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Activisme… ou un nouveau siècle de mensonges ?

Intro

Chaque chose a sa place dans notre société actuelle. Ce n’est pas moi qui le dit, mais l’état d’esprit auquel nous sommes conditionnés. On l’accepte ou on le refuse. Je ne l’accepte pas. Je pense que si les choses continuent de manière autant empirique, nous sommes voués à connaître une société calqué sur le moule du Moyen-Age. Le progrès nous donne l’illusion du confort, mais les écarts ne cessent de se creuser et la planète sert de plus en plus de dépotoir aux exploitants. Ce n’est pas nouveau, mais il faut bien avouer que depuis la Révolution Industrielle tout va de mal en pis. Afin de vous exposer quelques-unes de mes idées personnelles (parfois provocatrices, voire surréalistes), vous trouverez ci-dessous quelques réflexions n’engageant que ma personne et ma vision du monde.

Désinformation et manipulation

L’éducation

La base pour la désinformation continuelle et couronnée de succès est l’éducation. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’éducation force systématiquement les gens à penser en adéquation parallèle avec le professeur et la source des supports éducatifs reste un problème de fondement éthique. De nombreuses parties de l’histoire sont de ce fait oubliées, réécrites, falcifiées ou tout simplement supprimées. La base de cette politique scolaire est la suivante : les choses sont ce quelles sont… accepte-le ! Le système écolier ne sert pas seulement à éduquer les gens, mais à les préparer aux moules de la société et à se conformer aux différents courants (succès, argent, puissance, etc). Le vrai fonctionnement de la politique ou du système économique n’est de fait expressement pas montré aux gens. Beaucoup d’étudiants n’ont pas le privilège d’atteindre des institutions scolaires de niveau supérieur. C’est un fait prouvé. Certes dans une moindre mesure en Suisse, mais de façon relativement plus présente en Afrique, en Russie ou aux Usa.

Les médias

Au niveau global, la presse a été transformée en un modèle d’amusement général. A travers les émissions de télévision privée et un coupage continuel de messages publicitaires, aucun véritable effort d’apporter l’information ou la discussion au consommateur n’a été terminé. La presse ‘grand public’ a depuis longtemps décidé de l’objectif journalistique et aujourd’hui l’investigation critique est limitée à quelques nouvelles de la presse contestataire ou underground. Même quand la presse underground découvre un scandale et a les preuves incontestables d’une machination, la presse ‘grand public’ ne s’y intéressera pas si l’information représente un quelconque danger pour le système. Une des causes vient du fait que les maisons de distributions à grande échelle sont tenues par la classe dirigeante et qu’elles ne distribuent que la propagande du gouvernement établi et ne propose que des produits de l’industrie en place. La raison principale des médias est actuellement de maintenir le peuple dans un état pacifique et de quasi-somnolence. Et qu’il se sente uniquement concerné par ses propres problèmes quotidiens et intérêts journaliers.

La dépolitisation

Actuellement, une grande partie des gens ne peuvent plus s’identifier à une quelconque classe – ou représentation – politique. En plus il y a là une croyance qu’aucun candidat pour lequel on vote ne pourra changer quoique ce soit. A la place de prendre position et d’entrer dans l’activisme pour changer ce fait, les gens deviennent négatifs et lâchent prise dans une passivité abrutie. Ce processus est fortement imposé par les médias, l’esclavagisme social et l’éducation. Il est raconté aux gens qu’ils sont libres de faire ce qu’ils veulent, mais en fait il est sous-entendu, à travers une pression économique et sociale, que beaucoup de limitations à cette liberté apparaissent et deviennent un moyen de soumission totale. Mais c’est un sentiment, non un acquis d’évènements. Alors les pensées des gens deviennent floues, à travers la distraction ou le sport par exemple, et le cycle est perpetué.

L’histoire

Une charactéristique de ce complot actuel est le fait que dans notre société, il paraît évident que les génocides ne sont que des accidents de l’humanité et que notre monde démocratique tend à cacher l’ampleur, voire à les occulter. Les gens veulent oublier ses choses, et s’ils sont rappelés, ils veulent y penser en terme d’accidents tragiques qui se sont passés il y a très longtemps et contre lesquels il n’y a rien à faire. C’est une grave erreur. Mais les gens tendent à ignorer que des génocides se perpétuent encore de nos jours, et que, sous une occulte couverture, nos gouvernements y participent souvent. Soit de manière directe, soit indirecte. Les politiciens ne parlent pas des ventes d’armes et des massacres. Ils parlent uniquement de ‘terroristes’ quand les oppresseurs décident de faire une action d’auto-défense. Le gouvernement aime dire qu’il ne négocie pas avec les terroristes et que si chacun veut changer quelque chose il est ouvert à la discussion. En ayant aucune idée de la réalité sociale dans les pays où les valeurs sont flouées, ils condamnent chaque acte de violence et ignore la violence de l’état quand sa cause semble être justifiée.

