La chanson des villages
de René Marchais "Le roi des tyroliens" qui s'est produit
au Casino de Paris, au Bataclan, à l'Olympia, à l'Apollo, à la Cigale et autres lieux vers 1920,
à chanter sur l'air de "A Belleville Ménilmontant"
 

















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Les Habitants de Martizay
Ont connu Paul Bénazet
Qui les r'présentait comme
Membre à la Chambre
Mais ils ont connu bien mieux
Monsieur Chichery l'maire de ce lieux
Qui s'baladait d'la Mairie
A la Métiverie (bis)

On trouve des douzaines d'oeufs
A Vign'ron comme à Chandeu
Et l'on mange la rotie
Aux orties
Les filles ont de beaux appats
Aux Basses-Maisons, au Maupas
Elles sont mignonnes et rient
A la Mignonnerie (bis)

C'bon pat'lin c'est entendu
Se trouve très étendu
Car il a sous sa tutelle
La Mardelle
On y trouve aussi Lejon
La Morinière au donjon
La Saulnerie, la Caltière
Et la Cornillière (bis)

Pour manger un' frottée d'ail
N'oubliez pas ce détail
On peut s'en flanquer un' bosse
A la Brosse
Et je rappelle en même temps
A tous les nombreux gourmands
Qu'pour bouffer la poule au riz
C'est au Pilori (bis)

Que l'on vienne du Moulin Neuf
Ou des hauteurs de Laleuf
On va pêcher à son aise
Dans la Claise
Mais où l'on en prend pas mal
Il paraît qu'c'est à Durtal
Et que les plus beaux gardons
Sont aux Boisringons (bis)

Sur la route de Saint-Cyran
On dit qu'une fois par an
On fait de fameuses rousserolles
à Clérolles
Mais pour se bien régaler
Toujours quand on veut manger
Bonne galette et cass'musiaux
C'est aux Bergeriaux (bis)

De la Tonnelle au portal
On tombe sans s'faire de mal
Mais attention à la loue
A la Roue
Si l'on veut s'rendre à Lingé
Je vous r'commande de couper
A la Coupetterie (bis)

Y a des châtaignes, des marrons
Du côté d'Champéron
Des pêches qui fondent dans la bouche
A la Touche
Les prunes et les abricots
Sont en mass' du côté d'Notz
Et les perdreaux tout rôtis
Sont à Sérigny (bis)

On sait que sur le pont d'Végon
On peut danser tout en rond
En pêchant avec délices
L'écrevisse
Cuite ou crus, vivent les pruneaux
Cu... rieux de Fontmoreau
Ainsi que l'pinard, l'eau d'vie
Qu'on liche à la Vie (bis)

On vante les pigeons d'Chauray
Les anguilles du moulin d'Bray
Le boudin et la saucisse
D'la Justice
Vivent les bonnes tranches de jambon
Que l'on décroche à Chambon
Et tout le tas d'charcuterie
De la Jubiennerie (bis)

Dans une vigne aux Vigeaux
J'aperçu certain tantôt
Sur l'chemin d'la Gabrière
Une drôlière
Qui me dit avoir perdu sa vertu
Je lui dis va sans tarder
Voir M'sieur l'Curé (bis)

De loin on reçoit des baisers
Des bergères de Montaisé
Et celles de la Joublinière
Sont plus fières
Oui mais celles qui n'ont pas l'trac
Ce sont celles de l'Estracq
Qui s'en vont jusqu'au Tourniau
M'ner la vache au vieau (bis)

C'est un plaisir les soirs d'août
D'fumer sa pipe à Piprou
En dégustant un jus digne
Des Grandes Vignes
Ensuite grâce au grand chariot
On s'orient' vers les Riots
D'où on peut faire sans peine
Un tour en Touraine (bis)

Je fis ces couplets dans les prés
Un jour du côté d'Beaupré
En revenant en silence
A l'Espérance
J'nous pourrions peut-être encor'
Parler un peu d'Montcorps
Mais je crains que tout le monde
Ne confonde
Avec ce village lointain
Ma surdité, Cré malin
C'qui s'rait m'faire de la réclame
Vis-à-vis des dames (bis)

On peut très bien se l'accorder
Un bain d'pied à l'Echaudé
Et même sans sacrilège
Un bain d'siège
Si par hasard un regard
De loin r'luqu' votre pétard
Cachez bien dans le feuillage
Votre vrai visage (bis)

J'espère qu'ma p'tite chanson
Vous a distraits sans façon
Car j'la ficherais en effet
Dans l'Gué des Fées (bis)