Que m'inspire l'intolérance... horreur, signe d'un esprit mesquin, étroit, j'ose dire d'une certaine bêtise.

 

Donc bien sûr tolérance.

Non pas une certaine condescendance, un respect évident, spontané  mais aussi consciemment voulu, entretenu, fondamental de l'autre. Je me souhaite capable de convictions. Je ne peux qu'admettre que l'autre, tout aussi sincère, réclame le même droit.

 

Et pourtant les limites apparaissent aussitôt. Il ne me semble ni possible, ni souhaitable d'accepter ce que je considère comme inadmissible. Tolérance  et non permissivité, respect de valeurs fondamentales, de l'acquis de l'éducation, de l'humanisme. Tout le contraire de la loi dite "naturelle".

 

Or les "valeurs" que je dis intangibles ne sont pas reconnues par d'autres. Ma vérité est-elle la vérité ?  En voulant les imposer, ne suis-je pas celle qui est sûre d'avoir raison, voie royale de l'intolérance ?

 

Merci aux Rosati : avant cette occasion de réflexion, je me croyais sincèrement  tolérante.  Je le suis toujours à mes yeux. A ceux des autres...

           

                                                                                              Michèle.