Les Israéliens ont annexés les Palestiniens dans leur propre pays et ils font actuellement reigner leur loi avec une brutalité incroyable, et pas seulement avec l’approbation, mais le support, des pays industrialisés. Encore de nos jours, la terreur israélienne persiste. Le processus de paix est sans cesse compromi par un jeu machiavélique d’une évolution dans la violence contre les Palestiniens. L’état Turc, supporté par les pays industrialisés tels que les Usa, l’Allemagne et d’autres, continue à massacrer brutalement la population kurde. Est-ce que le peuple Turc est totalement au courant des atrocités commises par son gouvernement coupable ? L’Ouest supporte ce régime par le biais de vente massive d’armes et une éducation/formation dans les techniques de police/torture. La mafia Turc, qui est explicitement connectée au gouvernement, tire profit de cette situation, à travers l’immigration illégale des réfugiés Kurdes. Il y a une situation similaire en Espagne, où le pays Basque se bat contre l’état Espagnole, en parfait désaccord de l’annexion forcée par un état autoritaire. Un autre exemple est l’Irlande où les Anglais refusent de donner crédit à la participation active qu’ils ont eu dans l’exportation de la population et la division du pays, où toute forme de réunification était explicitement réprimée et brutalement brisée.

Beaucoup de gens ont cru que l’exploitation du Tiers Monde allait se terminer avec la fin du colonialisme. Mais, en plus des dommages psychologiques et l’exploitation matérielle des ressources, les pays de l’Ouest ont continué de développer une main-mise par leur troupe militaire pour assurer et perpétuer leurs intérêts. A travers les régimes-marionnettes à la solde des Usa, l’exploitation des pays en voie de développement a continué. Les Usa ont directement supporté, par exemple, des régimes totalitaires au Chili, en Argentine, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, en Colombie, en Equateur, au Salvador, au Mexique, au Vénézuela et dans des dizaines d’autres nations, en vendant des armes, en soutenant financièrement ces actions, à travers des conseils stratégiques sur la répression légale de la vraie démocratie et l’enseignement des techniques de torture et de disparition.

A cause de cet attrait du gain et de leur nature dominante, les pays de l’Ouest supportent militairement des régimes contre-révolutionnaires qui agissent contre le bien-être du peuple. Cela explique clairement comment fonctionne le système. C’est une réaction en chaîne de ‘nécessités’ et d’intérêts et quand les erreurs arrivent, personne ne veut réellement accepter sa propre responsabilité, car chacun ‘a fait ce qu’il devait faire’. Les gouvernements ‘démocratiques’ de l’Ouest veulent faire croire à tout le monde que l’on peut se permettre de critiquer le gouvernement de manière libre, rejoindre une organisation qui s’oppose au fonctionnement actuel des choses à travers des missions pacifiques. C’est juste un mensonge supplémentaire. Le gouvernement va broyer sans pitié toute forme de mouvement contestataire si ce dernier est à même d’apporter un véritable changement. Comme à la fin des années 1960 en Amérique, où les Afro-Américains, les Latinos, les mouvements d’Américains Natifs, les droits civils, les droits estudiantins et les activistes anti-guerre ont été réprimés et ont vu leur propre mouvement désintégré en groupuscule inoffensif. Cela ne s’est pas passé par soi-même, c’était une conspiration gouvernementale plannifiée. Le programme secret COINTELPRO du FBI, qui était désigné pour distraire et ensuite détruire ces groupes par toutes les formes possibles. Psychologie : infiltration + communication éronnée pour causer une cassure dans le mouvement. Chimie : en apportant la cocaine, l’héroine et le crack dans ces mouvements en vue de transformer les dirigeants en drogués. Criminalité : à travers de fausses accusations, des complots et des interventions falsifiées, les dirigeants ont été arrêtés et parfois même tués. Le gouvernement américain a occupé militairement les réserves indiennes avec un équipement de guerre lourde, incluant des tanks et bombes, afin d’intimidier la population locale et les protestants. A travers les années, le gouvernement a massivement étendu son contrôle de manière machinelle : l’armée, l’intelligence, les offices et la police coopèrent de façon systématique contre les protestations dures, voire douces, sous couvert de stabilité étatique. Le moindre petit signe d’une possible résistance à la majorité, même par une opposition douce et pacifique, se fera canaliser par des mesures drastiques.

