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1974 - Cinéma
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Borsalino and
Co
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Réalisation Jacques Deray Fiche technique :
Tournage Catherine : 9 jours entre les 26-3 et 17-5-74 -
Scénario et dialogues : Pascal Jardin et Jacques
Deray - Images : Jean-Jacques Tarbès - Musique :
Claude Bolling - Eastmancolor - Production : Adel
Productions (Alain Delon) ; Comacico - Sortie Paris :
23-10-74 - Durée : 1h.40 Avec Alain DELON (Roch
Siffredi), Catherine
ROUVEL (Lola), Riccardo
CUCCIOLLA (Volpone et son frère), Daniel IVERNEL
(Commissaire Fanti), André FALCON (Commissaire
Cazenave), Lionel VITRANT (Fernand), Reinhardt KOLLDEHOFF
(Sam), Serge DAVRI (Charlie), Jacques DEBARY (Le
préfet), Marc EYRAUD (Médecin
alliéniste), Philippe CASTELLI (Le coiffeur),
Mireille DARC (Une prostituée), Noëlle
Guidi.
Titre allemand : Borsalino and Co.
L'histoire : Marseille
1934. Pour venger la mort de son ami assassiné, Roch
Siffredi, un truand puissant du milieu marseillais s'acharne
à la perte d'un rival aussi puissant que lui. Un
affrontement impitoyable aura lieu entre les deux hommes...
"Borsalino and Co" est le film d'une vengence, d'une lutte
sans merci entre ennemis jurés des gangs
marseillais. Notes : A Pierre
MONTAIGNE, du "Figaro", Jacques DERAY confie : "Je me
permets, dans "Borsalino and Co" -plus violent et moins
réaliste que le premier- un clin d'oeil vers le style
des bandes dessinées". Cette "reconstitution
méticuleuse du Marseille d'avant-guerre" ne
plaît pas à "La Saison
Cinématographique" qui trouve dans ce film "tous les
archétypes du cinéma commercial
français". Cette oeuvre est estimée
"soignée et un peu languissante". Dans "Le Monde"',
Jean DE BARONCELLI montre sa déception : "Devant le
luxe et l'éclat de ce divertissement, nous ne pouvons
passer sous silence notre regret de voir tant de talent mis
au service d'une si médiocre cause (...). Disons-le
franchement : nous commençons à être las
de ces truands travestis en héros". "Télérama", sous
la plume de Jean-Luc DOUIN, n'a pas adhéré
à ce parti-pris de vengeance implacable
emballée dans des décors de luxe : "Ici, s'il
ne manque pas une bagnole millésimée, une
mitraillette, un costume rayé, on est
frigorifié par un luxe inutile, et les rares instants
de pittoresque décoratif (l'Alcazar, par exemple) ne
soutiennent même pas une mise en scène solide
mais à peine efficace". Jean-Luc DOUIN parle de
"situations les plus attendues qui succèdent à
une illustration glaciale et sans imagination". DELON n'est
pas épargné non plus : "Alain Delon-acteur,
samouraï momifié, arbore ses cheveux
gominés et son teint after-shave en débitant
sans conviction un texte réduit à sa plus
simple inspiration".
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