eglise.jpg (7988 octets)

HISTORIQUE

beausejour.jpg (333873 octets)

Etymologie : Sen Léon (1203) Sen est la forme occitane de Saint, il semble que Leo représente ici  Léontuis "Léonce", comme dans Saint Léon sur Vézère. Le site est occupé bien avant l'époque médiévale puisque l'on retrouve des gisements de la période Magdalénienne dans les fouilles du Déroc.

     Le château de Beauséjour du XIVe siècle est fortement attaché à l'histoire du Périgord et à l'histoire de France. C'est le Cardinal Hélie de Tallerand qui décida de le faire construire en 1340. Ce château connut de nombreuses viscissitudes incendies pendant la frone, saccages divers... Il fut acheté aux hospices de Chalais, restauré et transformé en centre familial de vacances.
     Saint Léon sur l'Isle est riche aussi de nombreux panoramas, de forêts, de sentiers pédestres balisés, de fontaines, de lavoirs, de 3 barrages, d'une église du 12ème siècle, d'un oppidum au lieu dit "Le Tuquet", d'un cluseau sur le côteau de la Robertie, d'un tumulus à la Moutisse, des ruines de la chappelle gothique des Bureloux. Autant dire que le visiteur, ici, peut à loisir découvrir l'harmonie des paysages, s'adoner à la pratique de ses plaisirs et de ses passe temps favoris, comme à la découverte de la gastronomie particulièrement savoureuse, parce que riche de produits locaux très appréciés.

Saint Léon sur l'Isle possède tous les atouts pour accueillir une petite activité touristique mais aussi sensibiliser sa population aux charmes de son environnement.

1792, une dure année à St Léon sur l'Isle

     1792, la troisième année après la prise de la Bastille, les manuels d'histoire nous préparent à la sanglante "Terreur" qui fit des milliers de victimes en France. Il n'y eut (sûrement) pas de guillotine à Saint léon et cependant 1792 fut une année noire, voire très noire pour nos concitoyens.
     Si l'on comptabilise les décès à st Léon depuis 1776, 32 morts par an faisaient une moyenne à peu près stable, avec un "creux" de 12 en 1776, et une "pointe à 48 en 1790. Et "Boum!", en 1792, on relève 82 décès pour l'année ce qui est énorme! 82 décès pour seulement 29 naissances, surtout que, sur ces 29 naissances, 12 enfants sont morts dans l'année, ce qui nous donne 34 enfants de moins de 5 ans morts en 1792 (pour 26 adultes de plus de 50 ans) soit 82 au total.

Regardons d'un peu plus près :

Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Décès 4 2 2 5 3 3 1 13 19 15 10 5

soit un lourd cumul de 57 morts en 4 mois (Août à Novembre) et plus précisément : 11 morts(dont 5 de moins de 5 ans) en 11 jours du 18 au 28 septembre et 13 morts (dont 7 moins de 5 ans) en 16 jours du 16 au 31 Octobre.

Deux familles saint léonnaises sont particulièrement touchées durant cette année 1792 : Sicaire GAY - Anne DOCHE des Bureloux

18 juillet 23 août 27 août 24 décembre
naissance de Marguerite décès de Pierre (3 ans) un fils décès d'Anne Doche (40 ans) la mère décès de Marguerite (5 mois) fille de l'année

Plus durement encore : Barthélémi MAZIERE - Marie CHASTENET des Meuniers

23 mars 30 avril 14 août 26 août 8 novembre 21 novembre
naissance d'Arnaud décès de Barthélémi (30 ans) le père décès d'Arnaud (5 mois) né du 23/03 décès de Sicaire (4 ans) un fils décès de Pierre (18 mois) autre fils décès de Pierre (6 ans) autre fils

soit 5 morts en 7 mois dont le père. Dans nos campagnes, la guillotine était bien inutile, les épidémies se chargeaient d'éclaircir les rangs de nos concitoyens, sans tenir compte de la condition sociale, ni de l'opinion ou de l'âge de leurs victimes.

Propos recueillis par André Durand et le Cercle d'Histoire et de Généalogie du Périgord