Le pouvoir des anneaux
Les jeux olympiques de 2004 ont été voulu comme un modèle du genre. Quelque soit le résultat, le pari que constitue l'organisation de jeux propres, à l'abri de la corruption et de l'insécurité qui frappe le monde va bien au delà de la compétition. Le sport et ses valeurs dont on abreuve le peuple à foison ne peuvent pas être remis en question sans ébranler le fondement de la société actuelle.
La période estivale est habituellement pauvre en informations ou en débats de société. En cette année 2004, la place ainsi laissée vacante est allégrement comblée par l’actualité sportive. Au niveau national ou international, nous ne pouvons manquer de voir ou revoir, dans des lieux et des compétitions différentes mais toujours affairés à la même activité, des champions de tout poil qui ne manqueront pas de vanter leur discipline. Le peuple, les médias, et les gouvernants s’attachent à trouver de l’intérêt dans le geste individuel ou la combinaison collective, s’enthousiasment devant une telle démonstration de volonté, puis s’extasient inévitablement devant le bonheur ineffable des compétiteurs victorieux ou versent dans l’hyperesthésie face à un dénouement insoutenable[1].
Il faut reconnaître qu’il n’est pas donné à tous le monde d’avoir une force de caractère qui fasse que l’on puisse passer tant d’année à s’échiner pour espérer quelques secondes d’exultation. Il faut être convaincu d’avoir fait le bon choix de vie et faire preuve d’abnégation. Au contact de coéquipiers d’entraînement qui vous mettent au défi et des adversaires qui remportent des victoires à vos dépends, on a naturellement tendance à rentrer dans un processus d’humiliation. La majorité relativisera suffisamment pour se contenter du footing dominical, ou rentrer dans la compétition par jeu tout en gardant les pieds sur terre et en sachant jusqu’où ne pas aller. Mais, pour certains, la passion du sport au bénéfice de celui qui le pratique se transcende en une arme de haine à l’attention de l’autre. C’est alors que le dépassement des limites physiques, les régimes alimentaires draconiens ou les supplétifs chimiques deviennent le lot quotidien de l’athlète obnubilé par l’excellence. Tous les moyens seront bons afin de pallier à l’affront de ne pas être le meilleur. C’est une attitude de guerrier qui devra habiter l’esprit du compétiteur, si l’on en croit le vocabulaire communément utilisé par les commentateurs.
Cependant, tout est mis en œuvre
pour nous garantir que la famille olympique est composée d’hommes et de
femmes passionnés et sains. Les contrôles antidopages sont sévères, aléatoires,
effectués pendant et bien après les épreuves afin que de nouvelles
substances dopantes aujourd’hui indétectables puissent l’être demain,
avec en sous entendu la menace de sanctions rétroactives. La réglementation,
quant à elle, se veut sans faille.
On souhaiterait que les analyses de sang ou d’urine ne soient là que par sécurité,
et qu’elles soient fiables. Mais la quête du record et l’exigence physique
sont des raisons suffisantes pour basculer dans une complémentation
alimentaire ou chimique plus ou moins légale. Pris dans l’engrenage de la
compétition, l’athlète qui a consacré une bonne partie de son existence
à son activité sportive a le choix entre tout arrêter ou renouer avec le
succès en prenant le risque de briser sa carrière, d’hypothéquer sa santé,
et quelque fois de perdre sa vie. Si une pratique régulière et raisonnée de
sport est bénéfique pour la santé, l’excès imposé par la nécessité de
la performance devient nuisible. Mais, à ce niveau, l’objectif prime devant
la raison.
