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Quatrième
de couverture:
"Exclusion
et ségrégation ont pendant longtemps constitué des solutions à
l'échec scolaire. Aujourd'hui, le soin est-il la seule alternative à
la pédagogie lorsque celle-ci ne parvient pas à ses fins? Depuis les
années 1970, l'Éducation nationale s'est préoccupée de
prévention. Cependant, les aléas rencontrés, d'abord par les GAPP
et ensuite par les RASED, semblent montrer la difficulté pour
l'école à faire en son sein une place au psychopédagogique.
Devenir
ou être un élève n'est pourtant pas chose aisée. Certains enfant éprouvent
de grandes difficultés à y parvenir et peuvent manifester leur mal-être
pare des comportement inquiétants ou dérangeants, sans pour
autant s'inscrire d'une manière systématique dans un tableau
pathologique. L'enseignant se sent alors démuni, impuissant pour
aider ces élèves qui mettent en échec ses fonctions d'enseignement.
Les parents , inquiets, ne savent comment s'y prendre pour aider leur
enfant.
L'aide
rééducative à l'école permet à ces enfant s de disposer d'un
espace pour exprimer, élaborer et dépasser ce qui encombre leur
pensée, ce qui les rend indisponibles pour apprendre et pour
s'inscrire d'une manière constructive dans les relations sociales
scolaires. Qui sont ces enfant auxquels est proposée cette aide?
Quels sont leurs besoins? Par quels processus parviennent-ils alors à
articuler vie privée familiale et vie sociale scolaire pour devenir
des élèves?
Comment
créer des liens et une véritable coopération entre partenaires
éducatifs afin d'aider au mieux l'enfant dans le respect des places
et des fonctions de chacun?"
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sommaire:
préface
de Jacques Lévine
Introduction
Une
solution à l'échec scolaire, entre "retard" et
déficience, pédagogie, soin:
Conclusion
Index
des schémas et tableaux (inclus dans le texte)
Annexes
Index
thématique
références
bibliographiques
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Citations
et extraits:
"
Une transaction rééducative qui comporte une alliance
rééducateur-enfant
"Le
processus rééducatif repose sur l'acceptation par l"enfant de
se reconnaître des difficultés, de se faire aider pour cela, mais
aussi sur son acceptation à s'engager dans une démarche pour les
dépasser. Il est nécessaire pour qu'il puisse prendre une
"décision", qu'il sache ce qui lui est proposé et qu'il
fasse suffisamment confiance à un adulte qui se propose de l'aider.
C'est pourquoi une rééducation se décide après des séances
préliminaires. Peut-on alors vraiment parler de "décision"
de l'enfant? Peut-être peut-on justement évoquer la pose d'un acte
de confiance, grâce à la relation qui s'est engagée et au type de
travail proposé, dont l'enfant, ressent, confusément ou plus
explicitement qu'il répond à un besoin pour lui, à ce moment-là de
son histoire."
P.
283 et suivantes.
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"La
méconnaissance des autres partenaires éducatifs, soignants,
sociaux... entraîne méfiance, préjugés, non respect, recherche de
prise de pouvoir, lutte de territoires. Toutes les histoires de
partenariat difficile l'ont été, à ma connaissance, parce qu'un ou
plusieurs des professionnels en jeu n'a pas voulu céder quelque chose
d'un pouvoir imaginaire, illusoire, que lui conféraient sa place, sa
fonction, son statut professionnel. il est possible alors d'arriver
rapidement à un système "fou" avec risque de passages à
l'acte, comme des rendez-vous parallèles et divergents, sans
concertation, qui mettent la famille devant des choix
"impossibles". Tant qu'une profession, qu'elle qu'elle soit,
voudra exercer une hégémonie, elle ne pourra susciter que des
positions de dépendance, de défense ou d'opposition chez les autres
partenaires, professionnels ou parents. Elle enferme alors la relation
dans un registre imaginaire dans lequel priment les mécanismes de
fusion ou de rejet, les sentiments de toute-puissance ou
d'impuissance. Elle développe de la méfiance, des résistances, des
réflexes d'auto-protection, obstacles majeurs au travail commun"
P.
304.
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L'aide
rééducative: "un bricolage" , "un tâtonnement
expérimental", dans une praxis qui ouvre à la créativité.
"On
a pu dire du rééducateur, très justement, qu'il situe son action
dans un registre du "bricolage". Nous dirons qu'il applique
à son intervention ce qu'il propose à l'enfant: "un
tâtonnement expérimental" au sens de recherche, questionnement,
réajustements successifs. C'est le sens que donnait Célestin Freinet
à cette expression. Si la certitude est la position du "discours
du maître", au sens lacanien, qui est le: "je sais ce qui
est bon pour toi", l'aide rééducative quant au processus doit
nécessairement se situer et se maintenir hors des certitudes
qui risquerait d'enfermer l'enfant. Elle doit cependant le garder
d'une absence de repères pour l'action, génératrice d'angoisse pour
le rééducateur. L'équilibre peut être maintenu grâce au cadre
lui-même, ancré et repéré dans des théories."
P.
320