Le coeur de la pensée momentanée
Envisageons à présent l'aspect le plus mobile de la forme momentanée: la pensée. Sur le principe, selon Gishin, la " Une pensée ", base des opérations de pensée, est en réalité dépourvue de caractère et est donc dite vide (ku); il n'y a pourtant pas de phénomène dont elle ne se trouve pourvue et est donc dite conditionnelle (ke); ne se réduisant ni à la première, ni à la seconde définition, elle est dite " médiane " (chu). (55)
Notons que, prenant cette logique pour base, nous nous éloignons de certaines dérives indiennes considérant globalement: 1)la seule perception " physique " comme réelle puisque s'appliquant à l'objet particulier, et les représentations de la pensée comme illusoires puisque comparatives et générales; 2) les perceptions physiques et mentales comme illusoires puisque engendrées toutes deux par une antériorité " karmique " telle, qu'elle aboutit à une vacuité générale de l'observateur et du perçu. (56)
Dans notre école, nous considérons les phénomènes non-nés et non-détruits comme existant dans la médianité, et la forme/pensée momentanée capable de s'y éveiller. La raison en est que si l'efficience de la " Une pensée/forme " est la voie du milieu, la totalité du monde des dharma l'est également, et on ne peut, de fait, y trouver là de dualité. En effet, les phénomènes, possédant virtuellement en eux-mêmes l'expression des dix états, montrent leur vacuité. Or, cette potentialité est déterminée par l'intervention constante de l'environnement, ou de facteurs, permettant que la cause devienne simultanément l'effet. Le mouvement et la prédominance de l'un des dix états induisant forcément une modification des dix ainsi, dont le premier: la forme, la potentialité d'expression est donc totale pour tout dharma. Les phénomènes apparaissant alors " tels " dans l'instant de l'efficience expriment leur identité unique et, par là-même, sont donc la voie du milieu. Sous l'angle humain, l'étanchéité des deux sphères de l'être et de l'environnement ne découlerait donc que du somatique, ou, si l'on préfère, du regard projeté .
Il apparaît cependant que cette totale liberté de principe de la pensée momentanée peut, comme l'indiquait l'extrait cité du Sûtra de l'Eclat Doré, se trouver enlisée uniquement par ses propres représentations. C'est du reste, semble-t-il, le lot commun du fait humain. Afin d'y remédier, le grand maître Zhiyi laissa l'expression de son éveil sous la forme théorique du principe de " Une pensée trois mille ". Ce principe peut sommairement se définir comme suit: l'instant de l'efficience est la plus brève mesure de la forme/pensée momentanée utilisant l'infinie potentialité des phénomènes, soit un dans trois mille, puisque nous désignons ce potentiel par le terme de " trois mille ". Cette lecture est évidemment un éclairage porté sur la causalité en terme d'agencement de l'effet. D'autre part, simultanément, ou le même instant considéré sous l'angle de la cause, cette efficience sans durée agence l'infinité des phénomènes et le " un " imprègne les trois mille.
Décrivant le fait de la momentanéité, nous lisons dans le Maka Shikan de Zhiyi: " Il n'est pas possible de dire que < une pensée > soit antérieure aux multiples phénomènes, pas plus que les < multiples phénomènes > soient antérieurs à < une pensée >... Tout ce que l'on peut dire est que < une pensée > est les < multiples phénomènes > et que les < multiples phénomènes > sont la < une pensée > ". Du reste, Nichikan Shonin enseigne, à propos de la relation entre la " une pensée " et les " trois mille possibilités ": " Une pensée trois mille a le double sens d'inclure et d'imprégner ". Or, si " inclure " évoque le fait que la pensée momentanée se compose en réunissant " l'existant " perceptible, "imprégner " défini l'impact de la perception et de sa réaction simultanée sur l'agencement futur. " Inclure et d'imprégner " est donc un autre nom pour la simultanéité de la cause et de l'effet, sans origine dans le temps, et parfaitement consécutive en chaque forme. La pratique de la contemplation de ce point axial permanent était donc censée permettre, selon Zhiyi, de " voir " en soi ce qui, antérieurement à l'efficience, engendre continûment la simultanéité de la cause et de l'effet, autrement dit le mouvement des dix états.