En Allemagne, il y a eu la police secrète qui a encouragé les mouvements étudiants à commettre des actions violentes, en leur fournissant par des accès simplifés des bombes et autres armes légères. Cette stratégie est utilisée pour discréditer les mouvements. Le gouvernement commet des meurtres puis blâme les protestants pacifiques pour les discréditer. Une vague de désinformation et de fausses croyances, orchestrée par le gouvernement et les médias consiste alors à opposer le mouvement à la masse populaire. Par exemple, peu de gens savent qu’il y a une organisation terroriste à l’UNO, appelé GLADIO, activée comme une force de guerilla pour expressement donner l’image d’une ancienne URSS voulant envahir l’Europe. Les techniques terroristes utilisées, telles des détournements d’avion, ont également servies à des actions préventives, par exemple pour réinsérer des combattants loyaux anti-Communistes, des vétérans de la deuxième guerre mondiale, quelques activistes de la droite ultra-nationaliste, qui avaient été utilisés pour leur intelligence et leur connaissance de la fuite de la persécution. Ces extrêmistes ont été entraînés et équipés avec les dernières technologies dans un camp de la CIA en Sardaigne. GLADIO est responsable de centaines d’actions provocatrices, d'assauts, d'attentats et d'assassinats à travers toute l’Europe. A travers des connections profondes entre l’élite dirigeante, les convictions et actions ont souvent été couronnées de succès et ont reçu une couverture minimale de la part des médias, voire une transformation des faits. GLADIO est paraît-il toujours actif dans certains pays. Beaucoup de gens savent, mais semblent vouloir ignorer, comment le crack a fait son apparation dans les bas quartiers de Los Angeles et New York, grâce à un financement et un support de la CIA, à travers les terroristes d’extrême-droite au Nicaragua. Le but non avoué est bien sûr la suppression des Noirs et des Mexicains, ou en tout cas leur division interne. On pourrait sans problème parler de génocide planifié. Plus tard, le gouvernement et la presse ‘grand public’ ont fait passé ces informations sur le compte d’une ‘paranoïa noire irrationnelle’, pendant que la presse elle-même continuait de décrier la violence des ghettos et diffuser les sources ‘officielles’ du gouvernement. Pouquoi donc une grande nation comme les USA ne peut-elle pas stopper le trafic de drogue ? Et même s’ils ont un budget quasi-illimité et la plus grande police/armée du monde. La réponse est qu’on pourrait se poser la même question pourquoi ils ne peuvent pas stopper l’hémorragie de trafic de drogue dans leurs propres prisons ? Il y a eu assez de scandales qui démontrent à quel point la connexion est profonde entre l’officialité du gouvernement Américain et ses supposés grands ennemis : les barons de la drogue. L’arrestation des dealers de drogue sont étranges et parraissent souvent abstraites, mais n’oublions que ce sont seulement les petits trafiquants qui sont arrêtés et que le public ne demande pas plus de compte. Cette connexion n’est pas seulement un cas isolé de corruption, mais la preuve tangible d’une planification systématique du trafic, qui peut facilement être reconnu dans les relations entre les pays connus comme étant trafiquants (ou exportateurs) et les soit-disant pays cibles démocratiques.

