Thomas Merton (France Sri Lanka Cultural Exchanges - Suriyakantha)
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Le site bilingue consacré à la vie culturelle au Sri Lanka et en France
Roger-Pol Droit
LE CULTE DU NEANT LES PHILOSOPHES ET LE BOUDDHA
Editeur: SEUIL (16 avril 2004)
ISBN: 2020611651
Le présent ouvrage reprend une 1re édition, parue au Seuil en 1997, et qui est ici augmentée d’une préface. Il sera suivi d’un autre volume de R.-P. Droit, L’Oubli de l’Inde, paru en 1989 aux Puf, et qui sera publié en poche en novembre 2004.
Le bouddhisme est à la mode mais sa découverte est récente en Europe, elle ne date que du XIXe siècle. L’émergence de ce continent inconnu effraie l’Occident, qui n’y reconnaît aucune de ses valeurs, aucun de ses systèmes de pensée.
Pour les philosophes allemands et français, tels que Hegel ou Renan, qui les premiers donnent à connaître le bouddhisme, ce dernier est synonyme de négation de la vie, d’anéantissement de l’individu, de «culte du néant». Cependant, n’est-ce pas son propre nihilisme que l’Occident met ainsi en scène ? N’est-ce pas l’Europe même, minée par l’effondrement de ses valeurs et la montée de l’athéisme, que les hommes décrivent lorsqu’ils disent faire le portrait de l’Asie bouddhiste ? L’Occident a ainsi imaginé et construit le bouddhisme afin de mieux penser ses propres maux et exorciser ses peurs.
Il s’agit d’une analyse de la découverte du bouddhisme par l’Occident : en condamnant une religion qui prône l’oubli de soi et le culte du néant, les Européens ont tenté d’éloigner le spectre de l’athéisme et du nihilisme qui minaient leurs propres sociétés.
Alors vient
le silence      
de ces extraordinaires visages.
Ces grands sourires
gigantesques et cependant subtils, emplis de toutes les possibilités, exempts de doutes, omniscients,
ne rejetant rien...
     
J'ai été submergé par une immense vague de soulagement et de reconnaissance lorsque j'ai vu
l'évidence de la clarté des visages,
la clarté et la fluidité des formes et des silhouettes, les contours des corps monumentaux disposés parmi les roches et le paysage...
Je ne me rappelle à aucun moment dans ma vie avoir resssenti un sentiment aussi profond de beauté et de force spirituelle, fondus dans une seule et même illumination esthétique...      
Journal d'Asie Ed. Criterion, Paris, 1990.
Traduit de "The Asian Journal of THOMAS MERTON"
par Jean-Pierre Denis. Préface de Jean-Yves Leloup.
Thomas Merton, moine cistercien (1915 - 1968) (Polonnaruva, Ceylon, décembre 1968)
Résonances
Des éclairs au-dessus de cette vallée engloutie
Thomas Merton mort électrocuté...
Michael Ondaatje - Ecrits à la main (Handwriting) Poèmes, traduits par Michel Lederer,
L'Olivier, 2000.
Sur les rayons de notre bibliothèque
Thomas Merton
The Asian Journal of Thomas Merton (1975)
edited from his original notebooks by Naomi Burton, Brother Patrick Hart and James Laughlin. Consulting Editor Amiya Chakravarthi (New Directions Books, New York).
Journal d’Asie
traduit de l’Américain par Jean-Pierre Denis - Préface de Jean-Yves Leloup
(Criterion, 1991).
La nuit privée d’étoiles (The Seven Storey Mountain)
traduit de l'Américain par Marie Tadié
(Albin Michel, 1951).
Zen, Tao et Nirvana
traduit par F. Ledoux - Préface de Marco Pallis
(Fayard, 1986).
La Sagesse du désert (The Wisdom of the Desert)
traduit de l’Américain par Marie Tadié
(Albin Michel, 1987).
La Paix Monastique (Monastic Peace)
traduit de l’Américain par Marie Tadié (Albin Michel, 1990).
Nul n’est une île
traduit de l’Américain par Marie Tadié
(Points Sagesse, 1993).
Gilles Farcet
Thomas Merton, un trappiste face à l’Orient
Préface de Marie-Madeleine Davy (Albin Michel, 1990).
 
  
  Recherche
Thomas Merton - Ceylon, 29 novembre - 6 décembre 1968,
l'étape ultime...
  
Suriyakantha recherche témoignages et documents concernant le séjour d'une semaine que Thomas Merton effectua au Sri Lanka quelques jours avant sa mort accidentelle à Bangkok.
Il s'agit de contribuer à une meilleure connaissance de ce que fut cette brève visite pour celui qui vécut au Sri Lanka - et particulièrement à Polonnaruva - une expérience spirituelle d'une rare intensité.
Ce travail de recherche s'inscrit dans le cadre d'un projet éditorial.
L'abbaye cistercienne de Silvacane, qui échappa de peu à la démolition durant la Révolution, vient d'être restaurée.
Fondée en 1145 à la Roque d'Anthéron (Bouches-du-Rhône), elle a conservé un ensemble architectural médiéval cohérent.
Abandonnée au XVe siècle, pillée successivement par les protestants et les catholiques à partir de 1570, puis vendue aux enchères en 1790, elle aurait pu finir en tas de pierres...
L'abbaye, qui abritait une vingtaine de moines au XIIIe siècle, servit ainsi de ferme jusqu'en 1950.
La restauration a été conduite dans le respect de l'idéal cistercien : la règle de simplicité et de dépouillement de l'ordre bénédictin réformé créé à Citeaux, en Bourgogne, en 1098.
En septembre 2001, furent inaugurés les vitraux d'une beauté très pure que l'artiste contemporain Sarkis - artiste d'origine turque qui vit à Paris - a créés pour le réfectoire, où les moines mangeaient en silence pendant la lecture des Ecritures.
Documentation AFP
 
 
 
Architecture de Vérité - L'abbaye cistercienne du Thoronet, Lucien Hervé Editions Phaidon, Paris, 2001.
L’abbaye du Thoronet, l’une des merveilles de l’architecture cistercienne du douzième siècle, est nichée au cœur d’une vallée boisée du Var.
Photographiée par Lucien Hervé au milieu des années 50, avec une introduction de Le Corbusier (1887-1965), l’abbaye est présentée dans l’intervalle d’une journée, saisissant les changements de lumière et le jeu des ombres sur ses murs de pierre voûtés, à l’intérieur comme à l’extérieur.
L’abbaye du Thoronet fut fondée en 1160; elle a commencé à être édifiée vers cette date pour être terminée dès 1180-1190.
Cet édifice est l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture romane de Provence, dont tout décor est banni.
Les images de ce livre sont des témoins de la vérité Le Corbusier