Or, ces derniers nous l'avons déjà évoqué existent " à l'origine ". Dès lors, tant en ce qui concerne l'éveil à sa réalité personnelle, que la perception de l'essence de la réalité extérieure, seule cette démarche sur l'antériorité immédiate de la causalité de sa propre existence est l'arrêt des souffrances. Aussi, pour préciser cette approche, Nichiren indique: " Si vous voulez interrompre le cycle sans commencement des vies et des morts et, cette fois-ci, attester infailliblement de l'éveil suprême, vous devez alors examiner le principe merveilleux des êtres en son état originel ". (57) Ce " principe merveilleux "(myori) fut donc énoncé par Zhiyi sous la forme de la théorie de " Une pensée trois mille ". Plus exactement, l'arrêt et l'examen de la pensée momentanée et de ses représentations sont censés permettre le face à face avec ce qui, en nous, est antérieur au corps, à la pensée et au monde phénoménal dans le moment même. Autrement dit, la théorie de " Une pensée trois mille " indique le fait que la totalité du perçu n'est qu'un " vouloir voir ", sans origine, masquant la réalité ultime des états exprimés par les phénomènes. Cette théorie ouvre, d'autre part, sur la possibilité pour le corps et l'esprit d'accéder à l'éveil, dans l'instant atemporellement fait de corps, de perception et de conscience puisqu'il n'est, de fait, aucune situation d'existence ailleurs. Telle est l'application de l'examen du " principe merveilleux des êtres en son état originel ".
Ce développement de Zhiyi nous permet donc de reconsidérer la profondeur du concept déjà évoqué de " production en dépendance ". Ce concept, en effet, définit la simultanéité: de la réunion des éléments permettant l'appellation d'effet, et de l'efficience momentanée en résultant nommée cause. La merveille de la simultanéité de la cause et de l'effet, mère de la voie médiane, a été commentée comme suit par Shakyamuni: " Ce n'est pas par moi, ô moines, que la production en dépendance a été faite ni par d'autres non plus; mais que les < Ainsi venus > apparaissent ou non dans le monde, cette nature des phénomènes est stable ". (58)
Le concept bouddhique, de " production en dépendance " indique en premier lieu une convergence d'éléments circonstanciels et en second lieu une efficience momentanée en surgissant. Cette production d'efficacité se traduit par cette congruence même, tout en déterminant un temps et un espace adaptés puisque consécutifs à la prise de forme. Le mouvement même des circonstances prendra le nom d'effet et l'efficience en résultant prendra celui de cause. En outre, l'expression " cette nature des phénomènes est stable " indique le fonctionnement phénoménal dans son instantanéité, et, puisque la cause et l'effet sont simultanés, la totale pérennité des dharma non-nés, non-détruits. Cette simultanéité atemporelle et causale est définie comme suit: " Par leur simple réunion les mots qui constituent le concept vont enseigner la voie médiane: contre l'éternalisme, le terme < en dépendance > met en évidence l'ensemble des conditions qui sont indispensables à l'apparition d'un dharma, lequel surgit en relation, et non pas de lui-même, ni non plus sans condition. Ce même aspect d'harmonie des causes a pour but d'écarter la doctrine d'une cause unique, permanente, douée de durée, aussi bien que la doctrine inverse qui affirme l'absence de toute cause. Le terme < production > fait échec à l'hérésie de l'annihilation et de non action en montrant que les phénomènes se produisent en dépendance et non au hasard ". (59) Dès lors, la perception de ce " principe merveilleux des êtres", antérieur à l'efficience momentanée, est seule qualifiée d'éveil sans égal, sans supérieur, de la Boddhéité.
