"conforme à l'équité, à la justice, à la raison."
Essayons d'analyser des faits actuels pour essayer de les juger à la lumière de ces critères.
§ Conflit israélo-palestinien : 2 "légitimités" aussi antagonistes qu'absolues : droit d'exister, de se défendre, par la force pour qui la possède, par des actes suicidaires pour qui n'a pas droit à une armée. Attentats et répression sont tous "légitimes" pour leurs auteurs.
§ Discours de Bush le 20 janvier : "L'Amérique est une nation qui a une mission... Notre cause est juste, c'est celle de l'humanité entière". J'ose espérer qu'il n'est pas absolument sûr de la totalité de sa bonne foi, mais ce n'est pas une certitude et une grande partie de son auditoire le croit.
§ Les gens qui n'hésitent pas à recourir au crime contre les "médecins avorteurs ", les foyers d'immigrés, un préfet... sont sûrs de la légitimité de leurs actes.
§ Les violences policières sont peut-être illégales mais "légitimes " pour ceux qui s'y livrent, et la réponse violente qu'elles entraînent ne le paraît pas moins.
A travers ces exemples la notion de " violence légitime " paraît impossible. Elle est dangereuse en justifiant des actes graves, des comportements extrêmes.
Et pourtant, qui n'a jamais ressenti le désir de se faire justice. Désir né d'un sentiment d'impuissance à faire reconnaître un droit, un préjudice, une injustice. Qui n'a pas compris l'attitude de gens écrasés, meurtris, maltraités, tentés de répondre par la violence. Quand les armes, dans tous les sens du terme, ne sont pas égales, naît spontanément le rêve de " violence légitime "... Qui conduit à quoi, à l'extrême de cette logique, à la mort des 2 parties ?
Michèle