Le rôle de la cape

C'est elle que perçoit l'œil. Dans bien des cas, c'est elle qui va séduire le fumeur, selon qu'elle se présente unie, lisse et brillante. D'aucuns ne jurent que par des capes claires, d'autres, au contraire, traquent les sombres. En fait, l'amateur ne devrait pas se fier à son œil pour juger de la qualité d'une cape. Mais à son toucher. Sous la caresse du pouce, cette dernière doit révéler sa "richesse en gras".

Rappelons que la cape représente moins de la moitié d'une feuille et qu'un Habano est constitué de quatre autres feuilles entières. En outre, cette feuille est le résultat d'une culture très spéciale. Les plants qui la supportent sont élevés sous tapados, des sortes de serres où le verre est remplacé par de fines bandes de toiles qui les protègent des ardeurs du soleil. Attentions qui permettent d'obtenir ces feuilles à la fois fines et souples, indispensables à l'élaboration d'un cigare. Par sa nature (sa légèreté), la cape intervient peu sur le goût du Habano. Notamment, elle ne joue aucun rôle sur sa puissance. Il est faux de croire qu'une vitole arborant une cape foncée sera plus forte qu'une claire. Mais si son rôle reste proportionnel à son poids - 7 à 8% -, il n'existe pas de grand Habano sans grande cape. Qu'est-ce qui sépare le premier d'une finale olympique du 100 m du simple finaliste? Quelques dixièmes de secondes. Un "rien" qui fait cependant une sacrée différence. Et c'est la cape qui fait d'un excellent Habano, un Habano exceptionnel....