Je m'appelle Philippe Gimet (voyez une photo ici) et j'ai vu le jour à Arles, ville fluviale de Provence, le 25 juillet 1963. Mes racines familiales se situent toutes dans le sud de la France et, même si comme on le verra plus loin, j'ai pris goût à l'expatriation, je conserve un attachement très profond pour les bords de cette Méditerranée qui m'ont vu naître : apprendre l'Histoire (et accessoirement le Latin) dans le décor même de son déroulement laisse forcément des traces ! Après une enfance et une adolescence tout à fait paisibles, j'ai "émigré" à Marseille juste après mon Baccalauréat (1981) pour y suivre une formation préparatoire aux Hautes Etudes Commerciales, vite abandonnée au profit des Beaux-Arts qui m'ont toujours attirés avec la musique. Mes parents ont eu, en effet, la bonne idée de m'asseoir (plus ou moins de force !) devant un piano et ont fait de leur mieux pour que ma soeur Isabelle et moi-même puissions ouvrir au maximum nos yeux et nos oreilles sur le monde qui nous entoure. Cette installation Phocéenne a constitué un premier pas grisant vers l'indépendance : logé à la Cité Universitaire de Luminy, à un jet de pierre des Calanques, je garde un souvenir ému des jours qui s'y sont succédés jusqu'en 1984, date à laquelle j'ai trouvé un logement en ville, rue Saint-Sébastien dans le sixième arrondissement. En 1986, considérant mes études théoriques accomplies, j'ai décidé de suivre un autre chemin que celui de l'école et, parallèlement à mes travaux artistiques et littéraires, je me suis engagé dans la vie "communautaire" en fondant, avec des coréligionnaires, une association dévolue à l'organisation d'expositions et au développement des échanges entre artistes. Je gagnais parallèlement ma vie de graphiste free-lance en effectuant des travaux pour d'autres associations. 1989 : nouveau déménagement, rue du Coq dans le cinquième arrondissement cette fois, et nouvelle aventure avec le lancement d'une agence de communication, puis
d'une Maison d'Editions. L'occasion de connaître d'autres milieux... et l'expérience cuisante (mais enrichissante au final) de l'échec : qu'on se le dise, toutes les passions ou les bonnes volontés du monde ne suffiront jamais à la réussite commerciale, surtout lorsqu'elles ne s'appuient sur aucune base solide en matière de gestion et d'administration ! Conséquence prévisible : je quitte Marseille en 1991 et, après quelques semaines difficiles passés chez mes parents à me reconstituer une santé tant physique que mentale, je fais un "retour à la nature" dans le Haut-Var, aux confins d'une minuscule bourgade du nom illustre de Pontevès. Là, grâce à la magnanimité financière de mon entourage, je me consacre principalement à la musique (j'ai acheté un clavecin en 1990), à la littérature et à la sculpture. L'endroit devient bien vite un "rendez-vous des amis", lesquels me pressent de renouer avec l'urbanité. Un hiver dans les affres du gel sur les canalisations et du givre sur les vitres achèvent de me convaincre...! Le printemps 1992 me trouve de retour à Marseille, Boulevard Chave, participant à la naissance d'une nouvelle structure éditoriale renforcée par l'intégration d'une imprimerie. L'association, revivifiée, s'implante quant à elle dans une ancienne gare SNCF et oeuvre à l'édition d'ouvrages artistiques. Fin 1995, le bilan économique de ces activités incite notre équipe à changer de cap et déposer le bilan avant que les choses ne s'enveniment. L'association, hélas, n'y survit pas... Mais 1995 est également l'année de ma découverte du réseau Internet : une date qui déterminera bien des choses dans les années à suivre ! 1996 sera riche en rebondissements : tout d'abord, je m'installe dans un "nid d'aigle" de la rue Jean de Bernardy (premier arrondissement) où je renoue avec le travail free-lance, ce qui me laisse assez de temps pour me former aux techniques et aux pratiques de la communication online. Je pars ensuite pour un premier voyage transatlantique de deux mois aux Etats-Unis et au Canada, où je découvre à la fois d'autres paysages, d'autres mentalités et l'expansion généralisée du Réseau des réseaux sur le continent nord-américain. Au retour, j'assiste à la mise en place... et à la chute d'un prestataire de services Internet à Marseille, ce qui illustre pour moi le retard considérable de la France en matière de nouvelles technologies et la nécessité d'y remédier au plus vite. Conscient des potentialités de ce nouveau média, je convainc une Maison d'Edition phocéenne de développer une branche Internet auprès de ses clients... et je suis mandaté par elle au Canada pour une mission de six mois en Recherche et Développement. Je débarque à Montréal en mars 1997 et en juin j'habite l'avenue Laurier-Est, en plein coeur du "Plateau". D'abord observateur, je participe ensuite activement à la réalisation de sites, tant francophones qu'anglophones, avec divers intervenants locaux. J'apprends alors que mon entreprise mandataire traverse de graves difficultés. Fin septembre, rentré en France, je me trouve confronté à une nouvelle recherche d'emploi qui concilie mes aspirations à retourner en Amérique du nord et la nécessité d'oeuvrer dans mon domaine de compétences. Installé rue d'Aix, dans le premier arrondissement
de Marseille (cette ville tient décidément à moi
!), je prends quelques semaines de "recul" pour me réacclimater
aux us et coutumes du vieux pays. Après quoi, début 1998,
je m'intéresse, dans le cadre d'une action en direction des personnes
handicapées, à l'aspect "accessibilité à
l'information" de l'Internet, un domaine où tout reste à
accomplir. L'année est entièrement consacrée à
la mise en oeuvre d'un projet dans cette optique, parallèlement
à des activités plus "traditionnelles" de graphisme et
de journalisme. |