Tel a toujours été le point de vue des éveillés et ceci permet à Miao Lo de conclure et d'affirmer au huitième siècle: " Une plante, un arbre, un galet, un grain de poussière, tout cela possède la nature de bouddha à l'état inhérent, en même temps que les autres causes et conditions nécessaires pour atteindre l'éveil ". Cette affirmation, appuyée sur le principe théorique de " Une pensée trois mille ", ouvre sur la réalité de la mise en forme ou imprégnation de tout objet par le biais humain et préfigure, dans le cadre de la boddhéité, l'apparition de l'éveil dans la forme et, par extension, l'expression de l'identité de la Personne et de la Loi. Cependant, ces propos de Miao Lo ne furent pas sans produire une levée de boucliers à son époque. Nous supposons donc que les conséquences de cette déclaration peuvent, à la nôtre également, ébranler certaines logiques faussement évidentes. Nous ne manquerons pas d'y revenir.
En fait, ce principe de " production en dépendance ", et d'autres concepts issus de l'enseignement de Shakyamuni, indiquent continûment la voie médiane, expression de son éveil, et il en ressort que son obscurcissement ne tient qu'à la superficialité de certains commentateurs. Voici un autre exemple tiré de l'enseignement du bouddha: " Tous les vouloirs sont instantanés; comment une chose qui est sans durée peut-elle être efficiente ? L'existence n'est qu' efficience et cette efficience même est nommée cause ". (60) Il apparaît donc légitime de considérer que si cette efficience " sans durée ", appelée cause, n'existe que dans le présent, celui-ci ne peut être que de l'ordre du réel tout en étant constitué de conditionnalité et de vacuité. D'autre part, la cause étant un produit, elle n'a pu qu'être agencée puisque d'évidence elle est multifactorielle. En effet, l'efficience comporte inéluctablement un sujet percevant composite et un environnement lui-même multifactoriel, ce, qu'il s'agisse d'une résultante momentanée issue d'images mentales ou de contacts physiques. Dès lors, l'efficience étant indiscutablement un produit causal, son origine peut se rechercher dans deux directions. Soit dans un passé non mesurable, puisque la mesure du temps ou de l'espace ne s'effectuent qu'à partir d'une forme percevante elle-même suspecte puisque produit causal et multifactoriel, soit dans le moment même, auquel cas l'instant de l'efficience est éternel dans la non durée. En ce sens, il apparaît que l'existence n'est que la manière continûment présente dont " on " veut percevoir ceci, au détriment probable du fait de percevoir cela. En effet, si l'on veut considérer la réalité unique et incontournable de l'efficience instantanée, tant la recherche des causes et effets du passé, que le " connais toi toi-même " qui suppose une tentative de connaissance d'un observable, ne font que voiler l'instant lui-même au profit d'une irréelle durée de substance. En outre, l'accumulation des instants d'efficience, considérés en termes de temps et d'espace se développant, est caractéristique de l'ignorance consécutive à la forme percevante prisonnière de ses lectures génériques. Il en découle, alors, que les images réelles/irréelles d'un passé ou d'un futur hypothétiques masquent dramatiquement la réalité causale de l'efficience momentanée et atemporelle. Il résulte forcement, de cette démarche projective, une opacité se traduisant par l'incompréhension des causes et des effets de sa propre vie, de celle d'autrui, et du mouvement phénoménal en général.
Dès lors, il convient de s'ouvrir au fait que les entraves de l'efficience momentanée ne sont que celles de la conscience produite dans l'instant, et qu'il n'est pas plus de " poids " du passé que d'impureté ou d'asservissement inamovibles. En résumé, si l'agencement des éléments permettant l'efficience a, pour les êtres, le passé pour racine, il n'en est pas moins vrai que l'efficience elle-même n'existe que dans le présent sans durée. De ce fait, ce dernier est la source, l'origine atemporelle du réel.
