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ADMINISTRATION LINUX


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2. PREMIERS CONTACTS AVEC LINUX
3. UTILISATION DE LINUX
4. ADMINISTRATION LINUX
5. PRINCIPES FONDAMENTAUX D’UN
    RÉSEAU

6. MISE EN OEUVRE D’UN SERVEUR APACHE
7. LE TRIO  APACHE, PHP ET MYSQL
8. MISE EN OEUVRE D’UN SERVEUR DNS
9. MISE EN OEUVRE D’UN SERVEUR DE
    MESSAGERIE

10. UTILISATION D’EXIM COMME SERVEUR
    DE MAIL

11. MISE EN PLACE D’UN FIREWALL ET D’UN
    PROXY

12. LA SÉCURITÉ
SOMMAIRE MEONLINE INFORMATIQUE
 
 

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CHAPITRE 3 : UTILISATION DE LINUX

3.1. INTRODUCTION

Linux est un système d’exploitation puissant mais son utilisation n’est pas facile pour les débutants non familiarisés avec l’environnement UNIX. L’utilisation de la plupart des applications peut s’effectuer à partir de l’interface graphique X-Window (ou à partir de surcouches de X-Window telles que les environnements graphiques KDE et GNOME). Cependant pour certains travaux, il est beaucoup plus pratique et plus souple d’utiliser des lignes de commande depuis un environnement shell plutôt que d’utiliser de lourdes solutions graphiques. De plus, si vous devez intervenir sur votre serveur Linux à distance (c’est à dire depuis un poste connecté à Internet), vous allez inévitablement devoir utiliser des lignes de commande.

Qu’appelle t’on un shell ? Un shell est la liaison la plus élémentaire entre l’utilisateur et le système d’exploitation, c’est à dire le programme de gestion de la ligne de commande. Les commandes saisies sont interprétées par le shell et transmises au système d’exploitation.

De nombreuses commandes du shell ressemblent aux commandes MS-DOS : en utilisant la terminologie UNIX, nous pouvons considérer que le programme command.com correspond au shell de MS-DOS. Dans les environnements de type UNIX, il existe plusieurs shells (bash, tcsh, csh, sh, etc..)

3.2. LES COMMANDES DE BASE

Pour toutes les commandes, il est possible d’obtenir de l’aide en tapant man suivi du nom de la commande. En tapant une commande suivie du paramètre --help, nous obtenons la liste des paramètres possibles. N’hésitez pas à recourir à la commande man ou au paramètre --help dès que vous avez besoin d’aide.

3.2.1. Se déplacer dans les répertoires (cd)

Lorsque vous ouvrez une session Unix avec votre login et votre mot de passe, vous vous retrouvez devant le "prompt" du shell. En fonction du shell employé, le prompt peut avoir la forme suivante :

 

[jeans AT meonline test] $

Le mot jeans signifie que vous vous êtes "logué" sur le compte de l’utilisateur jeans, AT meonline signifie que vous êtes sur la machine qui porte le nom meonline et test signifie que vous êtes dans le répertoire test.

La commande cd permet de se déplacer dans les répertoires. La command ls permet d’afficher la liste des fichiers d’un répertoire.

Attention, sous les systèmes Unix, un répertoire est désigné par le symbole / ou slash et non pas par un \ ou anti-slash comme c’est le cas sous DOS.

Exemples d’utilisation de la commande cd :

COMMANDE

RESULTAT

$ cd / déplacement à la racine du système
$ cd /test déplacement dans le répertoire test de la racine
$ cd test déplacement dans le répertoire courant test
$ cd test/ déplacement dans le répertoire courant test
$ cd /usr/local déplacement dans le répertoire apache du répertoire /usr
$ cd .. recule d'une branche vers la racine
$ cd ~ déplacement dans son répertoire personnel
$ cd ~jeans déplacement dans le répertoire personnel de l'utilisateur de jeans

Etant donné que le système mémorise le répertoire courant (répertoire dans lequel on est), on peut utiliser des noms de chemins relatifs :

$ cd /home/jeans/test chemin absolu
$ cd test chemin relatif

3.2.2. Lister les fichiers d’un répertoire (ls)

La commande ls permet de lister le contenu d’un répertoire.

  [jeans AT meonline test] $ cd /bin
[jeans AT meonline /bin] $ ls
  arch
ash
awk
cp
cpio
csh
date
dd
df
dmesg
fgrep
gawk
grep
gunzip
gzip
hostname
kill
mount
mt
mv
netstat
nisdomainname
ping
ps
sh
sleep
sort
stty
su
sync
tar
ypdomain
zcat
zsh
ls

La commande ls sans arguments donne un listing brut difficile à exploiter. Pour obtenir des informations plus précises, il est nécessaire d’utiliser l’argument -l.

Exercice : Taper la commande ls avec -l en argument.

Avant de continuer, il est nécessaire de fournir quelques explications sur la gestion des fichiers. Sous Linux, un fichier peut représenter :

  • un fichier texte ou un fichier exécutable (on parle alors de fichier binaire) ;
  • un répertoire ;
  • un périphérique ;
  • une référence à un autre fichier (on parle alors de lien).

