|
APRES
LA SUSPENSION DE L' ARRETE PREFECTORAL
Les
Ventes-de-Bourse: ce n'est pas fini...
L'enfouissement
ultime des déchets aux Ventes-de-Bourse pourrait se faire
,
mais pour accueillir les déchets du pays d'Alençon
seulement.
Sollicité en procédure d'urgence, le Tribunal administratif
de Caen a suspendu l'arrêté du préfet de l'Orne
autorisant la création du CET (Centre d'Enfouissement technique)
aux Ventes-de-Bourse.
Une
décision qui passe pour être rare,
souligne-t-on du côté des défenseurs de la
Communauté de Communes (Cdc) du Pays mêlois,
qui s'est adressée à la justice.
Le
Tribunal administratif a estimé qu'il était
urgent d'attendre. En effet, le Conseil Général
de l'Orne élabore actuellement un PEDMA
(Plan d'élimination des Déchets Ménagers et
Assimilés), qui doit être finalisé d'ici la
fin de
l'année. La CdC remporte donc une première
manche mais l'arrêté n'est pas annulé.
La décision sur le fond du dossier interviendra dans
plusieurs mois:en attendant, Suez ne pourra
lancer les travaux.
Projet
"surdimensionné"
Président
de ladite CdC, Jean-Louis Mézier
espère que ce premier succès sera transformé.
Il a des raisons d'être optimistes.
Il semble en effet que les juges aient pointé du doigt
le surdimensionnement du projet.
Justement,
tout dernièrement, le Pays
d'Alençon a fait une contre-proposition:
un site de traitement par pays dans l'Orne
(OH du 21 Février).
Pour le pays d'Alençon
(de Carrouges à Mamers en passant par Sées),
cela signifierait un site pouvant traiter 50 000 tonnes
par an (et non 150 000). Autre souhait émis que
les déchets ménagers soient valorisés au maxi-
mum.Les déchets extérieurs au pays ne seraient
pas admis. Autre souhait: que les collectivités
locales soient associées de près à la gestion
et
notamment qu'elles contrôlent le foncier.
Quatre
ou cinq sites
Le
projet de CET pourrait donc revenir mais
sous une autre forme, peut-être sur le même site
jugé techniquement bon.(voir
à ce propos la lettre de J VERAGUE)
Aux Ventes-de-Bourse donc?
Pourquoi pas?, concède Jean-Louis Mézier:
"dans le cadre d'un projet global, si le
PEDMA ne localise pas d'avance et s'il retient
le principe des quatre ou cinq sites, on ne pourra
refuser catégoriquement. Il faudra en parler
autour d'une table".
Camouflets...
Pour
Christophe de Balorre, conseiller général,
"c 'est une décision de bon sens et c'est un
camouflet pour l'entreprise SITA (groupe
SUEZ) qui a toujours fait preuve de mépris
l'endroit des élus et des populations du canton
du Mêle".
Et si le projet revient ?
"Il devra enfin être à taille humaine et non industrielle".
Peut-être
aussi un camouflet pour le préfet de
l'Orne, qui avait subitement précipité les choses.
JMF
|