Les prisonniers

Le public est choqué et dégoûté quand il entend les histoires de tortures et assassinats sur les prisonniers politiques du Tiers Monde, mais la réalité est que, dans certains pays modernes, il y a de nombreux prisonniers politiques contre la nation qui subissent également un régime dictatorial. La plupart de ces prisonniers sont annihilés dans leurs droits de pensée révolutionnaire. Les jugements politiques sont généralement une farce : la court essaye de dépolitiser chaque acte politique et dégrade l’activiste d’une telle manière qu’il passera pour un dangereux criminel ou un fou furieux. Dans de nombreux cas, les discussions entre les avocats et leurs clients sont interceptés ou les droits basiques à la défense sont dénigrés. Beaucoup sont emprisonnés à vie et assujettis à une torture psychologique et physique, à l’isolation et aux contraintes. Il y a des états de souffrance à cause des conditions d’emprisonnement et l’attente continuelle amène une mort lente et pleine de peine. D’autres dissidents n’ont pas été aussi chanceux. Certains sont éliminés et leurs morts ‘dans un élan final de justice totale’ ont été couvertes en suicide. Tout cela pour ne pas mentionner en plus le sort du prisonnier moyen. Avec une tactique de la ‘tolérance zéro’, la police arrête des gens, même pour des délits mineurs, et les emprisonne comme opposants à un ordre établi – ou du moins c’est ce qu’ils disent. Ce qu’il se passe réellement n’est pas la réhabilitation du criminel, car ils sont souvent incriminés et détenus par un système qui va juste briser leurs espoirs. Le gouvernement veut ceci et passe par beaucoup de restrictions pour arriver au contrôle qu’il exerce sur les gens. Il faut également réaliser que les prisons sont un business énorme de nos jours. A nos pseudo-lois anti-terrorisme, les écoutes de téléphone, les contrôles réguliers d’internet, la surveillance, le contrôle des armes, etc, de plus en plus de restrictions sont mises en place pour limiter la liberté de chacun et collecter des informations sur les gens. Il nous est dit que ces nouvelles restrictions sont pour la protection du peuple contre le crime organisé et les dangereux terroriste. Mais si vous examinez la plupart des cas que les médias nous fournissent, et alors le gouvernement est toujours connecté à ceux-ci, soit directement soit indirectement, ou il sera clairement remarqué que ces informations sont faussées ou trafiquées par la couverture médiatique. Il y a un manque évident de réelle criminalité, et il est fort probable que ces lois sont amenées dans le but d’abuser le citoyen et protéger les dirigeants contre les forces d’opposition. Les gouvernements bougent toujours dans cette direction, même s’ils légalisent leurs actes avant. Des pays comme l’Allemagne ou les Usa ont déjà des ‘lois spéciales d’état d’urgence’, qui sont déjà partiellement actives et peuvent suspendre les droits civiques et constitutionnelles des citoyens.

Réflexions de lutte

L’unité

Une des faiblesses majeures de la résistance est le manque d’unité. A travers des dizaines de groupuscules séparés, le mouvement perd sont impact et son pouvoir. Pendant que des contraintes sont imposer par le gouvernement à travers des actes d’intelligence, certains groupes en arrivent à oublier la vraie cause de leurs problèmes et ont de ce fait une approche totalement éronnée de la situation et de la motivation. Ils ne réalisent pas que l’intérêt de la cause du groupe est juste un petit symptôme au problème général et que la coopération avec d’autres organisations proches peut leur apporter de nombreux alliés, nécessairement des activistes. Beaucoup veulent atteindre leurs buts dans une équation personnelle parfaite et une réappropiation du pouvoir. C’est une erreur. Ces gens ne s’opposent pas réellement au pouvoir, ils tentent juste d’infiltrer le gouvernement avec leurs corporations. C’est pourquoi il faudrait mettre des réformes sociales, doucement, entre les associations résistantes, car certaines sont uniquement assoiffées de pouvoir et ne sont satisfaites que lorsqu’elles se positionnent dans une haute hiérarchie du système. D’autres veulent uniquement centraliser et canaliser l’action pour leur propre intérêt.

L’individualité et le collectivisme

Il est bien clair qu’il faut une certaine sorte d’organisation, que ce soit pour un petit nombre de personnes ou un groupe très large, et que cela demande un certain degré de coopération d’équipe. Travailler dans un groupe organisé ne signifie pas perdre son identité personnelle et il est important que chaque membre conserve ses visions et ambitions. Un autre problème est l’acte d’auto-accusation, de dépression et de stagnation d’un nombre considérable d’activistes. La déception et la résignation amènent un travail dans l’isolation. La triste réalité urbaine, les problèmes sociaux et les compromis font dévier les gens de leur cause radicale. Le sombre tableau du vieil activiste n’est pas attractif pour les nouvelles personnes intéressées au mouvemement et naturellement bien peu veulent donner de leur temps, voire de leur vie, pour aller manifester chaque week-end, écrire des pétitions ou crier des slogans sans en voir les résultats. C’est pourquoi nous avons besoin d’exclure ces attitudes d’un nouveau mouvement et devons rappeler à la co-opération entre les activistes, quel que soit leur point de vue personnel. Les compromis de groupe travaillent contre le mouvement et leur naissance est bénéfique au gouvernement. Chacun doit comprendre que nous n’avons pas besoin d’une réforme, nous avons besoin d’une révolution !