Linux étant un système multi-utilisateur, les utilisateurs doivent par conséquent être administré. Pour faciliter cette administration, les utilisateurs sont réunis en groupes. Ce qui permet de paramétrer des droits spécifiques à chaque groupe : droits en lecture, mais aussi en écriture et en exécution.

Revenons à l’exemple ci-dessus : les informations fournies sont relativement nombreuses et sont regroupées en colonnes :

  • la première colonne fournit des informations sur les droits ;

  • la colonne suivante est le nombre de liens pointant sur ce fichier ;
  • la suivante donne le nom du propriétaire du fichier.
  • la quatrième indique le nom du groupe qui peut accéder au fichier selon les actions autorisées par le propriétaire ;

  • la cinquième nous donne la taille du fichier en octets.
  • la sixième donne la date et l’heure de la dernière modification du fichier.
  • et enfin vient le nom du fichier. S’il s’agit d’un lien, la référence du fichier est indiqué par un -> [source]

La première colonne constitué de 10 caractères fournit des informations sur le type de fichier et les droits associés. Pour le premier caractère :

  • le caractère - représente un simple fichier ;
  • la lettre d représente un dossier (directory) ;
  • la lettre l représente un lien ;

Il existe d’autres types de fichiers mais nous ne nous en occuperons pas à ce niveau. Les 9 lettres suivantes sont groupées trois par trois et indiquent les droits associés au fichier, c’est à dire par qui et comment un fichier peut-être utilisé :

  • le premier triplet correspond aux droits du propriétaire,
  • le second triplet correspond aux droits des membres du groupe (un utilisateur intègre un groupe de travail afin de partager des fichiers) ;

  • le troisième correspond aux droits des autres utilisateurs du système.

Pour chaque triplet :

  • la première lettre indique si le fichier peut être lu ou pas : r (readable) si le fichier peut être lu et un tiret sinon ;

  • la seconde lettre indique si le fichier peut être écrit ou pas : w (writable) ou un tiret ;
  • la troisième lettre indique si le fichier peut être exécuté : x pour un binaire exécutable ou un tiret.

Ainsi dans l’exemple précédent, le fichier lisezmoi.txt peut être lu et écrit pas son propriétaire, il peut également être lu par les membres de son groupe mais ne peut être modifié. Pour les autres, la lecture et la modification de ce fichier ne sont pas autorisés.

Pour vous aider à retenir l’ordre de présentation des droits (utilisateur / groupe / autres), vous pouvez utiliser l’astuce mnémotechnique suivante : je, nous, ils.

Notons qu’il existe également des fichiers cachés sous Linux : lorsque le nom d’un fichier commence par un point (caractère .), celui-ci n’est visible qu’avec l’option -a.

Exercice : Taper ls avec -la en argument depuis votre répertoire personnel.

Les liens ainsi que la modification des droits associés à un fichier sont abordés un peu plus loin.

3.2.3. Retrouver dans quel répertoire je suis (pwd) et créer un répertoire (mkdir)

Lorsque l’on se déplace dans un répertoire, le shell n’affiche que le nom du répertoire dans lequel on se trouve sans préciser le chemin complet. On peut donc très facilement se tromper de répertoire : par exemple penser être dans le répertoire /bin alors que l’on se trouve dans le répertoire /usr/local/bin. La commande pwd permet de connaître le chemin du répertoire dans lequel on se trouve.

[jeans AT meonline bin]$ pwd
/usr/local/bin

Pour créer un répertoire il suffit d’utiliser la commande mkdir avec le nom du répertoire souhaité en paramètre.

Exercice : Créer un répertoire test dans votre répertoire personnel.

3.2.4. Copier (cp), supprimer (rm), déplacer et renommer un fichier (mv)

La copie de fichier s’effectue avec la commande cp (copy). La syntaxe de la commande cp est la suivante : cp source destination  La source et la destination pouvant être un fichier ou un répertoire.

Exemples :

COMMANDE

RESULTAT

$ cp lisezmoi.txt test.txt Duplique le fichier lisezmoi.txt en test.txt
$ cp lisezmoi.txt test/ Copie le fichier lisezmoi.txt dans le répertoire test
$ cp test/ test2/ Copie les fichiers du répertoire test  dans le
répertoire testi2
$ cp -R test/ test2/

Copie tous les fichiers du répertoire testi - y compris les sous-répertoires dans le répertoire test2

La commande rm (remove) permet de supprimer un fichier.

$ rm lisezmoi.txt Supprime le fichier lisezmoi.txt

L’option -R permet de supprimer récursivement tout le contenu d’un répertoire. Attention, évitez au maximum d’utiliser cette option et surtout ne l’utiliser jamais en tant que root.

La commande rmdir (remove directory) permet de supprimer un répertoire.

$ rmdir test Supprime le répertoire test

La commande mv permet de renommer un fichier.

$ cp lisezmoi.txt test.txt Duplique le fichier lisezmoi.txt en test.txt
$ mv lisezmoi.txt test2.txt Renomme le fichier lisezmoi.txt en test2.txt

         

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