LE SERVICE


- La Conservation :

La bière doit être conservée au frais, à l'abri de la lumière et des températures trop chaudes ou trop basses (moins de 5° C).

La position de la bouteille doit être prise en compte pour les bières sur lie, sinon elle indiffère. Il vaut mieux de toute façon attendre quelques jours de repos après le transport pour des bières denses.

En général, il ne sert à rien de garder des bières à vieillir (sauf pour quelques bières denses), car elles commencent à s'altérer après 6 mois. Néanmoins, les véritables lambics, les trappistes ainsi que certaines bières brunes et rouges des Flandres belges peuvent se conserver très longtemps (de plusieurs années jusqu'à plusieurs dizaines d'années).

- La température :

C'est le point fondamental, rarement respecté. Le principe est simple : plus une bière est dense et alcoolisée, plus la température de service doit se rapprocher de la température ambiante.

Certaines bières doivent être consommées fraîches (6°-8°) et se savourent ainsi comme une pils ou une lager de 5° d'alcool, alors que d'autres sont servies plus chaudes (10°-12°) afin de mieux pouvoir apprécier leurs qualités, pour des bières ambrées de haute fermentation.

- Le verre :

Il existe des multitudes de verres différents, et chaque brasseur choisi avec attention le verre qui ira le mieux avec sa bière. Le verre utilisé permet d'aérer différemment la bière, et donc de développer les différents parfums appréciables.

Mais le point le plus important est l'entretien du verre. Il doit être totalement dégraissé, lavé avec un minimum de produit à vaisselle, rincé à grande eau et mis à sécher.

Au moment du service il est recommandé de l'humidifier pour les bières de fermentation basse.

- La mousse :

La bière doit se servir avec un chapeau de mousse épais d'au moins 2 centimètres. C'est esthétique et cela permet à la bière de garder toutes ses qualités. La mousse sert de rempart à l'oxygène de l'air.

La mousse de la bière dépend de sa texture, de la façon dont la bière est servie : bouteille ou fût.

Dans le cas où la bière est en fût, le gaz utilisé pour tirer la bière influera sur la qualité de la mousse, de même si le tirage est manuel.

Pour les bières en bouteille, si cela est possible, la bière doit être servie d'un seul coup. Sauf pour les bières sur lie où il faut verser lentement sans remuer la bouteille, afin de ne pas mélanger le dépôt avec la bière.

Le temps que l'on met à remplir le verre donnera plus ou moins de consistance à la bière.

LE GOÛT DE LA BIERE

Comme le vin, une bière se regarde, s'écoute, se sent, se savoure avant d'être bue. Sa couleur, son éclat, les arômes qu'elle dégage s'apprécient de même que les saveurs qu'elle apporte au palais.

- La couleur :

Du blond très pale au noir le plus dense, l'éventail est infini et très révélateur.

Les blondes ont des nuances très fines, et les plus agréables sont les bières dorées comme du miel, d'un éclat extraordinaire et d'une exceptionnelle limpidité.

Les bières ambrées offrent une des gammes les plus riches, du brun pâle au foncé, du rosé ou rougeâtre en passant par l'ocre.

Les bières noires, ne laissant pas passer la lumière caractérisent les stouts britanniques et irlandaises.

- La limpidité :

La limpidité et l'éclat de la bière sont des signes d'un bon brassage et d'une bonne conservation et ceci surtout pour les blondes.

Par contre pour les bières à base de froment non filtré, le trouble est tout à fait normal.

- Le son et l'odeur :

Alors que le son est agréable à écouter, les odeurs dégagées par la bière, mettent en valeur les arômes de malt, de levure et les herbes.

- En bouche :

L'impression que laisse une bière en bouche est très variable, elle peut aussi bien envelopper le palais de sa force et de sa densité, ou paraître plate et sans consistance, ou encore donner l'impression que l'on est entrain de manger-liquide.

Le malt donne du corps, mais aussi de la douceur et de la rondeur à la bière, tandis que le houblon donne de l'amertume.

Certaines bières sont dites aussi “fruitées”.

Certaines bières s'apprécient mieux à l'apéritif comme les pils ou les blanches. Ces dernières étant très désaltérantes. Les bières les plus denses sont plus agréables en fin de journée, quand aux bières fortement alcoolisées, elles passent mieux après les repas.

Ce qui donne en résumé :

Pils Basse fermentation 8° C apéritif, sorbets

Brunes Malt très torréfiés 12 - 14 ° C viandes et gibiers

Blanches Haute fermentation 8° C apéritif, grande chaleur

Abbaye Haute fermentation 10 - 12° C fromage

Garde Haute fermentation 10° C digestif

Gueuzes Fermentation spontanée 10 - 12° C apéritif, carbonade, sorbet

Ales Haute fermentation 10° C apéritif, viandes

Stouts Haute fermentation 12 - 14° C Après-midi

LE SOUS BOCK

Le sous bock, vieux de plus de 100 ans, est né en Allemagne vers 1867. Il a un rôle publicitaire mais aussi revêt un intérêt pratique en absorbant les débordements de mousse occasionnés par le service de la bière.

Les techniques de fabrication ont évoluées avec le temps, mais l'introduction de soucoupes en matériaux divers n'a jamais remplacé le fameux sous bock cartonné que l'on connaît.

Dès les années 20, il devient un objet de collection. Les brasseries vont exploiter cet engouement en tentant de fidéliser les consommateurs à travers la création de séries.

Alors amis CERVALOBELOPHILES, à vos bières... et à bientôt ...