La révolution sociale

Nous devons détruire la vieille image que la révolution n’est seulement possible lorsque les conditions sociales sont au plus bas. Bien que l’état commette beaucoup d’erreurs, il ne va pas amener la société à un degré critique à tel point que la santé nationale devienne un danger et un argument de révolte. L’état veut éviter les confrontations avec les gens, spécialement les nations riches. A travers une fausse somnolence imposée par la politique, il est prouvé que la classe moyenne et la classe inférieure souffrent. Aussi longtemps que ‘l’homme moyen de la rue’ ne voit pas de restriction directe pour sa vie, il va faire ce que désire l’état. Evidemment, nous devons démontrer à tout le monde que c’est un fait international. Chaque chose qui se passe est fermement connecté et si nous n’agissons pas de notre propre motivation, nous allons bientôt être totalement assujettis aux effets de la politique. C’est pourquoi cela doit arriver maintenant ou jamais ! Nous n’avons pas besoin d’attendre et il n’est pas possible d’avoir un grand but avec les gens, car le peuple a été tellement ‘lobotomisé’ par le système que la remotivation en est irrémédiablement impossible à court terme. Un groupe similaire, mais engagé, de gens sera de toute façon suffisant. Ce qui est illustré ici est qu’il n’est pas besoin d’avoir un nombre énorme d’activistes, une minorité suffit, mais leurs agissements ne doivent pas trembler. La passivité et le compromis doivent cesser au profit de l’action.

L’état intouchable

Ce chapitre va nous prouver à quel point le pouvoir du gouvernement implique une résistance effective. Comme mentionné plus haut, l’intelligence de l’ennemi a développé différentes méthodes pour contre-carrer nos activités et il est entrain d’étendre son contrôle à tous les niveaux. En plus d’une supériorité militaire, la partie la plus importante du pouvoir de l’ennemi est l’image de l’état omni-présent, afin que chacun puisse penser qu’il est inconcevable de s’opposer à une telle force et qu’un tel état de supériorité amène de toute façon à une suicide de kamikaze. Après le succès de la destruction des mouvements de la fin des années 1960, le gouvernement a répandu la peur et l’insécurité. Aujourd’hui, peu de gens ont une notion de la réelle puissance que ces mouvements avaient réellement et ils ne sont pas près de savoir qu’ils ont disparu dans une souffrance et une fin tragique. De toute façon, nous en savons maintenant plus sur les réelles possibilités technologiques et intellectuelles du gouvernement. Ce que certains ont appelé de la paranoia dans le passé était en fait le sommet de l’iceberg de ce nous savons actuellement. Nous avons analysé et développé plusieurs unitiés de mesures de ces idées. En addition à ceci, il est nécessaire que les différents types de paranoia soient différenciés. Il y a la bonne auto-protection justifiée, comme des mesures de sécurité et les discussions rationnelles de fuites en avant. Ceci est productif. Le type de paranoia contre-productive amène la peur, la crainte et à la stagnation. La même chose doit être dit sur le degré de répression du gouvernement contre ces mouvements, indiquant clairement le pouvoir et le potentiel qui se cachait derrière ces actions. La résistance peut conserver un militant dans l’opposition. Il y a eu beaucoup d’opérations de guerilla qui ont eu une grande sympathie auprès du public, comme les attaques de la RAF sur des bases militaires américaines afin de détruire les ordinateurs centraux qui co-ordonnaient les bombardements américains au Vietnam. Un autre exemple, en mars 1968, quand les Israéliens ont attaqué un centre de guerrilla à Karameh, en Jordanie, avec 15'000 soldats solidement armés, alors que dans l’autre camp se trouvaient uniquement 300 soldats Palestiniens. Les Palestiniens ont subit de grandes pertes mais ont réussi à tenir leur position avec le support de l’armée Jordanienne qui avait refusé de suivre leurs commandants de ne pas intervenir. Cela a forcé les Israéliens à battre en retraite. Après cette victoire, le mouvement a connu un nouveau souffle et cela a permis de compter de nouveaux Palestiniens dans ses rangs.

La collaboration et l’adoption de stratégies

Beaucoup de gens tendent à condamner les stratégies qui connaissent du succès, car des techniques ont été inventées et utilisées par des forces hostiles. Ce moralisme doit finir. Nous devons prendre du recul et examiner qu’elle est la meilleure solution pour amener nos buts au succès et quel support nous devons avoir. Notre but majeur est la déstabilisation, et c’est pourquoi nous devons tous unir nos efforts contre le gouvernement et les groupes intéressés, même si nos buts personnels doivent être différents entre nous. Nous pouvons utiliser les échanges d’informations et co-opérer les uns avec les autres. Nous devons adopter des stratégies quasi-gouvernementales et militaires, ainsi que des tactiques intelligentes, qui nous mènerons à une offensive, afin de réussir nos actions et notre combat.

