RéGLEMENTATION E.R.P.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC_Art R123.1 à R 123.55 du CCH

 

 

 

 

Ü DEFINITION D'UN E.R.P. Art R 123.2

 

 

" Constituent un ERP tous bâtiments locaux ou enceintes dans les quelles des personnes sont admises librement ou moyennant rétribution, sur invitation ou non."

 

 

Le seuil de 28 mètres à été fixé en fonction des possibilités offertes par les échelles pivotantes automatiques de 30 mètres servies par les pompiers ; Tout bâtiment supérieur à 28 m sera dans la majorité des cas classé ERP.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ü EXPLOITATION D'UN E.R.P. Art R 123.2

 

 

L’autorisation d’exploitation d’un ERP est soumise à la décision du maire après avis de la commission de sécurité compétente.

 

Les commissions de sécurité effectuent à cet effet des visites périodiques mais aussi inopinées de l’Etablissement.

 

La sécurité incendie d'un établissement peut être assurée principalement par trois procédés : la prévision, la prévention et la protection.

 

Alors que la prévention regroupe l'ensemble des mesures prises pour prévenir un danger, la protection vise plutôt à en limiter les effets.

 

 

Dans les Etablissements Recevant du Public, elles sont concrétisées par un GRAND principe de Sécurité :

 

© Assurer la protection des personnes contre l’incendie et les risques de panique en facilitant l’évacuation (dégagements en nombre et largeur suffisants)

 

A cela, on intègre ensuite des notions relatives à la prévention et à la protection de l’Etablissement :

© volume de protection de 8 m ou CF 2 h avec les bâtiments contigus ; isolement en superposition : CF 1h, CF 2h ou CF 3h suivant le cas .
© compartimentage 1600 m² maximum;

© désenfumage des grands locaux;

© moyens de secours :

*alarme

*alerte

*détection incendie

*moyens d'extinction

*service de sécurité

© alimentation électrique de sécurité;

© limitation du potentiel calorifique.

 

La sécurité humaine est l’objectif prioritaire. Les actions doivent donc converger vers deux buts :

 

 

 

REGLEMENTATION 25 juin 1980

 

 

1e, 2e, 3e et 4e catégories

 

Dispositions générales

 

5e catégorie

 

Dispositions générales

GE 1 à GE 9 (Généralités)

PE 1 à PE 35

CO 1 à CO 57 (Construction)

AM 1 à AM 19 (Aménagements intérieurs)

Dispositions particulières

DF 1 à DF 8 (Désenfumage)

CH 1 à CH 58 ( Chauffage, ventilation)

GZ 1 à GZ 30 (installations de gaz)

TYPES

EL 1 à EL 18 (installations électriques)

EC 1 à EC 21 (Eclairage)

O U X

AS 1 à AS 11 (Ascenseurs)

GC 1 à GC 19 (Appareil de cuisson)

MS 1 à MS 73 (moyens de secours)

Dispositions particulières

Dispositions particulières

Arrêté du 25 Juin 1980

 

 

 


FEU ET INCENDIE

 

définition

 

 

Le feu est un dégagement d’énergie calorifique et lumineux accompagnant la combustion vive.

 

L’incendie est un grand feu qui se propage en faisant des dégâts.

 

Causes des incendies

 

Suivant la nature et les activités des entreprises, les origines des incendies sont variées.

 

En dehors des causes volontaires, notamment l’intention délibérée de nuire, elles sont accidentelles et peuvent être classées en deux grandes catégories :

 

Ä Les causes techniques : chimiques, mécaniques, électriques, thermiques.

 

Ä Les causes humaines : désordre, imprudence, défaut de surveillance, indiscipline.

 

 

Développement de l’incendie

 

Naissance du feu

 

Pour que le feu prenne naissance, il faut la présence simultanée des trois éléments suivants :

Ÿ Un combustible,

Ÿ Un comburant,

Ÿ Une énergie.

 

Ils sont communément représentés par le triangle du feu

 

 

 

 

 

L’incendie

 

L’incendie est un feu qui se développe hors de son espace fonctionnel, dont on a perdu le contrôle et qui provoque des dégâts.

 

Les trois étapes de l’incendie sont :

 

Ÿ L’éclosion,

Ÿ La propagation,

Ÿ La destruction.

 

L’éclosion

 

 

Les causes techniques
  • Chimiques
  • Mécaniques
  • Electriques
  • Thermiques.

 

 

Les causes humaines
  • Imprudence
  • Désordre
  • Défaut de surveillance
  • Défaut de maintenance.

 

 

La propagation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les causes

 

 

Ÿ Disposition des lieux et des bâtiments.

