LE LIVRET EXPLICATIF DU MCDNFH


Sommaire :

I - Les raisons de la création de ce mouvement
1 - L’attachement régional et le besoin d’identité régionale
2 - L’histoire régionale
3 - Acculturation et racisme

4 - L’image du Nord en France
5 - L’image de la Flandre, du Hainaut et de l’Artois en France
6 - Pourquoi Nord - Flandre-Hainaut
7 - Avis aux septiques
II -  Le sondage, les premiers chiffres
III - La pétition
IV - D’autres groupes qui militent et que nous soutenons
V - Le site internet
VI - Soutenir le mouvement
VII - Contact



I - Les raisons de la création du mouvement
1 - L’attachement régional et le besoin d’identité régionale :

Depuis de nombreuses années mon attachement à ma région de naissance fait partie intégrante de ma vie, ce projet en est la confirmation officielle. Déja très jeune, des questions concernant l’histoire locale et régionale m’interpellaient ; au sujet du picard notamment, que mes voisins m’ont appris, mais encore au sujet du flamand que nos voisins belges emploient de l’autre côté de la schreve (frontière). Pourquoi ces deux langues n’étaient-elles pas enseignées ? Tant de questions auxquelles je ne recevais pour réponse que des hochements de tête sur un air de dire : “mais que lui passe-t-il dans le cerveau ?”). Étant issu d’une famille originaire du Maghreb, les étonnements n’étaient que plus nombreux, et aujourd’hui encore j’évite de discuter de ces sujets a sein de ma propre famille !
Le besoin d’identité régional se fait sentir en France depuis quelques années (on parle d’effet de mode !), mon identité régionale n’est aucunement due à cette “vague”. Je me réjouis de cette redécouverte des Français de leur histoire, mais je crains les néo-régionalistes qui rechercheront qui est flamand par exemple, par la filiation ! ; revenant par ce procédé à une conception ethnique de la région (cf. plus loin “acculturation et racisme”). 
Le régionalisme que j’entends défendre et promouvoir est basé sur le sentiment d’appartenance à la communauté régionale (“est flamand celui qui se sent flamand”, et automatiquement celui qui est né sur le sol flamand, certains diront “est flamand celui que Dieu créa flamand” (Wees Vlaming die God Vlaming schiep) - Guido Gezelle - mais cette dernière définition peut être comprise de différentes manières).



2 - L’histoire régionale :
Cette matière n’était pas au programme quand j’étais scolarisé (et c’est regrettable). Hormis quelques initiatives venant de professeurs ayant le “sens de la région”, nous n’apprenions rien sur nous même en quelque sorte. Le “patois” parlé à l’extérieur de l’école était perçu comme une tare à faire disparaître au plus vite. Ce n’est que plus tard que j’appris qu’il s'agissait d’une véritable langue, et non pas du français mal parlé. 
L’âge venu, la découverte ou l’ignorance (Morvan Lebesque).
Qui connaît son histoire du Nord (de Flandre ou du Hainaut) ? Pas grand monde malheureusement. Quand on ne se connaît pas soi-même, comment peut-on envisager d’essayer de connaître son prochain ? 
Il est plus qu’urgent de mettre en pratique de façon volontariste, des cours d’histoire locale et régionale afin de faire prendre conscience aux plus jeunes générations, de leurs responsabilités futures notamment sur la sauvegarde du patrimoine (linguistique, architectural, ...). Comment leur donner l’envie de restaurer un moulin ou une chapelle à l’abandon si la fibre patriotique régionale n’existe pas ?
La région Nord-Pas de Calais est assez représentative des contrées où les populations n’ont pas idée de la grandeur passée de leurs provinces. Jadis les Pays-Bas rivalisaient avec Paris et le roi de France. Les villes de Flandre étaient bien plus en avance sur leur temps que celles dirigées par Louis XIV. Et aujourd’hui le Lillois moyen tend de plus en plus à ressembler à un parisien qu’il ne sera jamais (et tant mieux !). Notre Lillois aura beau avoir un portable, un costume, prendre le TGV Lille-Paris deux fois par jour “qu’chin acchin i chinjro pô ! ” (que son accent ne changera pas). Que ses habitudes culinaires notamment viendront à lui manquer hors de chez lui... Il sera persuadé d’être dans l’ère du temps en reniant son appartenance au Nord, qu’il se perdra encore plus.
A quand un manuel d’histoire de Flandre et du Hainaut distribué dans toutes les écoles du département et financé par les impôts ? Pour qu’enfin, jeunes et plus anciens reprennent goût à la défense du patrimoine régional. Les défenseurs des conceptions jacobines pensent toujours que la république court à sa perte avec ce genre d’initiative (qualifiée parfois de séparatiste ! (cf. Affaire de l’histoire de Bretagne en bande dessinées paraissant dans le journal Ouest-France) ; alors que c’est tout à l’avantage de la nation que d’avoir des populations en quête de savoir, de connaissance. A en croire ces gens, la région ne doit être qu’un lieu d’habitation. C’est faire fi des sacrifices humains que notre région a connu durant les différentes guerres. C’est oublier que des “provinciaux” sont morts pour la défense de cette république ! et ce n’est que justice que de demander à ce que cette liberté pour laquelle ils se sont battus leurs soit rendue par l’intermédiaire des générations actuelles.