La résistance armée

Bien que ce ne soit pas toujours la partie la plus importante de la lutte, il est nécessaire et indissociable au but final d’entretenir une guerilla armée. Elle doit se passer à l’intérieur même des pays industrialisés, afin de retourner au gouvernement chacune de ses actions par une résistance armée. Nous devons directement faire pression là où l’Etat est le plus vulnérable, directement à l’intérieur de nos propres pays. Les gouvernements de l’Ouest ne sont pas spécialement bien préparés pour une attaque surprise de moyenne, voire grande envergure et devra certainement pallier à un éventuel état d’urgence par une limitation du système ‘démocratique’ afin d’élargir sa suprématie policière à sa seule protection. Cela créera une tension psychologique massive, de la crainte et de l’insécurité au sein de la population civile. Cela forcera également à faire bouger la masse populaire pour démontrer au Gouvernement qu’il doit prendre en compte leurs intérêts. Ensuite, suivant le niveau d’organisation basique qu’existera, il faudra répandre une propagande de grande envergure qui visera à renforcer l’opposition du gouvernement par tous les moyens et secteurs possibles. A travers un savant mélange d’action directe et de propagande, l’escalade continuera jusqu’à la déclaration de lois martiales et d’un état d’urgence généralisé où le pied d’estale du gouvernement sera près à vaciller.

L’organisation

Les petites cellules indépendantes ont l’avantage d’une bonne prévention contre une tentative d’infiltration et n’ont pas de connections officielles à une base légale. Ensemble, les actions populaires et impopulaires peuvent y être intéressantes. Les actions populaires contre les cibles qui sont détestées par une majorité de personne (par exemple des organisations légales de vente d’armes ou des grandes banques) peuvent attirer la sympathie et de nouveaux membres. Les actions contre la population ou contre des personnes particulières peuvent être entreprises sans aucune communication et devraient uniquement servir à éliminer la fonction directe de la cible (par exemple un homme politique) afin que le pouvoir qu’il représente soit affaibli. Ou alors, ces actions impopulaires doivent répandre la peur à un nombre incalculabe d’ennemis, le tout combiné avec une certaine demande populaire. Un des points majeurs dans le manque de sérieux des guerillas est certainement l’hésitation. Parfois l’inconsistance. L’action, si elle est juste doit être menée à terme et montrer au public quand l’ennemi perd la face. Il ne faut pas oublier, que par certains moments toutes les opportunités doivent être étudiées, même la négociation. La continuation est la clé du succès. Chaque action doit montrer que la résistance est vivante… et qu’une résistance en encourage une autre.

L’anti-dogmatisme et l’élitisme

Il faut s’opposer avec virulence au dogmatisme. Une communication constante et des échanges fréquents conservent le mouvement actif et en vie. Il faut éviter un effet d’élitisme et de ‘classe de pensée’, qui supportera alors le ‘status quo’ et fera la promotion de la résignation. Il doit y avoir une organisation et des règles, mais elles ne doivent jamais être dominées par quelqu’un et travailler contre nous.

Conclusion

La société est un système dans lequel on retrouve toutes les différentes parties humaines, sociales et intellectuelles, et il n’est pas possible de réformer seulement une partie de cette vie car l’état providence ne serait voué qu’à sa perte. C’est pourquoi la seule façon de changer certaines choses est la destruction totale de toutes ces parties, en fait du système au complet. Aucune déviation du but radical ne devra souffrir d’un quelconque compromis ou d’une éventuelle stagnation. Le but est de déstabiliser, puis détruire le système. Cela signifie la destruction de toutes les formes de gouvernement et le contrôle à un niveau global d’un processus de développement, incluant toutes les formes de résistance au gouvernement. Il faut montrer les contradictions de notre système actuel, à travers des pressions sociales ou des tensions, et exposer la vraie nature du gouvernement au peuple, c’est-à-dire l’image d’un état policier répressif. L’opération doit se passer à tous les différents degrés et simultanément bien sûr. Les vieilles valeurs culturelles et la désinformation du gouvernement doivent être exterminées.

Cela doit se passer à un niveau populaire de grande envergure, afin de légitimer la vérité humaine et contre-carrer les médias de l’ennemi en diminuant la couverture d’audience des grands médias. Nous devons établir notre propre système d’information et amener l’opportunité d’une ré-éducation du public. Le travail doit être aboli. La liberté doit renaître de ses cendres. La joie doit primer sur l’argent. Les classes sociales et économiques doivent disparaître. La discrimination (raciale, sexuelle, etc) n’aura plus de raison d’être. Bien sûr, nous ne pouvons pas déterminer quel visage aura cette nouvelle société et s’il est pure folie de vouloir construire une image idéale, car le résultat final ne devra que parler de, et pour, lui-même. Après que la révolution ait commencé, chacun aura la possibilité de contrôler la vie, le futur, la passion ou la liberté ! Révolution-action maintenant !!!

