

Mâchoire
Leur bouche peut s'ouvrir jusqu'a 160° pour deux raisons :
- les deux mandibules (que l'on devrait plutôt définir comme des demi-mâchoires)
ne sont pas jointes, comme c'est le cas chez les mammifères, homme compris,
mais sont rapprochées, au repos, par la presence d'un ligament élastique.
Grace a ce ligament, elles peuvent s'éloigner au moment du passage de la proie ;
- Chacune des mandibules est reliée au crane par deux articulations.
En effet, on notera la presence d'un os particulier, connu sous le nom
"d'os carre ", qui permet d'éloigner l'arcade maxillaire de l'arcade mandibulaire
pendant l'ingestion de la proie, généralement un mammifère, un oiseau ou, plus
rarement, un reptile.
Ces deux mécanismes permettent a l'ophidien d'élargir sa cavité orale dans le sens de la largeur et de la hauteur.
Les dents sont simples, elles ne présentent pas de sillons et de canaux internes, car il ne s'agit pas d'un ophidien venimeux.
On dit qu'elles sont " aglyphes" . Elles sont de forme conique, légèrement recourbée et sont disposées en trois rangées : deux
supérieures (dents maxillaires et pre-maxillaires et dents palatines) et une inférieure (dents mandibulaires). Les dents qui
sont perdues pendant les activités de predation sont rapidement remplacées.
La tête

Les narines des pythons sont disposées sur le sommet de la tête et tournées vers
le haut ; lorsque le reptile est irrite, il peut produire un sifflement puissant avec
emission d'air vers l'arrière. Cette attitude est plus fréquente chez d'autres pythons,
par exemple le Python molure et le Python reticule que chez le Python royal qui a un
caractère plus pacifique et timide. Sur la voûte de la cavité orale se trouve un petit
conduit provenant d'un organe, l'organe de Jacobson ou vomer nasal, qui présente
une structure epitheliale particulière pouvant transmettre directement les stimuli
reçus aux bulbes olfactifs du cerveau. Lorsque le serpent sort sa langue fourchue,
en réalité, il recueille des particules qui, par le biais du vomer nasal, lui fournissent des informations olfactives sur le milieu environnant.
C'est la raison pour laquelle le serpent a tendance a sortir et rentrer rapidement et en permanence sa langue, surtout lorsqu'il est
manipule, lorsqu'il se trouve en presence de nourriture et pendant l'accouplement.

Anatomie d'un boïde
Comme tous les reptiles, les pythons sont dépourvus de diaphragme
séparant le thorax et l'abdomen. Leur corps ne recelé qu'une seule
cavité contenant les organes qui sont beaucoup plus longs que ceux
des lézards et des tortues, ce qui est tout a fait logique, compte
tenu des caractéristiques morphologiques de ces animaux.

L'appareil respiratoire
Les pythons, qui sont des serpents primitifs, par rapport aux colubrides, plus évolues,
n'ont qu'un seul poumon (le droit) qui, en longueur, occupe environ 12% de la surface
séparant le rostre du cloaque. Le poumon, qui ressemble a un petit sac, est dote d'une
structure interne alveolee, comme une ruche, et se poursuit a l'arrière par un long sac
aérien (environ 20% de la distance entre le rostre et le cloaque) dans lequel aucun
échange d'oxygène n'a lieu avec les globules rouges, mais qui a une fonction de reservoir
d'air. On le comprendra facilement, le Python royal, qui n'a pas de diaphragme et ne
possède qu'un seul poumon, dote d'un long appendice (le sac aérien), est particulièrement
sensible aux pathologies de l'appareil respiratoire. En outre, ce serpent africain ne peut
pas tousser pour expulser le matériau muqueux et fibreux qui peut se loger dans le
poumon et le sac aérien après un banal rhume, provoque par exemple par une "promenade" nocturne, en boite de nuit ou a la campagne,
chez votre tante préférée, ou bien, pendant la saison froide, a cause d'une panne de chauffage central du terrarium, qui n'aurait pas
été assez rapidement décelée. En observant attentivement le deuxième tiers du serpent, il est possible de contrôler sa respiration en
observant le lent mouvement des cotes qui se soulèvent et s'abaissent.