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avril 2000

Une soirée toute colorée, aux accents prononcés, à l'humour décalé et parodique.

Cette soirée est née avec l'envie d'intégrer le personnage le plus ignoble du monde, mondialement connu et craint de tous. Quelqu'un dont l'évocation du seul nom suffirait à faire trembler le plus courageux des héros, quelqu'un dont la réputation sulfureuse signifierait pour chaque joueur ignominie et machiavélisme. Une sorte de mélange entre le Kaiser Sauzë de "Usual Suspect", le Olrik de "Blake et Mortimer", le "Blofeld" de James Bond et le Mad de "l'inspecteur Gadget" (rappelez-vous...). Et ce personnage unique existe et a été popularisé dans les années soixante : il s'agit de Fantomas bien sûr ! L'archétype du méchant, le génie du mal, le diable en personne. Personne ne connaît son visage, il agit toujours dans l'ombre, en secret, il est supérieurement intelligent, maîtrise les dernières innovations technologiques, est incroyablement puissant mais surtout : il sera bientôt le maître du monde! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!

Comme Fantomas se devait de rester dans l'ombre (impossible de briser le mythe), le personnage du Dr Vincent Diabolicus, son éternel rival a été créé. Tout aussi fourbe, manipulateur et mégalomane que Fantomas, il n'a également qu'un but dans la vie : la domination du monde...

Excellent cru s'il en est, cette soirée fut une réussite à plusieurs points de vue. Au niveau de l'ambiance tout d'abord : une sorte de mélange entre James Bond, les films de Fantomas avec Louis de Funès et Jean Marais bien sûr, mais aussi des vieilles séries comme "Chapeau melon et bottes de cuir". Bref, une ambiance très brisitsh et très sixties. British ? International pour être plus exact. Car un élément qui ne frappait pas lors de l'écriture s'est révélé être très drôle au moment de jouer. En effet, entre un tyrolien, un anglais, un russe et deux allemands, chacun y est allé de son petit accent pendant toute la durée de la soirée, ce qui ajoutait au charme et au pittoresque des situations. 

Au niveau de l'intrigue ensuite : la présence de deux personnages identiques (deux Pr Von Grabenstein en l'occurrence) a donné lieu à des répliques croustillantes et à un beau cafouillage de raisonnement. Qui croire ? Qui était le vrai Von Grabenstein ? Le réel professeur en est même venu à douter de lui-même : était-il réellement qui il croyait être ?

Au niveau de l'interprétation enfin, cette ambiance presque cartoon (pas de mort à cette soirée, trop violent et pas dans le ton), les personnages agréablement stéréotypés (professeurs tête en l'air, méchants ignobles obsédés par le pouvoir et frisant le ridicule, un tyrolien, un anglais , un russe...) et une flopée de gadgets ont donné aux joueurs assez de matière pour délirer un bon moment. Pour tout dire, on a pas vu le temps passer. La soirée a duré près de 6 heures sans temps mort... Un fun se rapprochant de celui qu'on avait connu en jouant Beverly Place.

En clair, un très bon souvenir...

 

Le synopsis de la soirée

 

Les personnages


Les photos de la soirée

Les meilleures répliques

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