3 - Acculturation et racisme :
Le taux de chômage aidant, notre région reste malgré tout un creuset des “idées” racistes. Mais à mon avis, ce phénomène n’est pas uniquement dû aux conditions de vie désastreuses dans lesquelles se démènent certains foyers ; il est bien plus pernicieux et a plusieurs origines :
Faisant face à des personnes étrangères ou d’origine extra-européenne qui savent d’où elles viennent, le raciste de Flandre-Artois essaie de se convaincre que son peuple est menacé. Son histoire ne lui étant enseignée qu’au niveau national, il aura un sentiment de supériorité (Français/Étranger ou Français d’origine européenne/Français d’origine extra-européenne) et d’infériorité (“Chti mi/Français). Ces deux sentiments de soi-même radicalement opposés se manifestant chez une même personne conduisent à un état d’instabilité que les discours racistes n’ont aucun mal à récupérer.
Les résultats électoraux des partis d’extrême droite sont en partie due à l’acculturation dont sont victimes certains habitants de Flandre-Artois. Cette dernière a lieu très tôt dans la vie (lorsque le professeur reprend un mot prononcé en picard, par exemple) et cette frustration se traduit par un rejet des différences.
L’inexistence de partis régionalistes ou le peu d’audience que peut avoir un parti régionaliste ou autonomiste progressiste et démocratique s’explique en partie par les désastres causés dans le passé. En effet, jusqu’aux années d’avant-guerre le sentiment patriotique régional s’exprimait de meilleure façon qu’aujourd’hui. Certains activistes s’étant embrigadés aux idées de l’ennemi nazi, la population flamande en particulier garde un triste souvenir de cette période. De nos jours (malheureusement) des groupuscules se prétendant les héritiers de la “race” flamande contribuent à donner une image négative de notre petite patrie et du militantisme régional. Heureusement, des femmes et des hommes avertis œuvrent pour la Flandre, le Hainaut et l’Artois, dans un esprit d’ouverture aux autres, mais leur audience reste limitée.
Les néo-racistes : le cas de cette catégorie d’individus que j’appelle ainsi est très significatif d’un mal d’identité. Il s’agit de populations ayant immigré en Flandre-Artois avant les années soixante (Italiens, Polonais, Tchèques, ...). Si une bonne partie de ces personnes ou de leurs descendants se souvient de l’accueil réservé à leur arrivée, voire leur renvoi (cf. affaire des Polonais renvoyés en Pologne pour pénurie de travail.) ; d’autres en revanche ont la mémoire courte et négligent les sacrifices et les humiliations qu’ont pût subir leurs aïeux ou leurs parents (venus selon la formule consacrée “voler le pain des nordistes”).
Il y a aussi une autre explication que l’on peut avancer ; cette adhésion aux thèses racistes peut avoir pour origine un besoin de se prouver que l’on est plus français que son voisin issu d’une vague d’immigration plus récente. D’où les incongruités sur les listes électorales d’extrême droite comportant des noms italiens, polonais, portugais...Ces derniers dont les familles ont dû fuir les dictatures fascistes ou communistes doivent avoir un sacré problème identitaire pour agir de la sorte.



4 - L’image du Nord en France :
Notre région est victime des clichés qui se rapporte à son passé industriel (Gueules noires, Germinal, Les corons, ...). Ce passé fait partie intégrante de notre histoire régionale et il n’est aucunement souhaitable de l’ignorer voire de le nier. Il faut le transformer ; combien d’usines construites au siècle dernier ont été détruites ou sont en passe de l’être. Une mise en valeur de ce patrimoine architectural serait plus porteuse de conséquences positives pour notre image régionale, créant par la même occasion des emplois pour les jeunes restés au pays. Une prise de conscience collective s’impose et un souffle nouveau commence à se faire sentir. En effet, les différentes municipalités ont enfin compris l’intérêt d’acquérir et de transformer les friches industrielles. Des musées d’art contemporain, des musées de l’industrie y sont créés drainant avec eux une population de touristes ou d’artistes qui contribuent à donner une meilleure image de la Flandre et de l’Artois. N’était-ce pas ce même pays qui fut le fleuron des arts (cf. art flamand), ce n’est qu’un juste retour aux sources qui se produit (souhaitons qu’il saura durer dans le temps).
Combien de personnes n’ai je pas entendu dire : “Ah, le Nord, c’est gris, il pleut, c’est froid” mais quand je leur parle de la Flandre, il ne s’agit plus de la même région : quelques uns savent encore que le Nord eut ce nom avant 1790 mais beaucoup la situent en Belgique uniquement. Généralement les personnes ayant ce discours négatif sur notre région, n’y sont jamais venu et leurs connaissances se limitent aux fameux clichés de Germinal et de la chanson de Bachelet.
C’est dans le but de changer cette image que le MCDNFH consacre son énergie, son temps et ses maigres moyens.