En outre, l'instant de la forme/pensée étant sans origine, puisque simultané à lui-même, la mémoire se développant dans l'instant est davantage l'effet d'un vouloir sélectif présent que celui d'une lecture objective d'un passé sans origine. Il n'est de linéarité ni dans le temps ni dans la causalité. De fait, la vie étant sans commencement ni fin, l'envergure de la conscience dans l'instant est le point axial réorientant constamment le passé et le futur de l'être. " Tous les vouloirs sont instantanés ".
" Cette efficience nommée cause " est la simultanéité de la cause et de l'effet sans origine, et, pour cette raison entres autres, nous employons l'expression " Merveille de la cause originelle " pour désigner l'enseignement suprême du Bouddha. Globalement, l'enseignement du bouddha tend à matérialiser l'efficience de la cause et de l'effet de l'éveil " à l'origine ". Son objectif ultime est en effet, d'une part l'enseignement de l'inconcevable merveille de la simultanéité de la cause et de l'effet de l'éveil dans le nom et la forme; d'autre part, sous l'angle des neuf premiers états, d'ouvrir les êtres au fait que la qualité intrinsèque des multiples dharma momentanés exprime également cette merveille, dans l'efficience de la forme/pensée appelée cause. Tels sont les deux grands axes dont la confluence ouvre l'accès à l'éveil des êtres, puisqu'ils se cristallisent, dans les deux cas, dans le nom et dans la forme. Cependant, à la lecture des enseignements effectués par les grands maîtres, il apparaît que la matérialisation de cette simultanéité de la cause et de l'effet de l'éveil, et son corollaire qui est l'accès des êtres à l'éveil, ont une efficacité naturellement proportionnée à l'envergure de cette matérialisation. Tel est, selon nous, l'enseignement émanant des textes.
Considérant ces éléments, il apparaît qu'appuyés sur l'enseignement du Mahayana définitif, tous les aspects des enseignements préparatoires convergent pour favoriser l'émergence de la vue des bouddha: la " médianité " originelle des dharma non-nés non-détruits. Pour cette raison, et dans une évidente volonté de mettre à notre portée cette réalité, Nichiren enseigne: " Quel est le sens de Myo (merveille) ? Seul est appelé merveilleux cela d'inconcevable qui est le coeur de notre < Une pensée >. Inconcevable signifie que ni l'esprit ni les mots ne peuvent l'atteindre ". (61)
Ce " coeur merveilleux " est toujours antérieur à la forme/pensée momentanée naissant simultanément à la congruence des phénomènes. Sans origine, n'apparaissant ni disparaissant, ce coeur (myo) s'exprime par les phénomènes (ho) tels le corps, les sens et le monde des objets perçus déterminant le lieu de l'expression individuelle. C'est évidemment ce qui, en chacun, oriente l'agencement phénoménal permettant la constante efficience momentanée. Par contre, la pensée momentanée, quant à elle, ne peut être que simultanée au percept puisque celui-ci n'a, comme champ d'application, que la conditionnalité des phénomènes objectals et mentaux. De ce fait, le travail de l'esprit et, à plus forte raison l'énoncé des mots, étant toujours postérieurs à l'efficience, ils n'ont la capacité ni de " voir " ni de " nommer " le " coeur ".