Ÿ Nature des matériaux de construction et d’aménagement.

Ÿ Nature du contenu et mode de stockage.

Ÿ Insuffisance du compartimentage des locaux.

Ÿ Matériels et dispositifs de protection inadapté, inopérants, insuffisants.

Ÿ Eloignement ou difficultés de parcours des secours extérieurs.

Ÿ Méconnaissance des consignes et des procédures.

Ÿ Personnel non entraîné à l’utilisation des matériels d’intervention.

 

 

 

.Les pertes

 

 

Elles sont de plusieurs natures pour l’Etablissement ; aussi bien humaines (Victimes éventuelles, suppression d’emplois, Contrainte psychologique,. Qu’ économiques ( Perte de marchés, capacités réduites, disparition de l’entreprise).

 

 

Les moyens

 

 

Leur but est, si ce n’est d’éteindre l’incendie (LES SAPEURS POMPIERS S’EN CHARGE), de permettre de protéger les personnes présentes dans l’Etablissement et accessoirement les biens matériels. Pour cela, plusieurs procédés sont employés :

 

 

La prévention

Suppression des causes.

 

 

La protection

Réduction des effets.

 

 

L’intervention

Mise en œuvre des matériels.

 

 

 

 

 

la détection incendie

 

 

 

La détection automatique d'incendie est un moyen d'avancer l'instant de découverte du feu et de transmission de l'alarme et de l'alerte. L'efficacité de l'intervention s'en trouve ainsi améliorée.

 

 

 

 

Plusieurs types de détecteur sont actuellement utilisés en fonction du risque redouté et du besoin:

 

 

¤ Les détecteurs ioniques sont sensibles aux gaz et aux vapeurs.
Ils détectent les gaz de combustion et les fumées par perturbation de l'ionisation de l'ambiance du détecteur. L'ionisation est effectuée par source radioactive.
 

 

¤ Les détecteurs optiques sont sensibles aux fumées.

Ils détectent les flammes par rayonnements infrarouges (I.R.) et ultraviolet (U.V.)

Ils détectent les fumées par opacité ou grâce à la réflexion de la lumière.

 
¤ Les détecteurs thermovélocimétriques sont sensibles à la chaleur.
Ils signalent une vitesse d'élévation de la température : la vitesse d'élévation de température mesurée est comprise entre 5°C/mm et 20 °C/mm.

 

 

¤ Les détecteurs thermostatiques sont sensibles à la chaleur.

Ils réagissent à un seuil fixé à l'avance qui tient compte de la température de l'ambiance dans laquelle sont implantés les détecteurs ( ex : 70 °C ± 5 °C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La détection est la première et la plus importante des mesures de prévision. Son rôle est de déceler et signaler tout début d’incendie dans les meilleurs délais et mettre en œuvre les équipements de sécurité qui lui sont asservis par l’intermédiaire du Système de Sécurité Incendie (SSI).

 

Elle peut être humaine ou automatique, ou une combinaison des deux et une bonne organisation interne permettra d’agir efficacement contre tout début d’incendie par :

 

 

Rapidité : plus l’incendie est détecté précocement, plus l’extinction est aisée

 

Fiabilité : certitude de fonctionnement en permanence.

 
Crédibilité : une bonne installation doit exclure des déclenchements intempestifs.  

 

Les personnels doivent êtres formés pour réagir et agir rapidement aux alarmes de détections incendies. Ex :

 

 

 

  Pas de panique, maîtriser votre appréhension et ressaisissez-vous.. Le feu sera plus rapidement maîtrisé si vous agissez calmement et de manière ordonnée, sans paniquer.

 

Sans perdre un instant, donner l'alarme toute affaire cessante en appelant l'accueil au poste XXX et en bipant le responsable sécurité au n° XXX.

 

 

Il faudra ainsi leur communiquer avec le maximum de précisions :

 

§ Le Lieu et le numéro de l'appel

§ Le lieu de l'accident, (Bâtiment, service, étage, local)

§ La nature de l'accident

§ Le nombre et l'état de blessés éventuels

§ Les circonstances aggravantes s'il y en a

§ Ne jamais raccrocher le premier !

 

La personne en poste à l'accueil préviendra ainsi les sapeurs pompiers et le responsable sécurité devrait être présent dans la minute qui suit.

 

Dès que l'alerte est transmise, essayer de se rendre sur place pour surveiller si l'incendie ne prend pas trop d'ampleur.

 

Si le feu vient juste d'apparaître (feu dans une poubelle de bureau par exemple), prendre un extincteur à proximité et essayer d'éteindre le feu SANS PRENDRE DE RISQUES

(le responsable sécurité et les pompiers arrivent).