5 - L’image de la Flandre, du Hainaut et de l’Artois en France :
Il est vrai que certains situent la Flandre et le Hainaut en Belgique ignorant qu’une partie de ces provinces est française mais l’image qu’elle véhicule est bien plus positive que celle du mot Nord. Nombre de touristes sont à la recherche de régions riches en faits historiques : la Flandre-Hainaut dispose de ses atouts. La récupération du nom historique ne ferait que renforcer cette connotation de région riche (historiquement) et favoriserait voire développerait le tourisme. Il va de soi que ce changement ne se ferait pas uniquement pour satisfaire une demande touristique, mais avant tout afin de donner toutes ses chances à notre
région ! 



6 - Pourquoi Nord Flandre Hainaut :
L’idéal aurait été de supprimer le nom de point cardinal qui nous sert de référent régional et départemental mais le classement alphabétique des départements en serait bouleversé et des frais devraient être engagés (plaques minéralogiques, ...). C’est dans un souci d’économie pour le contribuable que le MCDNFH propose de garder le mot Nord ainsi qu’afin de ne pas perturber les habitudes régionales et françaises. Les partisans du Nord et ceux de Flandre-Hainaut pourraient s’y retrouver ainsi.
La population nationale apprendrait que cette région que l’on qualifie de triste et grise, fut il y a quelques siècles la fleur de l’Europe. Son intérêt pour celle-ci pourrait en être profondément changé.



7 - Avis aux septiques :
Certains penseront que c'est le début du séparatisme, or nous savons combien les flamand(e)s, les hennuyer(e)s et les artésien(ne)s sont attachés à leur patrie qui est la France et quels sacrifices humains ils ont ont subis pour elle.
Nous sommes résolument patriotes et cet état de fait n’est plus à prouver.
Concernant les frais que cette opération pourrait engendrer, ils sont quasi inexistants (quelques panneaux et divers formulaires administratifs à changer). Un effort de communication devra être consenti, certes, mais dans un but de promotion de la région qui ne la desservirait pas, bien au contraire.
Notre demande restant dans un cadre franco-français, nos adversaires n’auront aucun argument à mettre en avant concernant l’amalgame séparatiste qui qualifie généralement les revendications régionalistes ou autonomistes.



II - Le sondage, les premiers chiffres
Au mois d'octobre 2000, 134 personnes se sont exprimées, qu’ils soient ici remerciés pour leur geste. Les chiffres sont positifs puisque plus de 93% sont pour un changement de nom de département et plus de 88% pour la région Flandre-Artois.



III - La pétition
Elle est disponible sur le site Internet du MCDNFH, n’hésitez pas à la diffuser autour de vous et de renvoyer vos signatures à l’adresse e-mail du mouvement. A partir d’un nombre conséquent de signataires, elle devrait être envoyée au Conseil Général du Nord, au Conseil Régional du Nord-Pas de Calais et au Parlement Européen.



IV - D’autres groupes qui militent et que nous soutenons
Divers adresses de sites Internet sont consultables afin de montrer que notre projet n’est pas le seul dans l’hexagone mais aussi pour affirmer notre soutien à ceux qui militent pour des causes similaires.



V - Le site Internet 
Il est le principal outil de diffusion du MCDNFH, contribuez à le faire connaître autour de vous. N’hésitez pas à faire des liens sur vos sites.



VI - Soutenir le mouvement
Plusieurs possibilités s’offrent à ceux qui veulent soutenir le MCDNFH :
- en envoyant votre signature pour la pétition
- en votant au sondage
- en envoyant un message de soutien, de commentaire ou de suggestion
- en demandant votre inscription comme membre du MCDNFH
- en proposant vos idées ou vos contributions d’amélioration du site Internet.



VII - Contact
Uniquement par e-mail à l’adresse suivante : MCDNFH@hotmail.com

Le 9 septembre 2000
Omar Ben.