De plus, la période de huit années pendant lesquelles les prélèvements
seront conservés est une précaution qui ne peut avoir qu’un effet
dissuasif. Si ce n’était pas le cas, et par souci d’exactitude, il
faudrait procéder à la remise des médailles des jeux de 2004 en 2012…
En ce qui concerne l’arbitrage, il suffit d’avoir suivi les JO 2004 pour
constater des incohérences. Des gymnastes qui tombent se voient attribuer de
meilleures notes que ceux qui se réceptionnent correctement, alors que
d’autres voient leur performance réévaluée après que les juges aient
subi les hués des spectateurs. Le recours à des instances arbitrales supérieures
a même été de mise, conduisant à des changements successifs dans le
classement d’une épreuve chevaline. Tout cela s’explique par la nature
des décisions à prendre. Elles ne dépendent que de l’interprétation qui
est faite par les juges ou les arbitres. Seulement ces derniers ne sont pas
infaillibles, et même des fois corruptibles.
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Les garde-fous édifiés par les instances officielles visent à donner une impression rassurante de stabilité et de sécurité. L’olympisme veut nous convaincre qu’aucune des dérives de notre civilisation ne peut atteindre ses jeux. Le sport, ses valeurs, ses règles et les personnes qui les font respecter sont présentés comme la pierre de touche de notre civilisation. Dans un monde où une spiritualité difficilement définissable concurrence une religion à bout de souffle, où les identités nationales se noient dans une globalisation uniformisante, où la volonté politique manque de courage face à l’intégrisme économique et financier, l’exaltation de la pratique sportive a l’avantage de capter l’attention du spectateur léthargique et de le conditionner à suivre le droit chemin.
Car
la loi du sport est impitoyable. Dans un sprint, le vainqueur n’est jamais accusé de courir
trop vite, par contre on reproche souvent aux suivants de ne pas avoir été
à la hauteur. Dans la course à l’emploi, c’est le même sentiment de
culpabilité qui est de plus en plus souvent utilisé. C’est à vous d’être
compétitif pour intégrer le marché du travail. Une entreprise proche du
sport par son métier est allée jusqu’à organiser les « Jobs
Olympiques ». Il s’agit d’une opération de recrutement composée
d’épreuves sportives. Ces dernières ne sont pas éliminatoires par le
manque de performance éventuelle des candidats, mais visent à « observer
leur dynamisme, leur sens du défi, leur esprit d’équipe et leur capacité
à se soutenir et à se dépasser collectivement »[2].
Le sport est également mis à
contribution dés qu’il s’agit de trouver des solutions à la dérive de
notre monde moderne. Vous avez du cholestérol ? Faîtes du sport !
Vous êtes obèse ? Faîtes du sport ! Le docteur Gro Harlem
Brundtland, Directeur général de l'OMS, a invité instamment les Etats
Membres, lors de la première Conférence internationale sur le sport et le développement
qui eut lieu à Macolin (Suisse) en février 2003, à organiser chaque année
une journée sur le thème « Pour votre santé, bougez ! », afin
d’encourager l’exercice physique. Il nous rappel que les « maladies
chroniques, en grande partie évitables, comme les maladies
cardio-vasculaires, les accidents cérébro-vasculaires, le diabète, certains
cancers et les pneumopathies, ainsi que les problèmes d’obésité et de
surcharge pondérale, sont maintenant la principale cause de mortalité et
d’incapacités dans le monde ». |
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Le Comité international olympique (CIO) a indiqué le jeudi 26 août 2004 que le Comité olympique américain a demandé le retrait d'un clip de campagne du président américain George Bush faisant référence aux Jeux olympiques. La voix-off déclarait que "lors de ces Jeux olympiques, il y aura deux pays libres supplémentaires", en référence à l'Irak et à l'Afghanistan. |
Comme le déclare le Dr Pekka
Puska, Directeur à l’OMS de Prévention des maladies non transmissibles et
promotion de la santé, le sport est « pour les sociétés une manière
efficace et peu onéreuse d’améliorer la santé publique ». Par
la remise au goût du jour de la pratique sportive, les décideurs ont enfin
trouvé une solution qui leur permette de rester en bon terme avec les lobby pétroliers