 

 

 

 

LE TRIANGLE DU FEU

 

 

L’existence d’un feu est conditionnée par la présence simultanée de 3 éléments. Pour éteindre un foyer d’incendie, il suffira donc d’agir sur un des éléments symbolisés sur le schéma ci après.

 

 

Dans cette optique, l’organisation se doit d’être la plus précise possible avec des objectifs hiérarchisés :

 

 

  1. Transmission de l’alarme
  2. Mise à l’abri des personnes
  3. Extinction éventuelle de l’incendie en fonction de son ampleur.
  4. Evacuation si l’ampleur de l’incendie est trop importante

 

 

 

 


  

Les Combustibles

 

Les combustibles sont des corps qui ont la propriété de brûler en produisant de l’énergie calorifique.

 

 

Il y a trois sortes de corps } combustibles~  :

- solides (bois, papier, chiffons,…),

- liquides (essence, fioul domestique, alcool, éther, huiles végétales),

- gazeux (propane, butane, acétylène, gaz de ville, hydrogène,…).

 

 

 

A tire d’exemple voici quelques valeurs de combustibles :

 

 

 

 

 

GAZ

POINT D’AUTO

INFLAMMATION

(en °C)

LIMITES D’INFLAMMABILITE

(en volume % dans l’air)

 

Inférieure

Supérieure

Acétylène

Ammoniac

Butane

Chlorure de méthyle

Ethylène

Hydrogène

Méthane

Oxyde de carbone

Propane

305

651

47

632

450

585

540

630

535

2,2

16,5

1,8

10,7

2,7

4

5,3

12,5

2,2

80

26,8

8,8

17,4

36

75

15

74

9,5

 

 

 

 

 

LIQUIDES

 

POINT

D’ECLAIR

(en °C)

 

POINT

D’AUTO-

IGNITION

(en °C)

 

Acétate d’éthyle

Acétone

Alcool éthylique

Benzène

Chlorure d’éthyle

Essence (indice d’octane 89 à 92)

Essence de térébenthine

Ether éthylique

Fioul domestique

Kérosène

Sulfure de carbone

Toluène

White Spirit

 

-4,4

-17,8

12,8

-11,1

-50

-43

35

-45

>55

37,8

-30

4,4

30 à 65

 

426,7

460

422,8

562,2

518,9

371

247

180

254

228,9

100

508

230 à 260

 

Le point éclair est la température à laquelle le liquide va émettre des vapeurs qui vont s'enflammer momentanément en présence d'une source d'inflammation.

Le point d'auto inflammation est la température la plus basse à laquelle un mélange gazeux combustible peut s'enflammer spontanément sans présence de flamme ou d'étincelle.

 

 

SOLIDES

POUVOIR CALORIFIQUE

(en MJ /Kg)

Alcool à brûler

Butane

Benzol

Bois

Cire

Fer

Fioul léger

Huile d’olive

Houille

Pétrole

Polyéthylène

Polyméthacrylate de méthyle

P.V.C.

P.V.C. avec plastifiant

Mousse de caoutchouc

Mousse de polyuréthane

 

29,26

54,34

41,80

18,81

37,62

7,90

41,80

38,87

29,26

45,98

45,98

26,75

16,30

20,90 à 26,12

50,16

35,53

 

1 MJ = 0,06 Kg Bois = 239 Kca

 

 

 

COMBURANT

 

Dans la combustion, le comburant est un agent oxydant.

 

Le comburant est toujours l’oxygène.

 

A titre indicatif, il faut :

- 4 m3 d’air pour brûler 1 kg de bois,

- 9 m3 d’air pour brûler 1 kg de charbon,

- 12 m3 d’air brûler 1 kg d’hydrocarbures.

 

 

 

ENERGIE

 

 

Une énergie extérieure dite, d’activation, est également nécessaire pour donner naissance à un feu. l’échauffement d’un palier de machine,…

 

 

 

 

  

 

L’énergie nécessaire pour enflammer un mélange (air / gaz combustible) peut être très faible (électricité statique).

 

 

 

la propagation

 

Les gaz combustibles se propagent par les ouvertures (couloirs, gaines, guichets, portes, volets, baies, trappes,…). Ou par conduction.

 

 

 

 

 

Prévention de la propagation

 

 

A la construction :

 

- Choix des matériaux et éléments résistants au feu,

- Compartimentage résistant au feu horizontal et vertical,

- Rétention des liquides,

- Désenfumage,

- Moyens de protection.

 

 

Pendant l’exploitation :

 

- organisation :

- Consignes,

- Alarmes et alerte,

- Intervention.