En somme, nés sous forme humaine nous ne pouvons donc appréhender que la conditionnalité, et de cette perception des apparitions et des disparitions phénoménales les souffrances dues à l'attachement naissent inéluctablement. La raison en est, comme l'indiquait le philosophe Japonais T. Makiguchi, que la sagesse humaine ordinaire ne s'exerce, dans le meilleur des cas, qu'après l'apparition du phénomène. Dès lors, l'ouverture au coeur merveilleux atemporel de la " Une pensée " momentanée est l'éveil véritable que ni l'esprit ni les mots ne peuvent atteindre. Zhiyi est, bien entendu, dans cette ligne de pensée lorsqu'il déclare: " Le coeur merveilleux (myoshin) est l'objet (kyo) de la contemplation tandis que la sagesse sublime (chi) en est l'agent. Agent et objet ne sont pas deux, l'un illuminant son objet et l'autre faisant obstacle. Cette contemplation est celle de la voie médiane ". (62) La sagesse usuelle est l'agent du " coeur merveilleux ". Or, tant le " coeur ", que la totalité du monde des phénomènes, sont inconcevables pour la sagesse de l'être ordinaire, et, par là-même, cette inconcevabilité renvoie à ce " coeur merveilleux" dont on nous dit que lui et la sagesse " ne sont pas deux ". Dès lors, le " coeur " lui-même fait obstacle et, si l'on souhaite en prendre la mesure, seuls les phénomènes quotidiens individuels le désignent continûment dans ses effets. Dans l'éveil, naturellement, la sagesse sublime est l'agent de l'objet " coeur merveilleux " et l'on nomme cet être < Ainsi venu >.
Plus généralement, le fait que " l'un illumine son objet et l'autre fait obstacle " indique l'incontournable et constante réalité de la perception objectale. " Cette contemplation est celle de la voie médiane ", et, de fait, celle-ci éclaire l'absolue pérennité de la perception de formes adéquates, pour chaque observateur. Là, se situe la mise en application de la théorie de " Une pensée trois mille " qui est censée devenir la sagesse sublime en adéquation avec l'objet merveilleux: le coeur atemporel de la " Une pensée ". Selon l'école Tiantai, en effet, si ce qui mène à l'objet, c'est-à-dire le principe théorique guidant l'exercice de la sagesse est sublime, la sagesse elle-même aboutit au réel dans son ensemble, à savoir les dix mondes de son propre coeur et de ce qui lui est extérieur. Car, bien évidemment, le regard porté sur les multiples phénomènes est censé s'effectuer avec la même démarche que celle appliquée à sa propre existence, dans la mesure où placer là une séparation relèverait d'une illusion.
Ce qui permet à Gishin de déclarer: " Contemplant dès le début l'aspect réel et y construisant l'objet de la contemplation, cette doctrine appartient à la médianité. Il n'est plus une forme, plus une odeur qui n'y soit dans la voie médiane. On saisit alors la parfaite fusion des trois vérités qui ont pour caractère d'être réelles... Cette doctrine expose l'inconcevable principe de la voie médiane." (63) En premier lieu, sur le principe, la construction de la représentation de l'objet découle uniquement de la voie du milieu puisque elle seule en possède l'envergure. De fait, la notion même de construction, ou de reconstruction de l'objet, laisse entrevoir le travail sur soi demandé par cette discipline axée sur la triple vérité. Cependant, basés sur cette lecture, nous ne touchons là malgré tout que le plan théorique. Nous traiterons ultérieurement de l'application concrète de cette théorie.
D'autre part, " l'inconcevable principe de la voie médiane " qualifie l'absolue réalité des formes dans la conditionnalité et la vacuité depuis le passé hors le temps, et cette approche permet déjà de pressentir ce que nous entendons par la concrétisation de cette théorie. Néanmoins, nous constatons dans les propos de Gishin une approche couvrant les étendues minérales, végétales, animales et humaines dans l'extrait :" Il n'est plus une forme, plus une odeur qui n'y soit dans la voie médiane ". Il en ressort que, à la fois le fait perceptif de la forme et de l' odeur est médian, en cela qu'il caractérise l'ultime de l'observateur, et que à la fois le fait forme et odeur est médian quant à l'expression de la forme même se signalant, observateur humain ou non. Cette citation est indicative de l'excellence et de la profondeur de vue développée par cette école. Cette dernière, ne serait-ce que par son rapport théorique au monde de la forme, se distingue nettement des navrantes conclusions propres aux penchants spiritualistes des écoles axées, entre autres, et au mieux sur la vacuité.