et industriels en n’imposant aucune législation coercitive tout en espérant
atténuer l’effet de serre et réduire le trou de la sécurité sociale. La
période de progrès social a dorénavant laissé la place à l’ère de la
préservation des acquis sociaux, autant que faire se peut dans cet univers économique
impitoyable. Le batelage médiatique devient si virulent ces temps-ci qu’il
n’est plus question de faire un procès au secteur agroalimentaire pour
vouloir augmenter ses profits en nous poussant à nous gaver au dépend de
notre santé, ou aux entreprises polluantes, aux fabricants de produits
phytosanitaires et à l’industrie du transport pour être en partie
responsable de la dégradation de l’environnement. Dans les deux cas la
stigmatisation des entreprises nationales se retournerait contre
l’accusateur, et on l’immolerait en place médiatique publique pour
incitation à la délocalisation. Cependant, on ne pourra pas ignorer
longtemps ceux qui, comme le Dr Brundtland, pensent que si la cause des
maladies de notre époque se trouve dans le manque d’activité physique, il
s’explique également par la modification « des habitudes
alimentaires et de l’environnement résultant de la mondialisation et de
l’urbanisation galopante. »[3]
Si l’argumentation est souvent soutenue pour des raisons de santé, les dispensateurs de savoir être font d’une pierre deux coups en avançant maintenant des raisons environnementales. C’est ainsi que fleurissent les journées à vélo, soutenues par les écologistes intégristes tout émoustillés d’un retour en arrière particulièrement en vogue à notre époque. Ce phénomène semble trahir une inquiétude devant un futur synonyme de changement qui se précipite à notre endroit. Cette nostalgie populaire se rencontre aussi par la multiplication des films (Amélie Poulain, Les Choristes, …), des émissions (Le Pensionnat de Chavagnes, les hits des années antérieures, les best of …) et des commémorations qui se succèdent et qui évoquent un passé révolu. Elle va même jusqu'à empiéter sur le temps consacré au monde actuel. Par exemple, le journal de 13 heures de TF1 fait entre sept et huit millions de spectateur (contre 2 millions pour celui de France 2) en grande partie grâce à ses reportages présentant une France traditionnelle et souriante, comme préservée de l'incertitude liée à la marche du monde. Cette thématique médiatique fait appel aux mêmes mécaniques psychologiques que le sport. Même si les techniques et les pratiques sportives évoluent, la nature des activités nous renvoie à ses origines (Marathon, javelot, disque,…). Le sport rassure par le lien qu’il entretient avec le passé, comme si dans un monde en perpétuelle mutation il demeurait le seul élément stable depuis la nuit des temps.
Et pourtant c’est toute la force du sport que de vous tromper sur son
apparente immuabilité. Derrière l’invariabilité de l’acte se cache le
culte de la performance qui lui incite à toujours franchir de nouvelles étapes.
De plus l’angoisse de la rivalité s’ajoute à l’effort du geste quand
on sait qu’il est nécessaire d’être le meilleur pour être le premier.
Avec de telles motivations, le questionnement n’est plus de mise, et le
risque d’erreur intellectuelle se voit donc écarté. Mais chacun se rend
bien compte de la difficulté à ne serait-ce qu’effleurer les records
olympiques. Il est essentiel que, si l’objectif s’évanouit, le processus
qui mène à ces prouesses persiste dans notre esprit. La diffusion réitérée
d’épreuves sportives, la reconnaissance des plus hautes autorités du pays
à chaque victoire, l’étalage de leur vie dans des magazines ou des
biographies, ainsi que les publicités les mettant en scène se chargent de
finir le conditionnement en redonnant une dimension humaine aux apollons des
stades. Si les champions vont comme moi chercher leurs lentilles de contact
chez Afflelou et manger une salade chez Mac Do, il n’y a pas de raison pour
que moi aussi, qui ai les mêmes habitudes, je n’excelle pas dans mon
domaine de compétence. Les messages de masse ont néanmoins des cibles
individuelles. Ils s’adressent à chacun d’entre nous en tentant de nous
convaincre qu’il suffit d’y croire (Tu es plus rapide que tu ne l'imagines
– Nike 2004), qu’il ne faut jamais renoncer (Impossible is nothing –
Adidas 2004), ou qu’il suffit juste d’avoir la volonté de le faire (Just
do it - Nike) pour atteindre son but.