 

Sources d’inspiration : - Inside Front Zine

- ‘1984’ de Georges Orwell

- historique de la Rote Armee Fraktion

- ‘Days Of War, Nights Of War’ du collectif Crimethinc

- les sommets de Genève, Seattle, Davos, Nice, Prague, Göteborg et Gênes


 

Quelques vérités sur le terrorisme

Définition

Emploi systématique de la violence pour atteindre des buts politiques; ensemble des actes de violence tels les attentats individuels ou collectifs qu'une organisation politique exécute pour impressionner la population et créer un climat d'insécurité. Le terrorisme peut être une méthode de gouvernement. Le mot est employé dans la période qui suivit la chute de Robespierre pour désigner la politique de terreur des années 1794-94). C'est une forme de violence qui, soit par son caractère aveugle (elle touche n'importe qui au hasard, des "innocents"), soit par l'impossibilité d'identifier physiquement les auteurs de l'acte (au moment où il est commis), soit par le manque de capacité des victimes à pouvoir riposter (personnes désarmées) vise à créer un sentiment de terreur. Les terroristes cherchent à obtenir ainsi des concessions politiques, financières ou diplomatiques des dirigeants ou des personnes visées en dernier ressort.

Naissance

Le terrorisme est vieux comme le monde. Mais c'est la Révolution française qui lui donna ses lettres de noblesse et qui en fit presque une forme de gouvernement avec la Terreur. A la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, l'Europe connaît sa première vague de violence systématique, notamment en Russie. La France subit, elle, les méfaits de la Bande à Bonnot : mi-criminels, mi-anarchistes, ses membres furent un peu le pendant de ceux d'Action directe aujourd'hui. A l'époque, les terroristes visent essentiellement les hommes d'Etat : des ministres, des présidents sont assassinés. Après une période d'accalmie, le terrorisme connaît une période de recrudescence depuis le début des années 70. De 1968 à 1980, 3'336 actes majeurs ont été dénombrés, faisant plus de 10'000 victimes.

Pourquoi le recours au terrorisme ?

C'est une forme de violence, apparemment incohérente et vouée à l'échec. Alors pourquoi ? D'abord parce que le terrorisme peut avoir un champ d'action infini : vous, moi, l'autre. Et la peur s'installe : cela aurait pu être moi. Quels endroits faut-il que j'évite de fréquenter ? Où frapperont-ils la prochaine fois ? La psychose déstabilise un pays. Ensuite, le terrorisme est une forme de violence à l'impact médiatique bien supérieur à celui de toutes les autres. Alors que les guerres qui font des dizaines de milliers de victimes ne donnent lieu qu'à quelques articles de journaux, un détournement d'avion, en revanche, est un véritable feuilleton, avec ses coups de théâtre et son suspense. Chaque affaire est d'ailleurs un dilemme pour la presse qui doit tenter de remplir son devoir d'information sans entrer dans le jeu des terroristes qui, eux, recherchent justement le maximum de publicité.

Divers types de terrorisme (avec buts et stratégies différentes)

Le terrorisme nationaliste : groupes ou ethnies qui luttent pour leur indépendance (E.T.A. dans le Pays Basque, F.L.N.C. en Corse, les Algériens pendant la période de décolonisation depuis 1945, les rebellions sikhs et tamoules en Inde et au Sri Lanka, les Irlandais du Nord avec l'IRA, les Palestiniens ou encore les Juifs avant 1948). Méthode : à l'origine, de façon générale, c'est une poignée d'intellectuels et d'idéologues qui décident d'engager la lutte armée. En admettant qu'ils parviennent à réunir suffisamment de combattants pour mener des actions de guérilla, ils n'ont pratiquement aucune chance de triompher militairement de forces gouvernementales plus nombreuses et mieux organisées. Ils ont donc recours au terrorisme pour entamer un cycle de violence et de déstabilisation. Le gouvernement, qui n'en connaît pas les auteurs, opère des arrestations dans les milieux nationalistes. Ce faisant, il ressoude la communauté ethnique, religieuse ou culturelle, et ne tarde pas à faire basculer les modérés dans le camp des radicaux. La répression "aveugle" est condamnée. Les attentats se poursuivent, la répression se durcit. S'enchaîne alors un cycle infernal d'attentats-répressions. Le plus souvent, on aboutit à une scission dans la société, qui rend toute négociation impossible sur une base autre que l'indépendance. Le conflit peut alors se prolonger des années jusqu'à ce que le gouvernement, sous la pression de l'opinion publique, soit amené à négocier. Le terrorisme aura permis de renverser un équilibre militaire largement défavorable au départ. L'utilisation du terrorisme n'est pas toujours couronnée de succès. Il faut que la volonté d'indépendance soit partagée par la majorité de la population. Le terrorisme nationaliste s'appuie le plus souvent sur la guérilla. Les Palestiniens : le terrorisme des Palestiniens représente un cas particulier. N'ayant pas de territoire propre où perpétrer des attentats, ils ont posé leurs bombes ailleurs, au Moyen-Orient et en Europe. L'OLP a essentiellement utilisé le terrorisme de 1970 à 1974 pour faire connaître sa cause au monde entier. Il a abandonné quand Yasser Arafat a obtenu la consécration diplomatique le jour où l'Assemblée générale de l'ONU a reconnu son mouvement comme "représentant du peuple palestinien". Cet abandon de la violence aveugle a provoqué une scission au sein de l'OLP, puisque les éléments radicaux ont poursuivi cette forme de lutte. On se souvient du terrorisme palestinien : les actes terroristes ont débuté après la Guerre des 6 jours en 1968 où une nouvelle organisation aux actions particulièrement sanglantes apparaît : Septembre Noir massacre des athlètes israéliens aux JO de Munich en 1972 en 1975, Carlos fait son entrée, puis ensuite c’est le tour d’Abou Nidal.