 

 

- Moyens Matériels  :

- Adaptés en permanence,

- Vérifiés périodiquement.

 

 

 

 

. Lutte contre le feu en présence de radioéléments

 

 

La protection des locaux et appareils contenant des radioéléments est prioritaire :

 

- Attaque initiale du feu à l’aide d’extincteurs à poudre ou au CO2,

- Puis attaque du feu au plus loin par les services de secours (équipements spéciaux),

- Utilisation de l’eau réduite au minimum pour éviter l’extension de la contamination de surface,

- Utilisation de l’eau pulvérisée

- Ne pas manipuler d’objets ayant pu être contaminés,

- Ne pas stationner ou circuler au voisinage des radioéléments.

 

 

CLASSEMENT DES ETABLISSEMENTS

 

 

 

 

 

 

Etablissements installés dans un bâtiment

 

 

 

 

Article GN. 1

 

 

 

 

 

 

Etablissement du premier groupe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etablissement du deuxième groupe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article R 123.19

 

 

AUDIT _ EMPLOI DU Cl.I.C.D.V.E.C.R.M.

Cette méthode d’analyse des risques permet une étude approfondie de l’Etablissement grâce à un schéma précis

 

Son but est de  :

 

 

Ce bilan est constitué par les rubriques suivantes :

 

 

Cl

 

 

I

 

 

 

 

C

 

 

D

 

 

 

V

 

 

E

 

 

 

C

 

 

 

R

 

 

M

 

 

Classement : détermination de la réglementation applicable à l'activité, ainsi que sa catégorie.

 

 

Implantation : étude de l'environnement de l'établissement qui déterminera son isolement par rapport aux tiers, ainsi que les problèmes d'évacuation du public et d'accès des secours.

 

 

Construction : étude de la qualité et de la nature du gros œuvre, des aménagements intérieurs ainsi que la réaction et la résistance au feu des matériaux.

 

 

Dégagements : calcul du nombre et de la largeur des issues, de leur répartition, vérification de leur praticabilité permanente.

 

 

Ventilation : étude de la ventilation, mais aussi du désenfumage en cas d'incendie . Notion primordiale pour l'évacuation du public.

 

 

Electricité, éclairage : étude de la qualité des installations électriques génératrices de nombreux sinistres. Vérification de l'existence d'un éclairage de sécurité conforme aux règles.

 

 

Chauffage, ventilation : détermination des risques d'émission et de propagation d'un feu par les générateurs et circuits de chaleur et de froid. Problème de stockage du combustible.

 

 

 

Risques spéciaux : ils sont liés à l'exploitation et doivent faire, notamment dans les usines chimiques, l'objet d'une étude très précise.

 

Moyens de secours : vérification de la présence des moyens réglementaires, vérification de leur entretien et de leur fonctionnement, ainsi que l'aptitude des occupants à les utiliser

 

 

Ce bilan doit déboucher sur plusieurs solutions pour remédier aux défauts constatés.


 

EXTRAIT DE L'OUVRAGE

" SECURITE CONTRE L'INCENDIE

ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC "

 

( Reprenant les prescriptions du règlement de sécurité approuvé par arrêté du 25 juin 1980)

 

 

 

Mission d’un agent du Service de sécurité

 

 

 

 

 

 

š š Ÿ

 

 


 

ELEMENTS DE CONSTRUCTION

 

2 critères :

 

 

la réaction au feu qui vise l'inflammabilité et la combustion des matériaux.

  la résistance au feu qui vise le rôle joué par un élément de construction malgré l'action du feu.

 

 

 

 

I - LA REACTION AU FEU

 

 

 

 

Elle est classée suivant l'aspect de leur contribution comme aliment au feu.

 

 

Ÿ classement

 

M0 : matériau incombustible ( Potentiel calorifique < 2.5 MJ/kg)

 

M1 : non inflammable ( Potentiel calorifique > 2.5 MJ/kg)

 

M2 : difficilement inflammable

 

M3 : Moyennement inflammable

 

M4 : facilement inflammable

 

NON CLASSES : ne permettent pas un classement M4

 

 

 

 

Différence entre " incombustible " et MO

 

Un matériau classé M0 répond aux exigences de l’arrêté portant classification des matériaux et éléments de construction par catégorie selon leur comportement au feu et définissant les méthodes d’essai. C’est un matériau M1 particulier.

 

 

 

II - LA RESISTANCE AU FEU

 

Elle représente le temps pendant lequel les éléments de construction jouent le rôle qui leur est dévolu malgré l'action de l'incendie avec des degrés évoluant d’ ½ heure à 6 heures.