A la portée de tous, la rivalité fait office de fil conducteur dans une
civilisation en manque de projet et d’idéal. Le développement de la société à travers la mentalité sportive ne se base pas sur une idéologie mais sur
un modèle de compétition, de concurrence.
L’esprit sportif conduit à
adopter une attitude de battant pour faire gagner l’équipe. Viviane Reding,
ancienne Commissaire européenne à l'Education et à la Culture, est à
l'origine de l’Année européenne de l’éducation par le sport, dont le
slogan est « bouge ton corps, muscle ta tête ». Ce projet
a été lancé en France au mois de février 2004 par le ministre des Sports
Jean-François Lamour. Viviane Reding voit le sport comme un remède universel
puisqu’il met en avant « l’esprit
d’équipe (...) meilleur antidote à l'individualisation de nos sociétés »,
il joue un « rôle (…) dans l'intégration des groupes défavorisés »,
et à l’image d’un projet irlandais, il tente de « réintéresser »
les jeunes aux études « via - par exemple - l'étude de la géographie
au travers des équipes nationales »[4].
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Dans
les faits, on assiste pourtant à un phénomène opposé. A l’occasion de sports d’équipe, les
commentateurs ont rapidement tendance à mettre en avant les prouesses
individuelles plutôt que d’en rester aux performances du collectif. Ce
n’est pas l’équipe de France de football qui est performante, mais celle
de l’époque à Platini ou à Zidane, à Michel Hidalgo ou à Aimé Jacquet.
A défaut de privilégier l’esprit d’équipe, l’individualisme encouragé
à des fins commerciales a tendance à déteindre sur le groupe en allant
jusqu’à créer des tensions par une surestimation de tel ou tel élément
vis-à-vis du collectif. A l’heure actuelle, l’esprit sportif ne semble
pas amener à se demander ce que l’on peut faire ensemble, mais comment
chacun d’entre nous peut faire pour sortir du troupeau.
Devant un monde qui se
globalise, une culture qui s’uniformise, une langue qui s’anglicise, le
citoyen du monde se demande pour quelle équipe il peut bien jouer. Nous
assistons à une mondialisation économique, bientôt sociale (avec un risque
de dégradation pour les pays les moins concurrentiels), mais pas humaine
puisque les ethnies et les religions ont tendance à se radicaliser, et
continuent à s’entredéchirer. Le travail n’est même plus présenté
comme un outil d’émancipation ou de plaisir, mais un simple moyen de gagner
de l’argent[5].
Notre intégration sociale dépend en fait plus de notre capacité à nous
laisser exploiter et à accepter un système que de notre faculté à être
assimilé par nos pairs. |
Mais les frontières économiques,
religieuses et nationales ne sont toujours pas superposables. Les concurrents,
les communautés ou les ethnies entretiennent des accointances sur un
territoire qui ne seront peut-être pas du goût de ceux qui en dominent un
autre sur lequel ils sont amenés à intervenir. Cette complexité accentue
les risques de conflits. A un certain niveau l’inconscient collectif
convaincu que le sport est une panacée se laisse abuser par la logorrhée
politicienne pour accepter plus facilement la déchéance du lien social et le
prolongement illusoire et rassurant d’une identité nationale. Pendant que
le peuple manipulé suit aveuglément ses dirigeants en votant alternativement
pour les partis majoritaires sans s’apercevoir qu’ils suivent la même
direction, à un autre niveau les puissances laissées dans l’ignorance de
l’objectif final se livre bataille pour des intérêts stratégiques, énergétiques
ou moraux. Au sommet, il reste ceux qui sont convaincus que les vainqueurs de
ce combat multithématique détiendront au final les clefs du monde.
