profiter, durant sa permission, de la chaude hospitalité des filles de la maison...

Remarque : Il existe un film italien de Luigi Comencini qui s'appelle Volets clos / Persiane chiuse (1952).

Notes : BRIALY, dont c'est la deuxième réalisation après "Eglantine", refuse l'érotisme gratuit que son scénario aurait pu permettre : "Pas de scènes érotiques dans mon film. C'était beaucoup trop facile. J'ai préféré une chronique douce-amère, souvent souriante, parfois un peu émouvante, avec beaucoup de nuances".

Rémo FORLANI, co-adaptateur du film, a regretté cette espèce de pudibonderie de BRIALY. Certains critiques avaient d'ailleurs trouvé dommageable à la véracité du film "que Brialy ne se soit pas adjoint un scénariste de métier ayant connu l'époque des maisons closes". "Le Monde" regrette l'absence de scénario, réduit selon lui à "quelques situations gonflées par les dialogues boulevardiers de Rémo Forlani (...). Curieux film qui joue sur de fausses nostalgies et semble dissimuler sous des charmes esthétiques des obsessions bien plus intéressantes qu'une histoire de prostituées sentimentales".

Les nuances que BRIALY avait voulu apporter à son film auront sans doute échappé à "Télérama" qui, sous la plume de Stanislas GREGEOIS, parle de baignade "dans le sentiment et la "poésie" consciencieusement frelatée" : "Tout y est : le décor tarabiscoté, la lumière jaune-orange, l'ambiance feutrée et les plaisanteries de circonstance, juste assez salaces pour faire glousser sans vraiment choquer (...). Prénoms exotiques, comédiennes pulpeuses, beautés déclinantes (...). Non, vraiment, rien ne nous est épargné, pas même la scène du déniaisement du petit adolescent, évidemment rouquin".

Louis CHAUVET regrette dans "Le Figaro" un "excès d'attendrissement" et des "soins excessifs mis à poétiser" : "Trop de fidélité peut conduire à l'infidélité".

"Le Monde" regrette l'absence de scénario : "Seulement une idée de quelques situations gonflées par les dialogues boulevardiers de Rémo Forlani et les belles images en couleurs d'Alain Derobé (...). Curieux film qui joue sur de fausses nostalgies et semble dissimuler sous ses charmes esthétiques des obsessions bien plus intéressantes qu'une histoire de prostituées sentimentales". Quant à "France-Soir", il écrit par la main de Robert CHAZAL son admiration pour les comédiens "avec une mention spéciale pour Catherine Rouvel dont le sourire et la beauté éclairent ce salon un peu fripé où la poussière ternit les velours, les ors et les peaux".

 

Catherine Rouvel & Jacques Charrier
Toute l'équipe du film avec J.Claude Brialy
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Catherine Rouvel et Catherine Allégret


 

Catherine Rouvel et Marie-France Mignal

 

 

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