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Du Bombyx @ la Soie
ARTICLE DE QUOTIDIEN
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03/05/00
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Midi Libre - 10 octobre 1999
Le musée des "Quatre saisons" de la vie en Cévennes
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Ouvert à Générargues depuis le mois de juin, le nouveau musée des "Quatre saisons" reconstitue les activités cévénoles.
Depuis le 23 juin dernier, Générargues compte un nouveau arrivant un peu particulier : le musée des Quatres saisons, qui a
été créé dans une vieille maison de la place du village par l'association Tradition et mémoire cévénole.
Musée des Quatre saisons. Ques aco? Le nom est énigmatique. Une touriste en vadrouille est venue récemment s'enquérir auprès
des deux guides du musée : "Vous vendez des fruits et des légumes ?" Elle a sans doute été déçue d'apprendre qu'elle avait frappé
à la porte d'un musée sur le patrimoine local.
Les quatre saisons du musée sont, en effet, le prétexte pour retracer les activités (à chaque saison les siennes) et la vie
sociale de la vallée de la Mous et des Cévennes alentour.
Les quatre pièces hivernale, printanière, estivale et automnale déclinent ainsi, à travers une multitude
d'objets du quotient, outils, meubles et documents, tout la mémoire de la région.
A l'origine du musée, il y a une association de cinq personnes, et, surtout, de longues années de recherche et de travail.
De recherche de documents historiques et d'objets. L'association et son président Jean-Pierre Rabier en ont récolté des centaines, voire
des milliers et tout n'est pas encore mis en place dans le musée. La création de ce dernier a pris pas moins de deux années.
Aujourd'hui, ce sont Emmanuelle Rabier et Monique Garnier qui guident pendant une petite heure les visiteurs à travers
la belle maison des quatre saisons, elle-même construite en 1838.
"Moi, je préfère laisser les gens regarder et me poser des questions avant de raconter, c'est plus vivant", explique Emmanuelle.
Et des questions à poser, il y en a à toutes les saisons.
Dans la salle "hiver", on découvre l'intérieur et la vie dans une maison bourgeoise cévenole. Chaque objet, chaque détail apporte sa
petite histoire : la bassinoire, ou caufalièch, qui servait à chauffer les lits ; les pots en fonte moulés avec les restes de cloches ou
encore ces couteaux à saigner le cochon fabriqués avec des lames de faux usagées...
Mais, comme les objets viennent d'un peu partout, achetés, prêtés, avant d'être restaurés de manière à pouvoir resservir, "il est dur de
retracer l'histoire de chacun. On a encore besoin de faire beaucoup de recherches pour tout savoir ; ça se fait petit à petit".
L'été est, lui, propice à la découverte de l'histoire et d'une activité qui a fait vivre les Cévennes : la mine. On passe ainsi des
anecdotes parpaillottes aux mines de plomb et d'argent de Carnoulès, qui ont entraîné une pollution toujours présente dans la vallée.
Au "printemps", cap sur la soie ! Pour le bonheur des enfants, des vers à soieà tous les stades de leur existence sont présentés. Monique
s'écrie : "Heureusement, ils ne volent pas, sinon, on serait obligés de prendre un filet ! " Dévidoirs, filoselle, burette, bombyx orientaux
ou soie chirurgicale : il y en a trop pour tout raconter.
A l'"automne", évidemment, honneur à la vigne et à l'agriculture. Sans oublier la châtaigne, une collection de rabots et d'outils. La prochaine
étape sera d'étoffer la présentation de l'olivier.
Les responsables du musée débordent d'idées ! Et dans les mois à venir, ils entendent bien l'enrichir encore."
Caroline FROELIG
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