Porté à son zénith, le
sport remet des valeurs en perspectives, il incite à un retour à des activités
plus naturelles, il sert d’excuse à des politiciens frileux, il donne bonne
conscience, il redonne le moral, et donc finalement il relance l’économie
intrinsèquement, et extrinsèquement. D’aucun ont tendance à vitupérer
contre ces bipèdes surentraînés et la place disproportionnée qu’ils
prennent dans les médias. Mais ceux-là ne s’aperçoivent pas de la portée
de leur propos. Ils pensent simplement que des gens qui lancent, courent ou
sautent ne méritent pas une aussi grande place dans leur lucarne. Ils pensent
qu’il y a des choses plus importantes qui se passent dans le monde. Mais,
sans le savoir, ils sont déjà contaminés par l’esprit du sport. En effet,
ils classent des évènements qui se doivent d’être mis en relief dans
l’actualité, donnent un accessit à la gravité, un laurier à
l’importance. Cette façon de penser résulte d’un raisonnement de compétiteur.
Il faudrait détenir la vérité pour être garanti que notre agencement de
l’importance soit le bon, et corresponde également à celui d’un américain,
d’un africain, d’un irakien,…
Mais la détention de la vérité,
c’est là encore une déformation entretenue par la culture sportive. Si on
détermine avec exactitude la vitesse d’un coureur, rien ne permet d’évaluer
avec certitude la justesse d’un raisonnement.
La compétition sportive
diffusée par le biais de médias de masse fait s’entrechoquer des valeurs
ancestrales, propre à un univers particulier, avec la vie en collectivité et
le comportement quotidien de chacun. Il entretient le trouble entre
l’exactitude théorique d’une performance et l’ambivalence naturelle des
choix qui se présentent à nous tous les jours. Cette confusion s’accentue
dans notre esprit jusqu’au transfert, si bien que l’on se croit capable de
juger d’un comportement social ou un raisonnement aussi sûrement que
d’une performance sportive scientifiquement mesurable et incontestable, pour
les activités qui le permettent.
Le sport tel que l’on nous le présente est un miroir aux alouettes. Il donne l’apparence d’un retour à des valeurs ancestrales jugées fondamentales, d’un outil d’intégration, et d’un catalyseur national. Mais en fait c’est une ode à la compétitivité, à l’individualisme, à la pensée unique, et une chimère en ce qui concerne l’identité d’un pays. Il nous conditionne dans un schéma de raisonnement que nous appliquons inconsciemment dans notre vie quotidienne. Alors la combativité du sportif et l’incontestabilité de son résultat entrent en écho avec le modèle de société libérale que l’on nous présente et qui ne peut qu’être le bon. C’est ainsi qu’eu égard à l’importance donnée à ce rendez-vous bissextile, il serait blasphématoire de l’assimiler à un pandémonium. Emettre une critique reviendrait à remettre en question tout un système. S’interroger sur la place et le rôle du sport dans notre société conduit à douter du modèle de civilisation dans lequel nous plongeons à corps perdu, et à faire naître l’éventualité d’une alternative. Afin qu’un tel espoir ne vienne pas se saisir des esprits hypnotisés par le pouvoir des anneaux, il est nécessaire que l’enthousiasme ne retombe pas pendant les olympiades. C’est ainsi que la mémoire de cet événement est préservée par le jeu vidéo, ou moult championnats nationaux et internationaux de disciplines plus populaires. Et si cela ne suffit pas, la perspective des jeux de 2012 est déjà présente pour entretenir cette propagande comportementale.
[1] Insoutenable, c’est le terme employé par un éditorialiste du journal « L’Equipe » pour qualifier le départ de Zinédine Zidane de l’équipe de France…
[2] Dominique Thomas, directeur régional de Décathlon Paris-Ouest. Décathlon fait transpirer ses futurs employés, Derek Perrotte, Les Echos, vendredi 24 octobre 2003.
[3]
« Pour votre santé, bougez ! » : l’OMS lance la journée mondiale
de l’exercice physique, 17 février 2003, http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2003/pr15/fr/
[4]
Lancement de l'année européenne de l'éducation par le sport, Le
Quotidien du Sport, http://french1.peopledaily.com.cn/french/200402/17/fra20040217_65357.html
[5] D’après le sociologue Alain de Botton, The New York Times, cité dans Les Echos du jeudi 9 septembre 2004.
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