18 juin 2001 / page 14

PLACE DE MILAN : BROCANTE

Une première au royaume des chineurs

Les habitants des quartiers sous gare et Cour ont bravé la pluie pour vendre les objets dont ils voulaient se débarrasser. Réussite pour cette édition inaugurale.

CAROLE MARKWALDER

«Bonjour», lançaient en choeur Margot et Nora aux passants. Ces deux jeunes filles, respectivement de 11 et 12 ans, ont tenu un stand, samedi, à la place de Milan à Lausanne. Elles vendaient, sous leurs parasols bleu et blanc, des jeux de société. Les deux écolières, comme plus d'une trentaine d'habitants des quartiers sous gare et Cour, ont répondu présent à la première édition du Vide-Grenier qui était organisée par la société de développement. Les participants et le public sont venus malgré la pluie. L'ATE (Association transport et environnement) s'était jointe à la manifestation en revendant les vélos des particuliers.

Le nouveau comité de la Société de développement des quartiers sous gare et Cour avait lancé un sondage auprès de leurs membres pour connaître leurs souhaits en matière d'animations. «Dans cette liste de propositions, il y avait, entre autres, une brocante», explique Graziella Schaller, membre du comité. Le but de la manifestation était donc de vider son grenier et d'en vendre les trouvailles. Chaque brocanteur - les enfants, les plus âgés, les professionnels - avait sa petite parcelle. Toutes les astuces avaient été mises à profit pour protéger les articles de la pluie. Plastiques transparents, auvents, tuteurs avec une bâche transparente, tentes de camping se côtoyaient sur le chemin du parc de Milan.

Ambiance bon enfant

Malgré la pluie qui tombait à verse en début de matinée, une ambiance bonne enfant régnait entre les stands. «De toute façon, la voiture avait été chargée hier soir. Donc nous sommes venus», racontait une dynamique blonde qui en était à sa centième brocante. Et d'ajouter: «C'est pour le fun que je fais ça, pour avoir des contacts avec les gens du quartier autrement qu'en vitesse en faisant les courses.»

Un peu plus loin, Sylvain, 14 ans, en compagnie de son frère, faisait des affaires: Pogs (le jeu qui avait remplacé les puces le temps d'une saison), Playmobils, baby-foot, pistolets se vendaient comme des petits pains. C'est qu'ils avaient trouvé le truc du bon vendeur: «Dès qu'un client hésite, on propose un prix un peu plus bas.»

Quant à Graziella Schaller, elle était ravie de la journée. «Cette première édition était vraiment une réussite. Les gens étaient très souriants. On m'a déjà demandé quelle était la date pour l'année prochaine.»

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