Que de chemin parcouru depuis...
M.-O. est aujourd'hui un bel adolescent de presque 15 ans
... Avec le temps et une médication beaucoup plus
appropriée, celui-ci apprend à mieux contrôler ses
comportements, ses tics moteurs et verbaux. Nous avons
appris à mieux reconnaître ce que nous ne pouvions pas
changer et ce que M.-O. pouvait améliorer .... Ce qui est
relié à la maladie on doit vivre avec ...
Les centres jeunesses nous ont beaucoup aidé à travailler
sur ses comportements violents et sur ses habilités sociales
.. Quoi qu'il a fait beaucoup de chemin, un long
parcours lui reste encore à traverser... Ce qui le
caractérise, c'est de beaucoup son immaturité malgré ses 14
ans ... On doit encore lui rappeler d'aller se laver,
d'utiliser ses ustensiles, de se ramasser, etc ...
C'est un enfant qui demande encore beaucoup, niveau
autonomie.
Coté scolaire, le portrait est très peu reluisant..
Dès son entré au centre, il a commencer à baisser les bras.
Un programme scolaire, bâti sur des modules, n'était pas
approprié pour lui, qui demande constamment une assistance
... Donc il est resté "stopper" à la 6ième années à
mon plus grand désespoir...
L'argumentation demeure très présente au fond de lui..
Ses oublis à court terme se multiplie de plus en plus et il
faut constamment lui rappeler des choses aussi simple que
d'accrocher sa clé lorsqu'il entre à la maison afin de ne
pas la perdre... Si un soir, j'omet de le faire, il
est assuré que le lendemain on passe l'avant midi à chercher
la fameuse clé. Lui, aura oublié où il l'aura déposer
la veille..
Je peu dire aussi que les "crises de rage" s'estompe de
plus en plus, voir même a dire presque inexistante.
Sur se point M.-O. a fait beaucoup de chemin. Il sait
d'avantage reconnaître les éléments déclencheur et se
retirer de lui-même avant que tout explose. Mais n'en
demeure pas moins qu'il sait très bien rester boderline du
"politiquement correcte" ce qui essouffle bien souvent les
gens qui l'entour. C'est de toujours se rendre jusqu'a
la dernière limite permise avant la conséquance. Par
moment, j'ai l'impression que c'est son adolescence beaucoup
plus que son syndrome qui nous rentre dans le corps.
Il a aussi fait connaissance avec les gangs et ses
premiers joints à l'été 2003... Avec la médication
qu'il prends ce n'est vraiment pas approprié donc
conjointement avec le centre et de façon très serrer ont a
diminué les limites du permis, couper les sorties après le
souper et un contrôle très serré de ses appels téléphonique.
On a eu une première victoire mais je suis convaincu que la
bataille n'est pas terminer..
Il aime la mode "yo", la musique et la danse .. Il
lui arrive encore d'écrire des chansons ou des poèmes et il
appel sa grand-mère pour lui partager... Parfois je me
demande si un jour, il arrivera à voler de ses propres
ailes. J'en sais rien, je cherche pas trop à entrevoir car
je crois que se serait perdre l'espoir..