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Auch, un oppidum celtibère L'ancienne
Elimberrum (ville neuve en Ibère) était nommée
Cicitas Auscius en 333 du nom des gens qui la peuplaient, les Auscii
qui avaient fixé leur capitale à Elusa (Eauze). On
suppose que Auscii vient du basque Euskarra qui signifie "basque".
Sur
la place Salinis, où se dresse la cathédrale, la maison
de la Maîtrise, l'Officialité et la tour d'Armagnac, construites aux XIVe
et XVe siècles, témoignent du pouvoir des archevêques d'Auch. L'Officialité,
ancien tribunal archiépiscopal, est en effet flanquée d'une tour de 40
mètres de haut qui servait de prison. Les pousterles,
ces ruelles en escalier qui dévalent la colline, permettent de relier
la ville-haute, d'époque médiévale, à la ville moderne bâtie dans la plaine.
Elles ont été détrônées par un escalier monumental de 234 marches,
construit en 1863.
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D'Artagnan
Le véritable d'Artagnan n'a sans doute pas eu la vie romanesque
que lui prèta Alexandre Dumas. Né vers 1615
au château de Castelmore, Charles de Batz, comte d'Artagnan
en bon militaire, trompait l'ennui entre deux campagnes en courant les
tripots de la capitale. Déjà distingué par Mazarin, il fut investi
de la confiance de Louis XIV qui le chargea de quelques missions
délicates, comme l'arrestation de Fouquet, dont il s'acquitta avec
délicatesse et discrétion. Devenu capitaine-lieutenant de la première
compagnie des mousquetaires du roi, il trouva la mort lors du siège de
Maastricht (1673). L'escalier monumental
234 marches relient les quais à la place Salinis. Au sommet, on
découvre la tour d'Armagnac du XIVe, haute de 40 m,
ancienne tour des prisons de l'Officialité. C'est sur la place Salinis
que s'élève la cathédrale Ste-Marie dont on remarque l'ordonnance
des contreforts et des arcs-boutants à double volée.
Place de la libération
C'est le carrefour d'animation de la ville, la place est fermée
au Nord-Ouest par l'Hôtel de Ville et par le terre-plein des allées
d'Étigny, deux réalisations de l'intendant d'Étigny, entre 1751
et 1767. Sa statue se dresse au sommet des escaliers.
Bastides
et des castelnaux,
quitter Auch en direction de Mont-de-Marsan par la N
124
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La cathédrale Sainte-Marie
Sa construction commencée en 1489 par le chevet, a
été prolongée pendant près de 3 siècles, de la fin
du XIVe à la fin du XVIIe. Son style gothique flamboyant
reste pur. Les chapelles du déambulatoire ont été
dotées de dix-huit vitraux, oeuvre du maître verrier Gascon
Arnaud de Moles (1460-1520) et constituent un ensemble particulièrement
achevé de l'art de la Renaissance. Les
stalles, gigantesque chef-d'uvre de "huchiers"
demanda 50 années de travail. L'ornementation des 113 stalles
sculptées dans le chêne, où plus de 1500 motifs ont été
répertoriés mêlent les thèmes de la bible,
l'histoire profane, la mythologie et la légende.
A
visiter
Les quartiers du Pouy et de Saint Pierre, où les allées D'Etigny,
percées au XVIIIe siècle, sont l'un des lieux de promenade les
plus prisés des Auscitains. Le quartier abrite également quelques maisons
médiévales et Renaissance d'une réelle qualité.
Le Musée des Jacobins
Dans l'ancien couvent, il présente une belle collection d'art précolombien
et d'art colonial sud-américain.
Le quartier de l'hôtel de ville
Élégantes façades du XVIIIe.
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