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Au
Cambodge existe une tradition extraordinairement riche de théâtres
et d'arts dont les racines plongent au coeur de la civilisation
angkorienne et qui se sont développés pendant cinq
siècles, jusqu'à ce que le régime rouge,
de 1975 à 1979, se débarrasse en priorité
des artistes.
En 1980, Kunthea Ken a 12 ans. L'université des Beaux-Arts
de Phnom Penh, en ruines, rouvre ses portes. Dix ans d'apprentissage
éprouvant plus tard - la morphologie des danseuses doit
littéralement se plier aux contraintes de la danse -, Kunthea
fera ainsi partie de la promotion qui fera renaître l'art
de la danse classique khmère. Aussi actrice et danseuse
populaire, elle deviendra danseuse au Ballet Royal du Cambodge
et professeur à l'université des Beaux-Arts. Trois films lui seront consacrés.

au Palais
d'Egmont à Bruxelles
Aujourd'hui,
Kunthea fait partie de Sovanna Phum, association regroupant une
dizaine d'artistes cambodgiens qui s'attachent à faire
renaître, remonter sur scène puis promouvoir le plus
grand nombre possible des trésors culturels khmers. Elle
vit en Europe. Elle y danse et enseigne.
Elle fait découvrir aux Européens le langage gestuel
de la danse cambodgienne. Au travers de nouvelles créations,
inspirées par le Reamkey - le récit mythologique
cambodgien - ou métissées avec des éléments
de cultures occidentales, Kunthea s'attache à leur transmettre
son amour pour la culture de son pays.
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