 

 

Ici aussi, plusieurs critères déterminent le classement :

 

STABILITE AU FEU (SF) propriété d'un élément qui conserve ses qualités mécaniques pendant un incendie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEGRE PARE FLAMME (PF) il s'agit d'un élément SF qui est étanche aux flammes et aux gaz chauds.

 

 

 

 

 

 

 

 

DEGRE COUPE FEU (CF) il s'agit d'un élément PF qui est également isolant thermique.

 

 

 

Le but de la résistance au feu des structures est de :

 

Ä 1/ Donner le temps pour l'évacuation du public

l'intervention des secours

 

Ä 2/ Limiter la propagation de l'incendie.

 

 

Cloisonnement traditionnel (art. CO 24)

 

BATIMENT

 

 

PAROIS ENTRE LES LOCAUX ET

 

ERP seul

ERP avec tiers

ERP

structure

plancher

DEGAGEMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC

non reserves au sommeil

reserves au sommeil

 

Simple Rez CH

Un seul niveau

2è, 3è, 4è

1ère

 

SF 1/2 h

SF 1/2 h

CF 1/2 h

CF 1/2 h

 

CF 1/2 h

 

PF 1/2 h

 

CF 1/2 h

 

h<8 ml

h'<8ml

2è, 3è, 4è

1ère

 

SF 1/2 h

SF 1/2 h

CF 1/2 h

CF 1 h

 CF 1/2 h

CF 1 h

 PF 1/2 h

PF 1/2 h

 CF 1/2 h

CF 1 h

 

h>8ml

h'>8ml

2è, 3è, 4è

1ère 

SF 1 h

SF 1h30

CF 1 h

CF 1h30

 CF 1 h

CF 1 h

 PF 1/2 h

PF 1/2 h

CF 1 h

CF 1 h

 

 

Autres

 

-

5ème ou non classé

_

_

_

_

 PF 1/4 h

 PF 1/4 h

 PF 1/4 h

 

Recoupements couloir, paroi et porte CF 1/2 h à ferme-portes.

 

Dans le cas de sectorisation, les secteurs doivent être isolés par une paroi CF 1 h avec 1 seul bloc porte en va et vient PF ½ h. Chaque secteur £ 800 m2 l £ 20 m en façade accessible sans que L³ 40 m

 

 

Locaux à risques particuliers art CO28, CO 31, CO 32

 

Ces locaux doivent être équipés d’une extinction automatique à eau.

 

Les conduits et gaines qui traversent des locaux à risques importants doivent, quand leur diamètre nominal est > 125 mm satisfaire aux dispositions de l’art CO 31. S’ils le traversent sans le desservir, ils doivent posséder un degré CF de traversée = CF de la paroi franchie.

AMENAGEMENTS INTERIEURS

 

 

Objectifs : Eviter le développement rapide d’un incendie
afin d’assurer une évacuation rapide et sûre.

 

 

 

 

Murs

 

 

Plafonds


Suspente en M0

 

 

Sols

 

 

Tentures

 

Rideaux de scène

 

 

Gros mobilier

 

 

Sièges

 

CALCUL DES DEGAGEMENTS

 

Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnelle au nombre de personnes appelées à l’emprunter, calculer à partir de la largeur type appelée " Unité de Passage " de 0,60 m.

 

effectif a évacuer

nombres de sorties ou escaliers (E) et dégagements accessoires

largeur

De 1 à 19

1

1

De 20 à 50

RDC : 2

1 E d’ 1UP

1 dégagement accessoire > 0,6

 

h>8m … 1 E

 

1 E d’ 1 UP

 

h> 8m

1 E
+ 1 dégagement accessoire

1 E d’ 1UP

1 dégagement accessoire > 0,6

 

Sous sol : 1 E
+ 1 dégagement accessoire

1 E d’ 1UP

1 dégagement accessoire > 0,6

 

Bâtiment compartimenté
1 E + 1 dégagement accessoire

1 E d’ 1UP

1 dégagement accessoire > 0,6

De 50 à 501

2*

Arrondir effectif à centaine supérieure
chiffre centaine +1 = nombre d’UP

Supérieure à 500

1 par 500 (ou fraction) +1

Arrondir effectif à centaine supérieure
chiffre(s) centaine(s) = nombre d’UP

 

 

 

 

 

 

A partir d’un escalier non protégé

 

A partir d’un escalier protégé

50 m (CO 52§3)
si choix entre plusieurs sorties

50 m (CO 43)
si choix entre plusieurs sorties

30 m (CO 52§3)
si choix inexistant

30 m (CO 43)
si choix inexistant

 

DESENFUMAGE ET COMPARTIMENTAGE

 

 

 

définitions

 

- Volet dispositif actionné de sécurité destiné au désenfumage, ouvert ou fermé en position d'attente.
 
