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Catherine ROUVEL
Année 1986
Fuégos

avec Valentina Vargas

 

Catherine Rouvel & Didier Guedj

 

1986 - Cinéma - Fuégos - Réalisation Alfrédo Arias
Titre allemand : Juniaba.

Fiche technique : Tournage Catherine : 4-8 au 20-9-86 - Images : Raoul Coutard - Décors : Roberto Plate - Montage : Agnès Guillemot - Musique : Jean-Marie Sénia - Couleurs - Production : Marie-Laure Reyre ; Olyane Productions ; Films A2 - Durée 1h.30 - Sortie Paris : 11-3-87

Avec Vittorio MEZZOGIORNO (Horacio Moralès dit El gringo), Angela MOLINA (Adéla), Catherine ROUVEL (Clara), Valentina VARGAS (Margarita), Marilu MARINI (La polaca), Christine CAMAYA (Mécha), Didier GUEDJ (Nacho), Gabriel MONET (Don Braulio), Michèle LOUBET (Dona Soledad), Jean-Claude BOLLE-REDAT (Don Francisco), Mélissa PISANO (Rosa), Pierre LACAN (Mario), Pascal LIBRIZZI (Lucho), Roberto SIRVENT (Raul), Félicia OGALLA (Julia), Marie-Christine BONTHOUX (Tere), Christelle MICHELET (Blanca), Emmanuelle WILCKE (Eugénia), Candy CHEVALIER (Laura), Germaine PAVON (la cliente).

L'histoire : L'histoire se passe en Argentine au XIX° siècle. Horacio Moralès, dit El Gringo (Vittorio MEZZOGIORNO), belle gueule mais surtout grande gueule raciste et autoritaire, imbu de sa personne, se trouvant beau et l'affirmant haut et fort devant la glace, règne sur son "cheptel féminin", le plus souvent ivre, manie le fouet et les coups de poing pour tout dialogue avec les femmes de son entourage, épouse, filles et servantes, et les fils qu'il veut guerriers et combattants (Pascal LIBRIZZI et Roberto SIRVENT). Le Gringo joue du sexe comme il joue du fouet, n'importe quand, n'importe comment, n'importe où, avec n'importe qui. Dans ces moments là, il n'admet aucun refus, ne s'impose aucune limite. Il claque des doigts, on lui obéit.
Adéla (Angéla MOLINA), recueillie à 17 ans sous le toit du Gringo pour aider aux tâches domestiques, sert aux plaisirs sexuels du chef de famille entre deux grossesses de Clara (Catherine ROUVEL). Le film commence par une superbe image de Catherine ROUVEL, enceinte d'un neuvième enfant, pétrissant le pain de la boulangerie familiale.
L'aînée des filles, Mécha (Christine CARMAYA), nourrit pour son père un sentiment de haine croissant, sans cesse humiliée par lui pour qu'elle devienne "raisonnable", ce qui n'a d'effet que de la rendre plus haineuse encore. La sorcière du village, Dona Soledad (Michèle LOUBET) va aider Mécha dans son désir de débarasser sa mère de l'enfant qu'elle porte et qui la rend malade.
Nacho (Didier GUEDJ), le métis, complote avec sa demi-soeur, la prostituée locale, dite la Polaca (Marilu MARINI), la main mise sur la boulangerie.
Pour effacer sa dette à Don Braulo (Gabriel MONET), El Gringo accepte de lui donner Margarita (Valentina VARGAS). Celle-ci acceptera la vie bourgeoise que lui offre Don Braulio pour n'être plus jamais touchée par Horacio.
Mario à la guerre (Pierre LACAN dans un rôle trop court), ses 7 frères et soeurs, sous l'impulsion de Mécha, mettent au point la mort de leur père...

Notes : * Si dans "Télérama" Joshka SCHIDLOW estime que cette tragédie familiale "évoque malheureusement, à cause de l'atterrante platitude de la mise en scène, une série télévisée de piètre acabit. Seules les comédiennes insufflent un peu d'âme et de beauté à cette médiocre reconstitution", Colette GODARD, dans "Le Monde", admire et respecte le style d'ARIAS : "Il prend des personnages de drame paysan et en fait des figures de fantasmagorie, vidées de toute tentation pathétique (...). L'humour d'Arias n'est évidemment pas le comique immédiat. C'est un supplément de délicatesse, une manière de dire dans un sourire un peu hautain la violence désespérée des passions". Colette GODARD conclut : "Fuégos ne ressemble pas à un premier film, même dans ses gaucheries : c'est entièrement un film d'Arias".
* Hélène MERRICK, dans "Starfix", se demande "où veut en venir le réalisateur : à larmoyer sur le destin immuable des femmes, objets voués au viol, à la vénalité et au masochisme ? A conclure qu'attention un macho peut en cacher un autre ? Que rien ne changera jamais dans les rapports stéréotypés masculin-fort contre féminin-faible ? Il y en a comme ça qui tournent en rond et se mordent la queue. Tant pis pour lui si ça lui fait mal !". Mais dans "Première", on considère qu' "il a bien fait, Alfrédo Arias, de venir au cinéma. Son premier film, "Fuégos", est un splendide règlement de comptes avec la passion, la famille, l'Argentine et les machos (...). Alfrédo Arias mérite un vrai bravo". Et dans "Studio", c'est le côté poétique qui est apprécié : "Une langueur dans la lumière et les images qui donnent à l'histoire des allures de conte et de légende".

Vittorio Mezzogiorno, Catherine Rouvel

Catherine & Angela Molina

Catherine Rouvel, Valentina Vargas, Didier Guedj

  

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