Le terrorisme révolutionnaire : il a à peu près le même objectif que les terroristes nationalistes. Ils veulent déstabiliser puis renverser un système politique en amenant un gouvernement à militariser les institutions puis à supprimer suffisamment de garanties démocratiques pour que le peuple bascule dans la révolution. Il sévit surtout en Amérique latine et en Europe. En Amérique Latine, l'objectif des terroristes est de provoquer une réaction forte de l'armée et, en règle générale, ils ne sont jamais déçus. Les exactions des militaires contre le "Sentier lumineux" au Pérou, les forces armées révolutionnaires (F.A.R.C.) ou le mouvement M 19 en Colombie, ont permis aux rebellions d'asseoir leur base populaire. En Europe Occidentale, le terrorisme révolutionnaire est très différent. De façon cyclique, chaque crise de mutation des sociétés est accompagnée de périodes terroristes. La Bande à Baader (Fraction armée rouge allemande = RAF), les Brigades rouges en Italie, Action directe en France, sont dans le droit fil des poseurs de bombes qui luttaient contre la Révolution industrielle du 19ème siècle. A chaque fois, il s'agit d'une crise d'identité. Mais aujourd'hui, ce terrorisme est devenu plus "scientifique". Les cibles visées sont soigneusement choisies et sont visés les hommes politiques, les grands patrons ou des magistrats (assassinats d'Aldo Moro, leader de la Démocratie chrétienne italienne en 1978, de Georges Besse, PDG de Renault en 1986) qui symbolisent un système économique oppressif et détesté, car, dans la plupart des cas, les révolutionnaires européens sont des extrémistes de gauche. En 1977, Hans Martin Schleyer, chef du patronat ouest-allemand, est assassiné par la Rote Armee Fraktion ("Bande à Baader"). Aucun groupe n'a réussi jusqu'à ce jour dans ses tentatives. Néanmoins, il est évident que certains ont bénéficié, à leurs débuts, dans les années 70, d'un certain soutien moral auprès des étudiants, des intellectuels et des ouvriers. Ces réseaux sont difficiles à démanteler car ils vivent dans une clandestinité absolue, protégés par une mouvance de sympathisants. La plupart des responsables de la Fraction Armée Rouge sont tombés. Action directe, après la capture de ses chefs au début de l'année 1987, semble avoir été décapitée.

Le terrorisme d'Etat : c'est un phénomène nouveau dont la "première" a eu lieu à Marseille en 1934, lorsque le roi de Yougoslavie et Louis Barthou ont été assassinés. Les tueurs avaient été commandités par des Etats pour obtenir l'inflexion de la politique étrangère d'autres Etats. C'est une nouvelle composante des relations diplomatiques. Les organisations qui le pratiquent affirment agir de manière autonome. Mais on s'aperçoit bien vite que les revendications des commandos expriment les mêmes exigences que celles qui sont avancées, par voie diplomatique, par les Etats qui les manipulent. Il ne fait guère de doute que l'Iran soit à l'origine des enlèvements d'otages au Liban revendiqués par le Jihad islamique. Pourtant, il est toujours très difficile d'apporter la preuve formelle que cela soit bien le cas. Dans ces conditions, toutes représailles s'avère difficile, sauf à risquer la condamnation d'une partie importante de la communauté internationale. Combien d'attentats terroristes ont-ils été commandités par Kadhafi, chef de l'Etat libyen ? Question sans réponse.

 

Fuck © & ® by Latex - 08.2001