- Clapet dispositif actionné de sécurité destiné au compartimentage ouvert ou fermé en position d'attente

 

-Trappe dispositif d'accès fermé en position normale.

-Coupe feu de traversée Temps pendant lequel une gaine ou un conduit satisfait au critère coupe-feu exigé entre deux locaux.

 

 

 

 

 

OBJECTIFS DU DESENFUMAGE

 

 

 

 

- rendre praticable les locaux en contact avec le local en feu, (amélioration de l'évacuation des personnes et de l'intervention des services de secours)

 

- empêcher la propagation du feu

 

- diminuer la teneur en gaz toxiques,

 

- conserver un taux d'oxygène acceptable,

 

- évacuer la chaleur

 

 

 

PRINCIPES DU DESENFUMAGE

 

 

 

 

 

  1er principe : balayage de l'espace à protéger par amenée d'air frais et extraction des fumées.

2ème principe : hiérarchisation des pressions entre le local sinistré et les locaux adjacents.

 


 

 

 

 

DISPOSITIONS

 

 

 

Etanchéité des fumées

 

 

Conformément à l'article R 122-10 du code de la construction et de l'habitation, les communications d'un compartiment à un autre et avec des escaliers doivent être assurées par des dispositifs coupe-feu 2 heures et pouvant être franchis par des personnes

 

 

 

Evacuation

 

 

Les portes donnant accès aux escaliers doivent :

- s'ouvrir dans le sens de la sortie vers l'escalier;

- être équipées de ferme-porte;

- porter une plaque signalétique mentionnant exclusivement

"porte coupe-feu à maintenir fermée";

cette plaque est fixée sur chaque porte, coté circulation horizontale d'un part, côté intérieur du dispositif pour la porte donnant accès à l'escalier, d'autre part.

 

 

 

Bouches de soufflage et d'extraction

 

 

Dans les zones de circulations horizontales communes, la distance maximale entre deux bouches de soufflage ou une bouche de soufflage et une bouche d'extraction ne doit pas dépasser (Désenfumage naturel):

10 mètres si le parcours est rectiligne;

5 mètres en cul de sac

7 mètres dans tous les autres cas

 

Dans les zones de circulations horizontales communes, la distance maximale entre deux bouches de soufflage ou une bouche de soufflage et une bouche d'extraction ne doit pas dépasser (Désenfumage mécanique):

15 mètres si le parcours est rectiligne;

5 mètres en cul de sac

10 mètres dans tous les autres cas

 

 

De plus, si des conduits horizontaux desservent les différentes bouches d'extraction, ils doivent :

 

Etre incombustibles (M0) et stables au feu 1/4 d'heure;

Permettre l'accès au volet du conduit vertical d'extraction

Ne pas dépasser 20 mètres à partir du conduit vertical

Assurer à chaque bouche un débit égal, à 10% près.

 

BESOINS

 

Les besoins en désenfumage seront fonction des bâtiments.

Il faudra donc prendre en compte les mesures constructives (accessibilité, hauteur, compartimentage, issues) et les équipements complémentaires (détection, alarme, extinction).

 

D’autre part, la sauvegarde des personnes doit prendre en compte le nombre et la mobilité des personnes.

 

 

DESENFUMAGE DES DEGAGEMENTS

 

Il faudra désenfumer :

 

 

 

Calcul

 

  1. Pour les locaux de Surface £ 1 000 m2
    Surface Utile= 1/200 Surface totale

     

     

  2. Le calcul sera fonction de :
       
    • caractéristiques géométriques du local (h, hf, etc.)

       

    • activité du bâtiment

 


TECHNIQUES DE BALAYAGE

(suivant la nature de l’entrée d’air et de l’extraction)

 

 

 

 

DESENFUMAGE DES LOCAUX ACCESSIBLES AU PUBLIC (METHODE)

 

 

 

EN ERP :

 

Découpage des locaux en cantons < 1600 m2

 

 

EN IGH :

 

Découpage des locaux en cantons < 2500 m2




SYSTEMES DE DESENFUMAGE en Immeuble de Grande Hauteur

 

Deux solutions sont adoptées pour l'emplacement des ventilateurs :

ª SOLUTION A

 

Cette solution comporte :

 

- 1 bouche de soufflage et une bouche d'extraction par sas.

- 1 bouche de soufflage à proximité de chacun des sas et des bouches d'extraction dans la circulation horizontale.

 

Cette solution permet de conserver une double protection constructive ( AUCUN PASSAGE POSSIBLE DE GAZ ET DE FUMEES). Etant donné le nombre élevé de conduits, l'équilibrage de ce système est délicat à réaliser.

 

 

LES PORTES

entre les sas et les escaliers : PF 1 heure

entre les sas de circulation horizontale : PF 1h et CF 1/2 heure

 

 

 

BOUCHES ET VOLETS

Bord supérieur des bouches de soufflage des sas à une hauteur maximale de 0.50 mètres du sol fini équipé de volets PF 1 heure, fermés en position d'attente.

 

 

Les bouches d'extraction doivent être situées le plus près possible du plafond, bord inférieur à 1,80 mètres du sol minimum équipées de volets PF 1 heure, fermés en position d'attente.

 

 

Dans les circulations, on garde les même caractéristiques avec des volets CF 1 heure et CF 2 heures en sortie de conduit vertical d'extraction.

  ª SOLUTION B

 

Cette solution comporte :

 

     
  • 1 bouche de soufflage par sas.

     

  • 1 Baie permettant le passage d’air entre chaque sas et la circulation horizontale commune

     

  • Des bouches d’extraction dans la circulation

 

Cette solution permet de conserver isolement constructif entre la circulation et l’escalier

 

 

 

 

 

LES PORTES

entre les sas et les escaliers : CF 1 heure

entre les sas de circulation horizontale : PF 1h et CF 1/2 heure

 

 

 

BOUCHES ET VOLETS

Les baies doivent avoir leur bord supérieur à une hauteur maximale de 0.50 mètres du sol fini et une surface de 20 dm2.

 

 

Les bouches de soufflage des sas doivent être situées le plus près possible du plafond, bord inférieur à 1,80 mètres du sol minimum équipées de volets PF 1 heure, fermés en position d'attente.

 

 

Dans les circulations, on garde les même caractéristiques avec des volets CF 2 heures en sortie de conduit vertical d'extraction.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

  

 

LES MOYENS DE SECOURS

 

  Les moyens de secours à dispositions en ERP comprennent : Les moyens d'extinction, les moyens d'alerte, le Système de Sécurité Incendie, le service de sécurité incendie et les moyens facilitant l'accès des sapeurs pompiers

 

.

 

 

Ä L'alarme est un avertissement donné, par un signal sonore et/ou visuel à l'intérieur de l’établissement.

 

Elle peut être restreinte et ne s'adresser qu'à une certaine catégorie de personnel ou générale ( interdite dans Type U) et représenter l'ordre d'évacuation.

 

 

 

 

Ä L'alerte est la retransmission de l'alarme vers les secours publics. Elle est transmise en général par le téléphone urbain, mais peut également l'être par ligne réservée.

 

Dans les I.G.H., il existe en plus une alerte intérieure, qui est l'action de demander l'intervention des agents de sécurité de l'immeuble.

 

 

 

Ä Le potentiel calorifique est la quantité de chaleur dégagée par la combustion de l'ensemble des matériaux situés dans un local considéré.

Il est exprimé en mégajoule (MJ).

 

 

 

Ä Le point éclair est la température à laquelle le liquide va émettre des vapeurs qui vont s'enflammer momentanément en présence d'une source d'inflammation.

 

Si la température est inférieure au point éclair, il n'y aura pas d'inflammation.

 

 

 

Ä Le point d'auto inflammation est la température la plus basse à laquelle un mélange gazeux combustible peut s'enflammer spontanément sans présence de flamme ou d'étincelle.
 

 

 

Classes de feux et agents extincteurs

 

 

 

Les classes de feux sont définies par la norme NFS 60 –100 (octobre 1986 – Norme Française homologuée) et par la norme européenne adoptée par le Comité Européen de Normalisation (C.E.N.).

 

 

 

 

FEUX DE CLASSE

A

FEUX DE CLASSE

B

FEUX DE CLASSE

C

FEUX DE CLASSE

D

 

SOLIDES

 

LIQUIDES

 

GAZ

 

METAUX

- Bois

- Papiers

- Cartons

- Tissus

…………..

- Essence

- Fioul

- Solvants

………….

- Gaz naturel

- Butane

- Propane

- Acétylène

………………

- Aluminium

- Césium

- Magnésium

- Sodium

- Potassium

……………..

 

 

 

POUDRE POLYVALENTE

Fermer le barrage gaz

En priorité

EAU PULVERISEE AVEC ADDITIF

(AFFF)

POUDRE ORDINAIRE

(BIOCARBONATE)

DIOXYDE DE

CARBONE (CO2)

PRODUITS

HALOGENES

 

 

 

 

.Classe A

 

Le combustible } type~ de la classe A est le bois, dont l’extinction complète nécessite :

- Un abattage des flammes,

- Un noyage des braises.

 

 

 

 

Classe B

 

L’abattage des flammes assure l’extinction définitive à condition de supprimer tout risque de réallumage si les critères de propagation sont respectés

 

 

 

 

Classe C

 

Il s’agit de tous les gaz combustibles (propane, acéthylène, oxyde de carbone).

 

L’extinction des feux de gaz doit IMPERATIVEMENT ETRE PRECEDE de la suppression de l’arrivée du combustible à chaque fois que cela est possible (fermeture de robinets ou de vannes par exemple).

 

 

 

 

Classe D

 

Il s’agit de métaux notamment : le magnésium, l’aluminium, le zinc, le sodium, le potassium.

 

Tout agent extincteur contenant de l’eau est à rejeter. En effet, en présence de chaleur et d’eau, la décomposition de ces corps peut produire de l’hydrogène et une explosion.

 

 

Les agents extincteurs

 

 

PRODUITS

EXTINCTEURS

CLASSES

DE FEU

 

EXEMPLES

ACTION DU PRODUIT

UTILISATION

SUR COURANT

ELECTRIQUE

 

INCONVENIENTS

 

 

EAU

Jet pulvérisé

 

Jet pulvérisé

+ additif

 

 

 

A + B

 

A + B

 

Bois – papier

Fuel lourd

 

Bois – papier

Fuel lourd

Fuel domestique

Gas-oil

 

Refroidissement

 

 

Refroidissement

Etouffement

 

Possible avec précaution

 

Possible avec

Précaution

 

Corrosion

 

 

Corrosion

 

EAU + additif

 

 

 

 

A + B

 

Bois – papier

Essence

Fuel domestique

Fuel lourd

Certains

Plastiques

 

 

Refroidissement

Etouffement

 

 

 

Dangereuse

 

 

 

Corrosion

POUDRES

 

Bicarbonate de soude

 

Phosphate d’amonium Silicates – Borates (polyvalente)

 

 

 

 

B + C

 

 

 

A + B + C

 

Alcool

Essence

Propane

Acétylène

 

Bois

Alcool

Essence

Propane

Acétylène

 

 

Inhibition de la flamme

 

 

 

Etouffement

Inhibition de la flamme

 

 

Possible

 

 

 

 

Possible

 

 

 

 

Poussières

CO2

 

Dioxyde de carbone

 

 

 

B + C

 

Alcool

Essence

Propane

Acétylène

 

Inhibition de la flamme

Etouffement

 

 

Adaptée

 

Brûlure par le froid

(-78° C)

impropre à la respiration

HALONS

 

Hydrocarbures

Halogènes

 

 

 

B + C

 

Alcool

Essence

Propane

Acétylène

 

Inhibition de la flamme

Etouffement

 

 

Adaptée

 

Corrosion

Toxicité à chaud

 

 

Nota : pour les feux de classe C, fermeture de la vanne de barrage en priorité.

 

Si plusieurs types d'extincteurs paraissent correspondre au même type de feu, un type se révèlera plus approprié qu'un autre de part ses caractéristiques, sa portée ou le matériel à protéger.

 

ex: Un feu survient sur une armoire électrique.

 

 

 

Ü la solution retenue sera donc d'utiliser un extincteur CO2 qui agira par refroidissement sur le foyer de l'incendie sans endommager le matériel.

 

 

De même, si on attaque le bas des flammes avec un extincteur à eau, on attaquera le haut des flammes avec un extincteur à poudre.

 

 

Marquage ET IMPLANTATION

 

EXTINCTEUR

 

9 Kg POUDRE ABC

55 A 233B C

 

  1. enlever la sécurité
  2. enfoncer le percuteur
  3. presser la gâchette

PRECAUTIONS

Recharger après utilisation, vérifier périodiquement.

Utiliser pour l’entretien ou le rechargement que les

produits et pièces de rechange qui sont conformes au

modèle homologué.

 

agent extincteur : 9 Kg poudre

 

Agent propulseur : 225 g Co2

 

Homologation : type :

 

températures limites : -20° C et +60° C

 

Fabricant

 

 

 

 

COMMENT RECONNAÏTRE LA PUISSANCE DES EXTINCTEURS ?

Les extincteurs portent une sérigraphie indiquant le mode de fonctionnement ainsi qu'un ou deux nombres suivis d'une lettre.

 

La lettre indique la classe de feu et le nombre indique la quantité de produit susceptible d'être éteinte.